27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 06:22

La sexualité de la femme est beaucoup plus généralisée et plus latente que chez l’homme. Elle s’éveille lentement, du moins en général…

L’histoire de la Belle au Bois Dormant et du Prince Charmant est toujours vraie, quoi qu’on en pense… Or, que constate t-on ? Que des millions de femmes mariées, ayant eu plusieurs enfants, n’ont jamais obtenu la moindre satisfaction sexuelle profonde !

          

Nous ne devons pas oublier que la sexualité, dans son sens le plus noble, représente pour la femme une très grande partie d’elle-même.

Mais alors : « La femme est-elle plus ou moins sexuelle que l’homme ? ». La réponse est qu’elle ne l’est ni plus, ni moins, mais différente, tout simplement.

                    

Chez une femme, la sexualité est toujours fortement liée à l’affectivité. Chez bon nombre d’hommes, la sexualité se trouve en surface, l’homme est surtout « génital ».

Il n’en est pas de même chez la femme !  Une grande partie de la vie féminine dépend d’une sexualité comblée. Autre différence notable : si la sexualité générale a beaucoup d’importance pour une femme, l’acte sexuel proprement dit en a beaucoup moins.

                

Elle apprécie les caresses et les préparatifs bien plus que l’acte lui-même. C’est ce qui fait le malheur de nombreux ménages… où l’homme n’a rien compris du tout (ou qu’il ne possède pas la technique nécessaire). Une femme normale aime les émotions savamment dosées, les impressions délicieuses d’être bien entourée, cajolée, portée et comprise.

                    

Ne le disent-elles pas elles-mêmes ! Mais elles détestent les attaques brutales et l’acte charnel sans préparatifs (sauf cas anormaux). Que retire une femme des actes sexuels brusques et rapides ? Rien… Sinon du dégout et une indifférence qui risque de la conduire à une frigidité générale.

                       

Il faut reconnaître que beaucoup d’hommes sont, dans ce domaine, d’une grande maladresse…ou d’un égoïsme insensé. Et si certaines femmes apprécient un peu d’agressivité, celle-ci doit également être soigneusement dosée !

                 

La comparaison pourrait être burlesque, mais pour autant tellement vraie :

 « L’amour est un Art », tout comme le grand chef dans ses cuisines qui élabore des mets délicieux ; Ou alors le peintre, qui esquisse puis finalise son tableau avec soin… Il existe d’autres formes d’arts, comme la poterie, le jardinage ou la danse (en couple)…

                        

Les hommes soignent leurs gestes à travers les arts, ils prennent le temps d’observer, de bien faire et même de savoir attendre, comme en cuisine ou au jardin, par exemple ! Mais alors pourquoi un tel comportement (plutôt constructif) ne se reproduit-il pas en matière de sexualité ? C’est ce que nous étudierons dans le troisième volet des Problèmes de la Sexualité.

                  

De toute façon, en matière d’amour, les femmes mettent toujours en jeu le radar infaillible qu’est leur « intuition ». N’ont-elles pas l’intuition de la sexualité avant même d’en avoir l’expérience pratique ? C’est pourquoi elles ont besoin de la perfection dans ce domaine, et non d’un à peu-près. Pour elles, c’est tout ou rien !  Aux hommes de le savoir et de l’appliquer.

      

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P.S: D'après les dernières études sociologiques sur les nouvelles habitudes sexuelles des femmes, on constate qu'une femme moderne perd de sa sensibilité au profit d'une sexualité plus masculine et basée sur le seul plaisir physique!

        

Doit-on réduire la femme à un comportement aussi bas? Jusque-là, les hommes seulement associaient sexe et profit, mais si les femmes se mettent à faire de même, que restera t-il de la vraie sexualité...

Quand je parlais d'apparence avec l'Abbé Pierre: on s'apperçoit que même le sexe ne devient qu'apparence! Les gens profitent désormais les uns des autres sans aucune forme de conscience, pour se faire jeter ensuite comme un vulgaire mouchoir!

Je dirai simplement: "Ne soyons pas des animaux, nous valons mieux que ça".

