11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 14:27

Avant que chacun lise ces lignes: Je tiens à rappeler que ce texte décrypte, sans misogynie, des procédés subconscients qui engendrent souvent de terribles souffrances. Aussi, il n’est pas ici permis de juger, mais bien de comprendre les causes de ce complexe très subtil mais également profondément destructeur.

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Vous connaissez sans doute Diane-Artémis, la femme chasseresse ? Femme-homme par excellence et « patron »des chasseurs ! Je vous la présente aujourd’hui en psychanalyse :

 

Durant l’éducation, la masculinisation à outrance de la femme peut avoir plusieurs causes. Une des causes réside dans le complexe d’Oedipe, mais voici deux autres causes fréquentes :

 

Il existe pour l’homme « le complexe de castration », tel un petit garçon très fier de son organe qui représente la supériorité, et angoissé à l’idée de perdre celui-ci…surtout lors d’éventuelles menaces parentales, si l’enfant n’est pas conforme aux exigences de ses géniteurs (rébellion, masturbation, etc.), par exemple…

 

Cette angoisse de castration n’a rien qui puisse étonner. Il ne faut pas oublier que le Phallus est, avant tout, un symbole de vie universelle…et les religions primitives sont des cultes phalliques.

 

Souvent, la petite fille fait de même, mais « à l’envers » ! Elle croit qu’il lui manque quelque chose. Elle croit avoir été frustrée. Elle attend, croyant que cela poussera, comme papa…mais comme cela « ne pousse pas », elle se révolte de plus en plus, ou se sent inférieure.

 

L’éducation joue ici un grand rôle. Ne fait-on pas croire, dans certaine famille, que le sexe des petites filles ne pousse pas « parce qu’elles l’ont regardé…ou parce qu’elles l’ont touché ? ».

Ou bien, « cela ne pousse pas » parce que c’est une punition. Pure inconscience, évidemment, mais dont les répercussions apparaissent dans le langage des petites filles, ou dans leurs dessins.

 

Ou bien, un cas très connu : Une fillette entend dire par ses parents :

« Nous aurions voulu un garçon ! Mais n’avons eu qu’une fille…tant pis… On fera avec, on s’y habituera…mais c’est quand même dommage ».

A quoi la petite fille réagira férocement en détestant son propre sexe, ou en jalousant le sexe masculin, ce qui est logique.

 

Et ces exemples ouvrent la voie à des dizaines d’autres…

 

A cette frustration, l’adaptation se fait ou ne se fait pas, comme dans le complexe de castration. Si elle ne se fait pas, la petite fille éprouve du mépris pour son propre sexe (qu’elle croit inferieur), et de la jalousie à l’égard de l’homme (qu’elle ressent supérieur). Elle a donc le désir intense de compenser son infériorité, en devenant comme un homme. « Elle devient masculine ! ».

 

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Adulte, elle devient parfois une « Femme-Chef », faisant tout marcher « à la baguette »…

Surtout les hommes, puisqu’elle désire les inférioriser. Comme elle est jalouse de l’homme, elle tente de dresser les autres femmes contre lui. Elle est autoritariste et agressive. Elle méprise l’authentique féminité et déteste les hommes. Elle n’est ni femme ni homme…et peut en souffrir horriblement ! Si elle se marie, cette Diane est souvent frigide, puisqu’elle méprise la féminité ! Partout et toujours, elle tente de faire montre de sa supériorité « véritablement masculine ».

 

Elle refuse de s’occuper des choses de son sexe (surtout le ménage, symbole de l’avilissement de la femme)… et « l’odieuse tyrannie des hommes » la révolte.

 

Ce sont des femmes très mécontentes et quasiment toujours insatisfaites. Une chose peut les sauver pourtant : La Maternité. Surtout si l’enfant est un garçon ! Pourquoi ? Parce que, ayant créé un enfant mâle, elles se sentent égales à l’homme. Malheureusement, elles demeurent souvent des mères tyranniques, continuant à refuser leur féminité…Et l’éducation qu’elles donneront à leur tour, aboutira probablement à un désastre…

 

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Supposons un équilibre familial déséquilibré. Soit une mère et sa fille d’un coté, et un père faible, féminisé et compensé, de l’autre… Supposons également que ce père soit devenu efféminé à la suite du complexe d’Oedipe. Il croit « détester » les femmes ; mais en fait, il en a peur !

 

Il en a peur parce qu’il se sent inférieur et incapable de virilité masculine (probablement le produit d’une mère chasseresse, comme vue ci-dessus). Dans de nombreux cas, cette soi-disant « haine des femmes » se transposera sur sa propre fille. Inconsciemment, il fera donc en sorte qu’elle ne devienne pas une femme.

 

Il essaiera de la masculiniser : Il s’extasiera devant chaque « action virile » de sa fille. Il vantera la force de sa fille, son habileté aux sports, son adresse, ses muscles… Il sera aux anges si elle travaille « comme un homme », si elle à des biceps masculins ou si elle pratique la self-défense, etc…

 

Ainsi élevée, la fille devient, mentalement un garçon. Très souvent, l’apparition de sa féminité l’angoisse. Et dans certains cas, les règles vont jusqu’à disparaître ! On conçoit donc bien l’anxiété perpétuelle produite par deux forces opposées :

 

1-     le désir profond de féminité.

2-     Le refus de la  féminité, par éducation familiale.

 

Adulte, cette femme fera payer cher ses tendances contradictoires ! Tout d’abord à elle-même ; les angoisses, phobies, maladies psychosomatiques ou les névroses seront son lot quotidien…à son entourage ensuite. Elle paraîtra assurée dans sa masculinité, et cependant, une grande souffrance (parfois sourde) et un profond sentiment d’infériorité ne la quitteront jamais !!

 

D’autres causes peuvent, évidemment, provoquer la masculinisation de la femme. Une cause assez fréquente : Un père terriblement despotique, humiliant sa fille sans cesse, la frustrant et la rabaissant. A un point tel que la haine apparaît chez la fille. Elle transpose alors cette haine sur tous les hommes, de deux façons possibles :

 

1-     Elle refuse d’être « soumise » aux hommes, qu’elle méprise. Elle refuse donc sa féminité, et devient masculine. Elle est sans cesse en compétition masculine avec les hommes…Mariée, elle sera frigide. Mais, si elle a un garçon, elle fera tout pour le féminiser. Ou refusant le mariage, elle orientera sa vie sexuelle vers les femmes : ce sera la lesbienne masculine.

 

 

2-     Elle reste féminine, mais refuse la soumission aux hommes. Elle se tourne alors vers la femme masculine qui endossera, pour elle, le rôle de l’homme : ce sera la lesbienne féminine.

 

 

Les processus inconscients étant mis à jour, il est maintenant aisé de comprendre le « pourquoi » des souffrances actuelles de certaines femmes…Elles sont, avant tout, les victimes d’une éducation déséquilibrée ; Soit  par un « patriarcat excessif », ou au contraire, par un « matriarcat tyrannique »… Modèles uniques et prépondérants des éducations du 20ème siècle.

 

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