19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:01
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 16:55

... Ou l'art d'inverser les valeurs et les situations :

 

 

 
 
A chacun de se forger une opinion !

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:44

 

"Applied Behavior Analysis" (Analyse Appliquée du comportement)


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1- Principes :

Les enfants qui se développent de façon « normale » apprendront spontanément dans leur environnement (apprentissage du jeu, du langage, des relations sociales).
Les enfants autistes sont capables d’apprendre, mais dans un cadre particulièrement structuré, dans lequel les conditions sont optimales pour développer les mêmes compétences que les autres enfants acquièrent naturellement.

L’ A.B.A. concerne les règles de mise en place de ce cadre.
L’ A.B.A. est basée sur des principes scientifiques et expérimentaux.
L’ A.B.A. emploie des méthodes basées sur la théorie de l’apprentissage
et applique à l’autisme les principes comportementalistes.

             

2- Description :

L’ A.B.A. comporte un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences.
Elle se compose essentiellement de deux types d’enseignements :


L’enseignement « structuré » , assis au bureau ainsi qu’un apprentissage scolaire classique. L’apprentissage est décomposé initialement en séances, répétées en successions rapides ( Essais Distincts Multiples) jusqu’à ce que l’enfant réussisse à répondre correctement sans guidance ou aide particulière.
Chaque essai ou étape consiste en :

  1. une demande ou directive donnée à l’enfant pour qu’il effectue une action
  2. un comportement ou réponse de l’enfant
  3. une conséquence/réaction de l’intervenant

Toute réponse ou ébauche de réponse correcte est renforcée positivement c’est-à-dire suivie immédiatement par quelque chose de plaisant pour l’enfant (jouet, bravo,…) et toute autre chose est ignorée ou corrigée de façon neutre.

 

L’enseignement « incidental » qui s’applique partout (à l’école, à la maison, à l’extérieur…) et à tout moment possible : il s’agit de guider l’enfant

  1. lors d’activités, de jeux, de loisirs afin de l’aider à jouer, à expérimenter et à découvrir son environnement
  2. lors des moments propices à l’apprentissage de l’autonomie personnelle comme les repas, la toilette, la propreté, …
  3. lors des moments concernant l’autonomie et l’intégration sociale comme les repas en collectivité, les activités de groupe, les sorties en société…

Là encore, toute action ou ébauche d’action adaptée est encouragée et renforcée par quelque chose qui plait et motive l’enfant.
De façon générale, l’enseignement se fait par petites étapes : Chaque compétence que l’on souhaite développer chez l’enfant est analysée en petites unités mesurables et enseignées une étape à la fois.
Exemple : « se brosser les dents » est composé de : on prend la brosse; on la mouille; on met de la pâte dentifrice; etc.…

                 
On passe idéalement de la situation d’apprentissage «  un pour un » (un adulte pour un enfant), à la situation de petits groupes puis à la situation en groupe plus large.

L’environnement doit être structuré dans un premier temps sans trop de stimulations parasites. Puis, les acquisitions émergentes sont répétées et renforcées dans des situations moins structurées. Celles-ci doivent cependant être préparées avec soin et se reproduire fréquemment.

Le temps d’enseignement est optimisé pour réduire le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation ou les comportements inappropriés, pour favoriser la concentration, l’attention et pour inciter l’enfant à interagir activement avec son entourage.

Lors de tout apprentissage, il est primordial de toujours tenir compte de la motivation et des intérêts de l’enfant pour qu’il prenne plaisir à apprendre et à découvrir ce qui l’entoure. C’est le moteur même de sa réussite et de ses progrès. De plus, les progrès, les encouragements constants, les félicitations vont donner à l’enfant une image valorisante et structurante de lui-même ce qui contribuera encore à favoriser son développement et son envie d’apprendre.

 

Les parents pourront participer activement en recevant conseils et orientation du psychologue et du personnel encadrant ainsi qu’éventuellement une formation spécifique pour pouvoir appliquer le programme à domicile dans un but de généralisation, de continuité et de cohérence. C’est la généralisation des apprentissages concrets acquis dans l’établissement et extrapolés dans l’environnement quotidien/social qui viendra participer au développement et renforcement des mécanismes et compétences recherchés.