 

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Les femmes frigides :

         

La frigidité est une forme absolument courante d’impuissance sexuelle féminine. Elle consiste en un ralentissement, ou un arrêt de l’appétit sexuel. La frigidité peut provenir de troubles objectifs : surmenage, épuisement, diabète, neurasthénie, etc…

Mais, le plus souvent, la cause de la frigidité est psychologique. Il est évidemment impossible d’en donner une cause générale, toute frigidité doit-être traitée individuellement.

           

La frigidité normale :

Neuf fois sur dix, la cause en incombe au mari. Combien de femmes redoutent avec anxiété le moment d’aller au lit ! Ces femmes frigides détestent « l’acte sexuel charnel », elles devraient plutôt dire qu’elles « détestent la façon dont l’homme envisage et accompli cet acte ». Ce qui n’est nullement pareil !

Il faut savoir que la haine de l’acte génital est une réaction qui hante quantité de femmes, cependant bien constituées. Il suffirait pourtant de très peu (de la part du mari, souvent) pour que cette situation cesse.

Sont considérés ici, bien entendu, les problèmes de femmes et d’hommes normaux…

             

La frigidité anormale :

Les autres cas de frigidité montrent toujours des troubles de la personnalité (le conjoint est donc ici hors de cause). Il arrive fréquemment, comme chez l’homme, que la frigidité soit provoquée par des névroses et des révoltes contre leur rôle naturel.

Que disent alors ces femmes ?

-« Je n’accepterai jamais d’être le jouet d’un homme !

-Les hommes sont vils, je ne parviens pas à me défaire de cette idée !

-Ma mère m’a toujours dit de ne jamais leurs faire confiance !

-Je suis une femme par accident. Je n’ai jamais voulu ce rôle !

-Je n’accepterai jamais d’être dominée, c’est trop facile !

-Ils ont vraiment trop de chance, et en plus, ils respirent l’égoïsme ! »

           

Ces femmes anormalement frigides croient donc que la sexualité est une sorte de compétition dans laquelle il y a un dominateur et un dominé. Ce qui aboutit soit à des révoltes, soit à des perversions. Dans certains cas, certaines femmes soumises se retirent dans l’infantilisme et se « ferment » sexuellement. Il y a alors impossibilité de satisfaction sans masturbation, soit personnelle, soit par le partenaire.

 

(Je ne parlerai pas, dans cet article, des femmes victimes d'inceste. Ces traumatismes aboutissent à une frigidité complexe qu'il conviendra d'éclaircir lors d'une autre publication).

               

Pour conclure, je dirais que le cas des femmes vu en Post-scriptum, ci-dessus, rejoint de façon idéale celui des femmes en révolte:  -Elles cherchent à « dominer »  les hommes en devenant comme eux (Ce qui constitue, étrangement, un paradoxe...).

         

Le dernier volet des Problèmes de la sexualité abordera les difficultés d’ordre masculines à satisfaire la femme, ainsi que ses désirs propres, dans l’acte charnel. Nous verrons également que les hommes aussi souffrent, même au-delà des apparences ! Et qu’il est pour eux difficile d’appréhender la femme, tant elle revêt le symbole du « grand manteau de l’affectivité ».

            

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:14

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Elizabeth Martichoux

 

-Etat de Santé : La souffrance au travail.

A l’heure où la souffrance au travail fait les grands titres dans les médias, "Etat de santé" a choisi de s’intéresser aux causes profondes de ce mal être croissant dans les entreprises.

A travers un reportage réalisé dans un centre d’appel situé dans les Vosges, les témoignages des salariés placent le stress au coeur de nombreuses détresses morales et physiques. Dans cette société comme dans tant d’autres, la culture du résultat motivée par des objectifs intenables et des exigences sans limites stigmatisent les conditions de travail.

Au-delà de l’augmentation du nombre de suicides et tentatives de suicide au travail, les exemples de pathologies liées au stress sont nombreuses et les chiffres alarmants. Les troubles musculo-squelettiques constituent la première cause de pathologie professionnelle. 7 millions de journées de travail sont perdues à cause des TMS. Certains employeurs en ont fait leur nouveau cheval de bataille. En compagnie de Christophe Dejours (Professeur titulaire de la chaire de Psychanalyse-Santé-Travail au Conservatoire National des Arts et Métiers) , Elizabeth Martichoux analyse les nouveaux visages de la souffrance au travail.


Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo:

 
 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 10:24

J’ai reçu, il y a déjà quelques années et pendant plusieurs séances, un jeune homme blasé par le système…

 

Celui-ci m’a apporté un titre et un texte d’une des chansons qu’il aime pour me résumer sa vision du monde. J’ai trouvé ce texte criant de vérité et de discernement ! Je lui ai alors demandé si je pouvais le publier sur ce site, et il a consenti à sa diffusion. Ce qui me permet de vous montrer à quel point nos ados font parfois preuves de lucidité.

 

Commençons par le titre, thème plusieurs fois confirmé par des études sur l'environnement:

 

 

Et terminons par le texte, révélateur d'un système en ruine :

 

Je nous cerne comme des esclaves modernes
Prisonnier d'un système
Qui ne cesse de nous berner notre cerveau !

Lavé comme un vulgaire polo
Retourné, programmé, formaté depuis l'âge du berceau
Ne me dites pas que je suis le seul à essayer
De rassembler les pièces de ce puzzle éclaté
Le temps passe
Les jeunes se tabassent
Cassent des vitrines
Rêvent de flingues, de luxe, de limousines
Les magazines sont remplis de belles choses
On crée l'envie, le rêve, le peuple est sous hypnose
La publicité matraquée tous les jours
La technologie avance sauf pour ceux qui habitent les tours
Ils travailleront comme personne, la mainmise fonctionne
Leurs propres désirs les emprisonnent
Tu ne peux plus réfléchir, tu dois t'en sortir
Payer tes dettes et tes crédits, voici ton avenir...
 
Ouvre les yeux
Je t'emmène en voyage
Sur un nuage
Ouvre les yeux
 
Un sombre au pouvoir, dans l'ombre, opère et génère de l'argent
A savoir caché aux yeux des plus grands
C'est pas compliqué, ils sont friqués
Je vais t'indiquer, comment une partie du monde ils peuvent contrôler
Ils possèdent des banques, des fabriques d'armes, des commerces d'alimentations
Prêt à contrôler une nation
Dans un pays où l'économie est au plus bas
Ils le font vivre puis se retirent, c'est la guérilla
On en veut au gouvernement qui se défend
Achetant des armes avec leur propre argent
Sponsor de la guerre, ils accordent des crédits
Fondent des partis, mais dites-moi : Qui s'enrichit ?
Voici leur capital multiplié, leur descendance est à l'abri
Mais leur fortune sent le moisi
Ils ont des billets verts à ne plus savoir qu'en faire
Y a pas de mystère, ils vendent leur âme à Lucifer !
 
Ouvre les yeux
Je t'emmène en voyage
Sur un nuage
Ouvre les yeux
 
Faut pas se faire d'illusion, on organise la confusion
On est plus facilement contrôlable sous la pression
On alimente les différences entre les hommes alors qu'il n'y en a pas
Tout le monde est pareil ici bas
Le racisme, les religions, sont de beaux moyens
Pour que l'on s'entretue à leur frais dès demain
Ils ne veulent plus que l'on pense par nous-mêmes
Car l'homme est amour et que le système n'est que haine
J'aime ce thème et dorénavant
J'essayerai de ne plus me comporter comme un délinquant rebelle

Je payais pas le métro, je fumais la ganja
Je réalise que le plus soumis à l'état c'était moi
Je copiais la télé, par ce biais accentuer les clichés
Que les jeunes sont tous des mauvais
Apprenez… que l'ennemi n'est pas forcément celui contre qui l'on se bat
Mais celui qui profite des dégâts !


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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:44

 

"Applied Behavior Analysis" (Analyse Appliquée du comportement)


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1- Principes :

Les enfants qui se développent de façon « normale » apprendront spontanément dans leur environnement (apprentissage du jeu, du langage, des relations sociales).
Les enfants autistes sont capables d’apprendre, mais dans un cadre particulièrement structuré, dans lequel les conditions sont optimales pour développer les mêmes compétences que les autres enfants acquièrent naturellement.