 

3- Objectifs éducatifs

Il s’agit d’enseigner des compétences importantes pour les enfants présentant des TED dans les domaines suivants : l’attention, le langage réceptif et expressif, l’association, les habiletés motrices globales et fines, les jeux et loisirs, les compétences sociales, l’autonomie, l’intégration en communauté, les connaissances préscolaires et scolaires.

 

Le comportement verbal est systématiquement travaillé. Dans un premier temps on cherche à développer le langage sous la forme de demande. L’enfant obtient alors ce qu’il demande comme renforçateur. L’expression du langage est basée sur les motivations de l’enfant.
Ensuite, on enseigne le commentaire, l’obtention d’informations puis l’aspect structurel du langage.
Le développement de comportements « pivots »,  attention conjointe, imitation, coopération, traitement d’information multimodale- permet d’aborder des apprentissages plus complexes.

 

4- Développer et initier un nouveau comportement

 Il existe plusieurs techniques d’intervention :

  • L’indication : Il est important de bien indiquer à l’enfant ce qu’on attend de lui. La consigne doit être simple, précise et claire.
  • Chaque étape est enseignée en donnant une « incitation » ou guidance à l’enfant pour lui permettre d’émettre le comportement.

Cette incitation peut être :

  • verbale : un mot, une consigne
  • gestuelle : une action motrice donnant un indice visuel à l’enfant
  • physique : guidance physique visant à conduire l’enfant à accomplir les mouvements du comportement à acquérir.  
  • L’estompage : on retire graduellement l’ensemble des incitations pour que le comportement désiré apparaisse sans aide et que l’enfant n’en devienne pas dépendant.
  • Le façonnement : on renforce successivement les comportements présents qui ressemblent de plus en plus au comportement désiré.

Exemple : on veut enseigner le mot « maman ». On renforcera les vocalisations « m », « ma », « mam », « mamam », « maman ».

 

La procédure en chaîne : une chaîne de comportements est formée de plusieurs éléments dans un ordre donné. Chaque élément dépend de l’émission de l’élément précédent.

Exemple : se laver les mains est composé de : ouvrir l’eau froide ; ouvrir l’eau chaude ; se mouiller les mains ; prendre le savon ; etc..

On enseigne alors à l’enfant à enchaîner les étapes dans l’ordre logique.

 

5- Augmentation de la fréquence d’un comportement

La fréquence d’un comportement va être augmentée par une procédure de « renforcement » c’est-à-dire que les réponses appropriées sont immédiatement renforcées par quelque chose de plaisant pour l’enfant (bonbon, jouet, bravo, chatouille..).

 

Au début, les renforçateurs doivent être concrets pour l’enfant : friandise, jouet, activité amusante, mais toujours accompagnés d’approbations sociales telles que des bravos, applaudissements, bisous… Puis en fonction de la progression du développement de l’enfant, ils doivent devenir de plus en plus subtils (clin d’œil, sourire, …) pour finalement ne faire appel qu’aux renforçateurs qu’on trouve dans le milieu naturel.

Il est important de bien connaître les intérêts et motivations de l’enfant afin que les renforçateurs soient appropriés et variés et que l’enfant prenne plaisir à apprendre. L’enseignement se fait toujours dans un climat chaleureux et plaisant.

 

Un des buts prioritaires est que l’apprentissage devienne amusant afin que l’enfant y trouve un plaisir intrinsèque.         
Les renforçateurs seront d’abord utilisés de façon régulière et systématique puis on pourra les espacer pour éviter l’habituation et la monotonie.

 

6- Diminution de la fréquence d’un comportement

 Lorsqu’un comportement est inapproprié ou problématique, il est important de pouvoir le réduire ou l’éliminer.
En général, on agit sur un comportement lorsqu’il présente un danger pour la personne ou pour les autres (ex, se sauver dans la rue, mordre…), lorsqu’il peut mener à l’exclusion (ex, peurs atypiques (bruits de véhicules, aspirateurs…), crier…)ou lorsqu’il est un frein pour l’apprentissage (se lever sans cesse…)
Ce comportement fera l’objet d’une analyse fonctionnelle systématique :

  • Que s’est-il passé avant ?
  • Dans quelles circonstances s’est-il produit ? Où, Quand, Comment, Avec qui ?
  • Causes probables
  • Fréquence, intensité, durée du comportement ?
  • Quelles conséquences ont suivi ?