L’ A.B.A. concerne les règles de mise en place de ce cadre.
L’ A.B.A. est basée sur des principes scientifiques et expérimentaux.
L’ A.B.A. emploie des méthodes basées sur la théorie de l’apprentissage
et applique à l’autisme les principes comportementalistes.

             

2- Description :

L’ A.B.A. comporte un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences.
Elle se compose essentiellement de deux types d’enseignements :


L’enseignement « structuré » , assis au bureau ainsi qu’un apprentissage scolaire classique. L’apprentissage est décomposé initialement en séances, répétées en successions rapides ( Essais Distincts Multiples) jusqu’à ce que l’enfant réussisse à répondre correctement sans guidance ou aide particulière.
Chaque essai ou étape consiste en :

  1. une demande ou directive donnée à l’enfant pour qu’il effectue une action
  2. un comportement ou réponse de l’enfant
  3. une conséquence/réaction de l’intervenant

Toute réponse ou ébauche de réponse correcte est renforcée positivement c’est-à-dire suivie immédiatement par quelque chose de plaisant pour l’enfant (jouet, bravo,…) et toute autre chose est ignorée ou corrigée de façon neutre.

 

L’enseignement « incidental » qui s’applique partout (à l’école, à la maison, à l’extérieur…) et à tout moment possible : il s’agit de guider l’enfant

  1. lors d’activités, de jeux, de loisirs afin de l’aider à jouer, à expérimenter et à découvrir son environnement
  2. lors des moments propices à l’apprentissage de l’autonomie personnelle comme les repas, la toilette, la propreté, …
  3. lors des moments concernant l’autonomie et l’intégration sociale comme les repas en collectivité, les activités de groupe, les sorties en société…

Là encore, toute action ou ébauche d’action adaptée est encouragée et renforcée par quelque chose qui plait et motive l’enfant.
De façon générale, l’enseignement se fait par petites étapes : Chaque compétence que l’on souhaite développer chez l’enfant est analysée en petites unités mesurables et enseignées une étape à la fois.
Exemple : « se brosser les dents » est composé de : on prend la brosse; on la mouille; on met de la pâte dentifrice; etc.…

                 
On passe idéalement de la situation d’apprentissage «  un pour un » (un adulte pour un enfant), à la situation de petits groupes puis à la situation en groupe plus large.

L’environnement doit être structuré dans un premier temps sans trop de stimulations parasites. Puis, les acquisitions émergentes sont répétées et renforcées dans des situations moins structurées. Celles-ci doivent cependant être préparées avec soin et se reproduire fréquemment.

Le temps d’enseignement est optimisé pour réduire le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation ou les comportements inappropriés, pour favoriser la concentration, l’attention et pour inciter l’enfant à interagir activement avec son entourage.

Lors de tout apprentissage, il est primordial de toujours tenir compte de la motivation et des intérêts de l’enfant pour qu’il prenne plaisir à apprendre et à découvrir ce qui l’entoure. C’est le moteur même de sa réussite et de ses progrès. De plus, les progrès, les encouragements constants, les félicitations vont donner à l’enfant une image valorisante et structurante de lui-même ce qui contribuera encore à favoriser son développement et son envie d’apprendre.

 

Les parents pourront participer activement en recevant conseils et orientation du psychologue et du personnel encadrant ainsi qu’éventuellement une formation spécifique pour pouvoir appliquer le programme à domicile dans un but de généralisation, de continuité et de cohérence. C’est la généralisation des apprentissages concrets acquis dans l’établissement et extrapolés dans l’environnement quotidien/social qui viendra participer au développement et renforcement des mécanismes et compétences recherchés.

 

3- Objectifs éducatifs

Il s’agit d’enseigner des compétences importantes pour les enfants présentant des TED dans les domaines suivants : l’attention, le langage réceptif et expressif, l’association, les habiletés motrices globales et fines, les jeux et loisirs, les compétences sociales, l’autonomie, l’intégration en communauté, les connaissances préscolaires et scolaires.

 

Le comportement verbal est systématiquement travaillé. Dans un premier temps on cherche à développer le langage sous la forme de demande. L’enfant obtient alors ce qu’il demande comme renforçateur. L’expression du langage est basée sur les motivations de l’enfant.
Ensuite, on enseigne le commentaire, l’obtention d’informations puis l’aspect structurel du langage.
Le développement de comportements « pivots »,  attention conjointe, imitation, coopération, traitement d’information multimodale- permet d’aborder des apprentissages plus complexes.

 

4- Développer et initier un nouveau comportement

 Il existe plusieurs techniques d’intervention :

  • L’indication : Il est important de bien indiquer à l’enfant ce qu’on attend de lui. La consigne doit être simple, précise et claire.
  • Chaque étape est enseignée en donnant une « incitation » ou guidance à l’enfant pour lui permettre d’émettre le comportement.

Cette incitation peut être :

  • verbale : un mot, une consigne
  • gestuelle : une action motrice donnant un indice visuel à l’enfant
  • physique : guidance physique visant à conduire l’enfant à accomplir les mouvements du comportement à acquérir.  
  • L’estompage : on retire graduellement l’ensemble des incitations pour que le comportement désiré apparaisse sans aide et que l’enfant n’en devienne pas dépendant.
  • Le façonnement : on renforce successivement les comportements présents qui ressemblent de plus en plus au comportement désiré.

Exemple : on veut enseigner le mot « maman ». On renforcera les vocalisations « m », « ma », « mam », « mamam », « maman ».

 

La procédure en chaîne : une chaîne de comportements est formée de plusieurs éléments dans un ordre donné. Chaque élément dépend de l’émission de l’élément précédent.

Exemple : se laver les mains est composé de : ouvrir l’eau froide ; ouvrir l’eau chaude ; se mouiller les mains ; prendre le savon ; etc..

On enseigne alors à l’enfant à enchaîner les étapes dans l’ordre logique.

 

5- Augmentation de la fréquence d’un comportement

La fréquence d’un comportement va être augmentée par une procédure de « renforcement » c’est-à-dire que les réponses appropriées sont immédiatement renforcées par quelque chose de plaisant pour l’enfant (bonbon, jouet, bravo, chatouille..).

 

Au début, les renforçateurs doivent être concrets pour l’enfant : friandise, jouet, activité amusante, mais toujours accompagnés d’approbations sociales telles que des bravos, applaudissements, bisous… Puis en fonction de la progression du développement de l’enfant, ils doivent devenir de plus en plus subtils (clin d’œil, sourire, …) pour finalement ne faire appel qu’aux renforçateurs qu’on trouve dans le milieu naturel.

Il est important de bien connaître les intérêts et motivations de l’enfant afin que les renforçateurs soient appropriés et variés et que l’enfant prenne plaisir à apprendre. L’enseignement se fait toujours dans un climat chaleureux et plaisant.

 

Un des buts prioritaires est que l’apprentissage devienne amusant afin que l’enfant y trouve un plaisir intrinsèque.         
Les renforçateurs seront d’abord utilisés de façon régulière et systématique puis on pourra les espacer pour éviter l’habituation et la monotonie.

 

6- Diminution de la fréquence d’un comportement

 Lorsqu’un comportement est inapproprié ou problématique, il est important de pouvoir le réduire ou l’éliminer.
En général, on agit sur un comportement lorsqu’il présente un danger pour la personne ou pour les autres (ex, se sauver dans la rue, mordre…), lorsqu’il peut mener à l’exclusion (ex, peurs atypiques (bruits de véhicules, aspirateurs…), crier…)ou lorsqu’il est un frein pour l’apprentissage (se lever sans cesse…)
Ce comportement fera l’objet d’une analyse fonctionnelle systématique :

  • Que s’est-il passé avant ?
  • Dans quelles circonstances s’est-il produit ? Où, Quand, Comment, Avec qui ?
  • Causes probables
  • Fréquence, intensité, durée du comportement ?
  • Quelles conséquences ont suivi ?