On agit sur les causes déclenchantes soit en les supprimant s’il y a lieu, soit en les aménageant (exemple : peur) pour que l’enfant s’y habitue progressivement et y associe quelque chose d’agréable (jeu, musique,..)
On donne une explication claire et brève (ex : interdit : ça fait mal, c’est fini, c’est le bruit de l’avion, etc..) de la façon la plus neutre possible.
Les réponses problématiques sont explicitement non renforcées et on procède à l’extinction : le comportement inadéquat est ignoré de façon systématique. Il va alors s’éteindre de lui-même puisqu’il n’est jamais renforcé ni socialement, ni d’aucune façon.
On donne alors si nécessaire la possibilité à la personne d’arriver au même but par un autre moyen en présentant un comportement approprié et en le renforçant.

 

7- La généralisation des comportements

 Afin d’optimiser les succès de l’enfant, les compétences émergentes enseignées durant les exercices d’essai distincts, doivent être répétées, renforcées et généralisées dans des situations de moins en moins structurées, dans différents contextes, puis, dans le cadre naturel de vie.
Tout environnement doit pouvoir aider l’enfant à développer ses capacités.
L’A.B.A. est une intervention globale, menée partout, à tout moment possible. Il faut des personnes formées et entraînantes (parents, professionnels, proches, pairs) pour aider à renforcer les comportements appropriés dans un grand nombre de cadres divers, pour passer de la maîtrise de la compétence, à l’appropriation.

 

8- Le maintien des comportements

L’enfant doit exécuter son comportement pendant une longue période de temps et le répéter de façon régulière pour se l’approprier.

 

9- Résultats

 De façon générale, les réponses et comportements de l’enfant sont enregistrés et évalués suivant des critères et des objectifs spécifiques fixés à l’avance.
On réalise ainsi des grilles permettant de mettre en évidence les progrès de l’enfant, d’ajuster les programmes en fonction de ses résultats, de ses préférences, de ses capacités, de modifier la procédure en fonction de ses réponses et réactions.
Le programme éducatif est fixé par le Projet Educatif Individualisé, celui-ci étant bien sûr réactualisé en fonction des résultats de l’enfant.

 

Pourquoi l’ABA ?

 

Selon les recherches, le programme A.B.A. est actuellement le plus efficace auprès des jeunes enfants ayant un TED. Il peut aider certains enfants à apprendre à un rythme suffisamment rapide pour rattraper les connaissances et habiletés de leurs pairs à développement normal. L’A.B.A. maximise le temps d’enseignement en réduisant le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation et les comportements non fonctionnels. Pour comparer, les enfants à développement typique apprennent de nouvelles choses tout leur temps d’éveil en jouant ou en observant les adultes autour d’eux. Les enfants TED peuvent accumuler du retard dans leur développement lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes sans chercher à imiter les personnes autour d’eux.

Les recherches initiales (Lovaas 1987) indiquent des améliorations du QI, de la compréhension et de l’expression du langage ainsi que des habiletés sociales et adaptatives permettant à de nombreux enfants de suivre une intégration scolaire en milieu normal et à tous de progresser considérablement.
Ces recherches ont été reproduites (UCLA-Université de Los Angeles, Californie-Smith 1992-93) , (Norvège Klevstrand 1992), (Wisconsin, Young Autism Project) et sont en cours. Les résultats à ce jour concordent avec ceux de Lovaas.

 

Les publications sur les programmes de l’analyse appliquée du comportement sont innombrables. Des chercheurs internationalement reconnus dans le domaine comme Krantz et McClannahan ont à leur actif plus 800 publications.

Bien qu’il existe des différences dans les procédures utilisées, les méta-analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey & Ramey (1998) recensent 5 conditions nécessaires pour une efficacité scientifiquement acceptable :

 

  • Les interventions doivent utiliser les techniques comportementales pour la mise en place d’un développement harmonieux chez le jeune enfant (procédures de renforcement positif).
  • Les interventions doivent porter sur tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc...). On établit ainsi un curriculum propre à chaque enfant.
  •  Les interventions doivent être soumises à des évaluations fréquentes. L’observation directe et la mesure des performances individuelles doivent être utilisées pour déterminer les progrès qui apparaissent, et ajuster les programmes d’apprentissage.
  • Les interventions doivent prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
  • Les interventions doivent être dirigées et supervisées par des individus formés à l’Analyse Appliquée du Comportement et ayant une expérience avec de jeunes enfants avec autisme.