On agit sur les causes déclenchantes soit en les supprimant s’il y a lieu, soit en les aménageant (exemple : peur) pour que l’enfant s’y habitue progressivement et y associe quelque chose d’agréable (jeu, musique,..)
On donne une explication claire et brève (ex : interdit : ça fait mal, c’est fini, c’est le bruit de l’avion, etc..) de la façon la plus neutre possible.
Les réponses problématiques sont explicitement non renforcées et on procède à l’extinction : le comportement inadéquat est ignoré de façon systématique. Il va alors s’éteindre de lui-même puisqu’il n’est jamais renforcé ni socialement, ni d’aucune façon.
On donne alors si nécessaire la possibilité à la personne d’arriver au même but par un autre moyen en présentant un comportement approprié et en le renforçant.

 

7- La généralisation des comportements

 Afin d’optimiser les succès de l’enfant, les compétences émergentes enseignées durant les exercices d’essai distincts, doivent être répétées, renforcées et généralisées dans des situations de moins en moins structurées, dans différents contextes, puis, dans le cadre naturel de vie.
Tout environnement doit pouvoir aider l’enfant à développer ses capacités.
L’A.B.A. est une intervention globale, menée partout, à tout moment possible. Il faut des personnes formées et entraînantes (parents, professionnels, proches, pairs) pour aider à renforcer les comportements appropriés dans un grand nombre de cadres divers, pour passer de la maîtrise de la compétence, à l’appropriation.

 

8- Le maintien des comportements

L’enfant doit exécuter son comportement pendant une longue période de temps et le répéter de façon régulière pour se l’approprier.

 

9- Résultats

 De façon générale, les réponses et comportements de l’enfant sont enregistrés et évalués suivant des critères et des objectifs spécifiques fixés à l’avance.
On réalise ainsi des grilles permettant de mettre en évidence les progrès de l’enfant, d’ajuster les programmes en fonction de ses résultats, de ses préférences, de ses capacités, de modifier la procédure en fonction de ses réponses et réactions.
Le programme éducatif est fixé par le Projet Educatif Individualisé, celui-ci étant bien sûr réactualisé en fonction des résultats de l’enfant.

 

Pourquoi l’ABA ?

 

Selon les recherches, le programme A.B.A. est actuellement le plus efficace auprès des jeunes enfants ayant un TED. Il peut aider certains enfants à apprendre à un rythme suffisamment rapide pour rattraper les connaissances et habiletés de leurs pairs à développement normal. L’A.B.A. maximise le temps d’enseignement en réduisant le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation et les comportements non fonctionnels. Pour comparer, les enfants à développement typique apprennent de nouvelles choses tout leur temps d’éveil en jouant ou en observant les adultes autour d’eux. Les enfants TED peuvent accumuler du retard dans leur développement lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes sans chercher à imiter les personnes autour d’eux.

Les recherches initiales (Lovaas 1987) indiquent des améliorations du QI, de la compréhension et de l’expression du langage ainsi que des habiletés sociales et adaptatives permettant à de nombreux enfants de suivre une intégration scolaire en milieu normal et à tous de progresser considérablement.
Ces recherches ont été reproduites (UCLA-Université de Los Angeles, Californie-Smith 1992-93) , (Norvège Klevstrand 1992), (Wisconsin, Young Autism Project) et sont en cours. Les résultats à ce jour concordent avec ceux de Lovaas.

 

Les publications sur les programmes de l’analyse appliquée du comportement sont innombrables. Des chercheurs internationalement reconnus dans le domaine comme Krantz et McClannahan ont à leur actif plus 800 publications.

Bien qu’il existe des différences dans les procédures utilisées, les méta-analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey & Ramey (1998) recensent 5 conditions nécessaires pour une efficacité scientifiquement acceptable :

 

  • Les interventions doivent utiliser les techniques comportementales pour la mise en place d’un développement harmonieux chez le jeune enfant (procédures de renforcement positif).
  • Les interventions doivent porter sur tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc...). On établit ainsi un curriculum propre à chaque enfant.
  •  Les interventions doivent être soumises à des évaluations fréquentes. L’observation directe et la mesure des performances individuelles doivent être utilisées pour déterminer les progrès qui apparaissent, et ajuster les programmes d’apprentissage.
  • Les interventions doivent prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
  • Les interventions doivent être dirigées et supervisées par des individus formés à l’Analyse Appliquée du Comportement et ayant une expérience avec de jeunes enfants avec autisme.

 

Aujourd’hui, le programme A.B.A. pour les enfants autistes est préconisé au niveau international :

  • Le rapport de santé mentale des départements santé des Etats-Unis en 1999 signale :

« Trente années de recherches ont montré l’efficacité des méthodes de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés »

  • De nombreuses universités étudient et forment des professionnels à l’ A.B.A., aux Etats-Unis (dans chaque grande ville universitaire), au Canada, au Mexique, Argentine, Brésil, Colombie, Australie, Allemagne, Italie, Norvège, Suède,…
  • Des écoles publiques et privées A.B.A. sont très répandues aux Etats-Unis au Canada, au Royaume- Uni. On en trouve dans de nombreux pays européens (Espagne, Suisse, Allemagne, Pays-bas, pays scandinaves,… ) et dans le monde entier ( Brésil, Mexique, Argentine, Australie, Chine,…

 

En France, l’ A.B.A. commence à être connue :

 

  • Le rapport INSERM « Déficiences et handicaps d’origine périnatale. Dépistage et prise en charge » Septembre 2004 préconise les thérapies fondées sur le conditionnement coopérant (Lovaas) pour l’autisme et T.E.D. en insistant sur les progrès réels des enfants et la nécessité de collaboration parents /professionnels.
  • Le rapport de INSERM « Expertise collective-Troubles mentaux-Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent »-2003 reconnaît la nécessité de prise charge de l’autisme et T.E.D. par les programmes éducatifs de type comportementaliste.
  • Le rapport INSERM «Expertise collective-Psychothérapies-Trois approches évaluées »2004 met en évidence l’efficacité et le bénéfice pour les enfants autistes des méthodes éducatives comportementalistes en général, et des recherches et programmes mis en place par Lovaas (A.B.A.).
  • La Fondation AUTISME, agir et vaincre, sous l’égide de la Fondation de la Recherche Médicale, préconise la prise en charge des enfants autistes par l’ A.B.A. et souhaite créer des écoles pilotes appliquant le programme A.B.A. de manière précoce et intensive.
  • L’Université Lille 3 Département de psychologie de l’enfant et de l’adolescent (Professeur Darcheville, Dr Rivière) propose des formations et conférences sur l’ABA.
  • L’école « les Petites Victoires », I.M.E. en cours (Dr Milcent pédopsychiatre) met en pratique le programme A.B.A. et obtient d’excellents résultats chez les enfants autistes.
  • De nombreux parents connaissent l’A.B.A. et sont en demande de telle prise en charge pour leurs enfants.

 

Le P.E.C.S.

 

"Picture Exchange Communication System"

                               
(Système de communication par échange d’image)

est un système de communication par échange d’image qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un déficit de la communication sociale.

En utilisant le P.E.C.S., les enfants apprennent à venir chercher leur interlocuteur pour lui remettre l’image de l’objet ou de l’activité qu’ils désirent, en échange de cet objet ou activité.
Dans un premier temps, l’enfant initie un comportement de communication pour faire une demande.
Puis on va lui enseigner à étoffer cette demande en construisant une phrase simple en images (ou pictogramme).
Ensuite, on apprend à l’enfant à faire un commentaire sur ce qu’il voit et perçoit.
Enfin, on enseigne à l’enfant de nombreux concepts linguistiques :

  • Couleur
  • Taille
  • Espace
  • Différenciation des différentes questions posées (qu’est-ce que c’est ?, qu’est-ce que tu vois ? etc…)
  • Oui/non
  • Suivre une consigne avec images
  • Suivre un emploi du temps (en images)

On peut poursuivre les apprentissages en créant des phrases de plus en plus longues et en introduisant des concepts permettant à l’enfant d’établir une communication de plus en plus précise.