 

Aujourd’hui, le programme A.B.A. pour les enfants autistes est préconisé au niveau international :

  • Le rapport de santé mentale des départements santé des Etats-Unis en 1999 signale :

« Trente années de recherches ont montré l’efficacité des méthodes de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés »

  • De nombreuses universités étudient et forment des professionnels à l’ A.B.A., aux Etats-Unis (dans chaque grande ville universitaire), au Canada, au Mexique, Argentine, Brésil, Colombie, Australie, Allemagne, Italie, Norvège, Suède,…
  • Des écoles publiques et privées A.B.A. sont très répandues aux Etats-Unis au Canada, au Royaume- Uni. On en trouve dans de nombreux pays européens (Espagne, Suisse, Allemagne, Pays-bas, pays scandinaves,… ) et dans le monde entier ( Brésil, Mexique, Argentine, Australie, Chine,…

 

En France, l’ A.B.A. commence à être connue :

 

  • Le rapport INSERM « Déficiences et handicaps d’origine périnatale. Dépistage et prise en charge » Septembre 2004 préconise les thérapies fondées sur le conditionnement coopérant (Lovaas) pour l’autisme et T.E.D. en insistant sur les progrès réels des enfants et la nécessité de collaboration parents /professionnels.
  • Le rapport de INSERM « Expertise collective-Troubles mentaux-Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent »-2003 reconnaît la nécessité de prise charge de l’autisme et T.E.D. par les programmes éducatifs de type comportementaliste.
  • Le rapport INSERM «Expertise collective-Psychothérapies-Trois approches évaluées »2004 met en évidence l’efficacité et le bénéfice pour les enfants autistes des méthodes éducatives comportementalistes en général, et des recherches et programmes mis en place par Lovaas (A.B.A.).
  • La Fondation AUTISME, agir et vaincre, sous l’égide de la Fondation de la Recherche Médicale, préconise la prise en charge des enfants autistes par l’ A.B.A. et souhaite créer des écoles pilotes appliquant le programme A.B.A. de manière précoce et intensive.
  • L’Université Lille 3 Département de psychologie de l’enfant et de l’adolescent (Professeur Darcheville, Dr Rivière) propose des formations et conférences sur l’ABA.
  • L’école « les Petites Victoires », I.M.E. en cours (Dr Milcent pédopsychiatre) met en pratique le programme A.B.A. et obtient d’excellents résultats chez les enfants autistes.
  • De nombreux parents connaissent l’A.B.A. et sont en demande de telle prise en charge pour leurs enfants.

 

Le P.E.C.S.

 

"Picture Exchange Communication System"

                               
(Système de communication par échange d’image)

est un système de communication par échange d’image qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un déficit de la communication sociale.

En utilisant le P.E.C.S., les enfants apprennent à venir chercher leur interlocuteur pour lui remettre l’image de l’objet ou de l’activité qu’ils désirent, en échange de cet objet ou activité.
Dans un premier temps, l’enfant initie un comportement de communication pour faire une demande.
Puis on va lui enseigner à étoffer cette demande en construisant une phrase simple en images (ou pictogramme).
Ensuite, on apprend à l’enfant à faire un commentaire sur ce qu’il voit et perçoit.
Enfin, on enseigne à l’enfant de nombreux concepts linguistiques :

  • Couleur
  • Taille
  • Espace
  • Différenciation des différentes questions posées (qu’est-ce que c’est ?, qu’est-ce que tu vois ? etc…)
  • Oui/non
  • Suivre une consigne avec images
  • Suivre un emploi du temps (en images)

On peut poursuivre les apprentissages en créant des phrases de plus en plus longues et en introduisant des concepts permettant à l’enfant d’établir une communication de plus en plus précise.

Après un certain temps d’utilisation du P.E.C.S., une grande proportion d’enfants développe le langage oral.

 

 

 Tiré du site pour l'usage de tous (parents et enfants)-copyright 2010-ABA Tous droits réservés.

Association loi 1901-WWW.ABAAUTISME.ORG

 

          

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Published by Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - dans Dossier Pédagogie-éducation
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 21:27

L’éducation est un sujet fréquemment abordé par les différents magazines de psychologie mais souvent mal compris. Notre vie personnelle dépend d’elle. Nos joies, nos espoirs mais aussi nos souffrances, personnelles ou collectives…

Les guerres elles-mêmes ne sont elles pas la généralisation des souffrances personnelles ?

 

                

L’éducation peut nous conduire à la sérénité et à l’intelligence mais aussi à une réduction de soi, à la maladie ou à l’échec. Quand cela se produit, on est souvent tenté de rejeter la faute sur l’éducateur le plus proche, mais c’est voir le problème de façon étroite !

Il faut savoir que tout éducateur est lui-même le résultat de son éducation, qui était l’aboutissement d’éducations précédentes. En vérité, c’est une chaîne sans fin, comme une maison qui se construirait brique après brique (génération après génération).

                

La nature humaine étant naturellement dirigée par l’instinct de survie et l’esprit de compétition, le TOI par rapport à MOI, cela donne souvent des résultats tragiques !

Le problème devrait être vu avec un état d’esprit étendu, plus humaniste, et non pas à partir de soi comme point de référence, ce qui est ridicule.

               

Pour éduquer correctement, il faut commencer par accepter l’idée que notre propre éducation est imparfaite. En continuant à nous éduquer nous-même, nous ouvrons le champ des possibilités pour notre enfant, qui accepte dès lors beaucoup mieux ses propres imperfections et ne reste pas enfermé dans la peur de ne pas être à la hauteur des exigences de ses parents.

 

Malheureusement, nombres de parents refoulent leurs faiblesses, et se rigidifient dans une manière de vivre acceptable aux yeux d’autrui, cachant par là même leurs complexes et leurs névroses qui, immanquablement, se transmettent à leurs enfants, faute de honte et d’intolérance. L’enfant grandit alors dans la crainte du monde extérieur, se crispe et devient timide ou agressif, voir dans certains cas sournois !

               

Les parents le fustigent, le jugent, mais ne voient pas que, souvent, le problème vient d’eux-mêmes. On ne peut transmettre que ce que l’on possède, il est donc indispensable de rechercher un sens à son existence, de s’ouvrir vers autrui et de ne pas voir la vie à travers la peur et l’amertume.

                       

L’éducation traditionnelle ressemble à si méprendre à un professeur de piano qui n’enseignerait que quelques notes à son élève en lui prétendant que c’est la meilleure manière de jouer. Tout simplement parce que ce grand professeur pratique depuis de nombreuses années et qu’il est reconnu comme excellent en la matière !

Alors qu’en réalité, une large gamme de notes s’offre à l’élève, qui ne demande qu’à faire de belles mélodies. Mais ce même professeur saura lui en rappeler l’inutilité, souvent par peur que l’apprenti ne dépasse le maître…

                     

Le but inconscient de tout « éducateur dominateur » est de conserver une sécurité intérieure en se croyant puissant, admiré et respecté.

                    

Prenons un autre exemple :

                         

Celui d’un aristocrate…Il ne vit que dans l’aristocratie, c’est un spécialisé mental !

Sa façon de s’habiller sera bourgeoise, ses préférences seront conditionnées par ses parents, sa façon de concevoir le monde aussi, ses hobbies (pas trop extravagants de préférence) etc.…

              

On lui aura donné un Uniforme Mental en diminuant fortement ses possibilités ainsi que sa spontanéité. S’en est fini de sa liberté d’enfant !  Il sera bien élevé, comme une machine perfectionnée, mais sera comme mort à l’intérieur. Alors qu’il aurait pu s’ouvrir à d’autres horizons, découvrir le monde dégagé des miasmes et des rétrécissements d’une éducation rigide et conformiste.    

                     

Attention, je ne prétends pas qu’il faut ne penser qu’à soi et faire preuve de manque de respect ou d’égoïsme ! Mais il existe un juste milieu dans chaque chose qu’il faut ne pas oublié, trop de rétrécissement conduit à la mort de l’âme (l’anima selon C.G.Jung).

                  

Tout le problème consiste donc à se dégager de soi, de ses certitudes et de ses principes.

L’éducation est amour, c’est une évidence. Sans amour, on ne peut que Dresser, Mater, Inculquer, Façonner, mais pas enseigner avec sagesse et plénitude !

« L’équilibre est de rigueur entre la compréhension et l’autorité ». 

                 

Pour clore, je dirais que le véritable amour exige beaucoup de conditions. On ne peut obtenir un état aussi élevé qu’après d’innombrables purifications de soi. Croire aimer et Aimer vraiment sont deux états diamétralement opposés. L’un est « Possession » alors que l’autre est « Don de Soi ».

  

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