Après un certain temps d’utilisation du P.E.C.S., une grande proportion d’enfants développe le langage oral.

 

 

 Tiré du site pour l'usage de tous (parents et enfants)-copyright 2010-ABA Tous droits réservés.

Association loi 1901-WWW.ABAAUTISME.ORG

 

          

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 06:47

On  a trop tendance à croire que la sexualité est un acte purement masculin…alors que la femme n’aurait qu’un rôle passif (ou même de « victime »). C’est tout à fait grotesque ! L’action sexuelle doit être une coopération parfaite, auquel les deux partenaires participent activement.

           

Pour un homme, qu’est que la Puissance Sexuelle ?

        

C’est la possibilité de mener à ses fins l’acte sexuel, en tenant compte de sa partenaire, évidemment. La puissance sexuelle peut se diviser en plusieurs facteurs :

 

- Le désir physique proprement dit.

- La possibilité d'érection, qui doit se produire au moment voulu.

- La puissance d'érection indispensable à la pénétration.

- La capacité "d'attendre" que la partenaire atteigne elle-même un maximum.

- L'éjaculation et l'orgasme, suivis d'une détente parfaite et d'un sentiment de joie profonde.

     

C’est ici que l’homme se heurte à une loi impitoyable ! Il est puissant… ou impuissant, pas de demi-mesures. Il ne sera puissant que s’il est capable de réaliser sa propre sexualité ainsi que celle de sa partenaire. Beaucoup d’hommes sont capables d’érection et de pénétration mais incapables de conserver cette érection jusqu’à la fin de l’acte, ou bien l’érection a lieu mais disparaît dès que commence la pénétration. Ce sont des cas « d’impuissance partielle » ; donc d’impuissance tout court.

            

Ces impuissances font souvent le désespoir des hommes qui en sont atteints ; elles sont pratiquement toujours à base psychologique.

            

Qu’elle doit être la durée normale de l’acte sexuel ?

           

En principe (sauf cas nettement anormaux), l’acte doit durer jusqu’à ce que la femme ait atteint la satisfaction. L’homme se voit donc obligé de régler son comportement sur celui de sa partenaire. Et cela, à cause de la rapidité naturelle de sa propre satisfaction.

          

C’est ici que beaucoup d’hommes appliquent la loi de leur propre plaisir, à moins, évidemment, qu’ils ne s’agissent de cas anormaux : impossibilité de conserver l’érection ou éjaculation trop rapide. Cependant, ils peuvent avoir une excuse…Certaines femmes (et elles sont nombreuses) cachent si oui ou non elles ont atteint la satisfaction. Ce comportement féminin est souvent névrotique.

           

Souvent, elles jouent habilement la comédie, parfois durant toute leur vie ; tellement habilement que « l’homme n’y voit que du feu », mais ce n’est pas une généralité !

Ces attitudes féminines sont couramment causées par la frigidité, la peur de décevoir son mari, la honte, etc…

              

De plus, il ne faut pas oublier que la plupart des femmes arrivent lentement à la jouissance sexuelle. Il existe donc, pour l’homme, une « question de technique » absolument nécessaire et d’entraînement à la prolongation de l’acte sexuel. Une demi-heure d’érection sans défaillance est une durée normale, que bien peu arrivent à réaliser.

Cet entraînement à l’érection prolongée est souvent justifié, je le répète, par la lenteur de la partenaire. L’entraînement doit être physique et mental (surtout la maîtrise de soi).

           

J’invite ici toutes les femmes en couples à participer à cet entraînement masculin (si l’homme accepte), sans jugements ni tabous! Cette participation contribue à sécuriser l’homme dans sa quête de perfectionnement sexuel, elle contribue aussi à une meilleure compréhension mutuelle des problèmes de l’un et de l’autre des partenaires et à l’apparition du véritable plaisir issu de la « fusion » du couple.

           

Un couple solide évolue comme un ensemble ! Il ne faut pas exiger immédiatement la perfection chez l’autre. C’est avec le temps que le couple s’améliore dans la sexualité comme dans la vie, comme le bon vin ! On n’obtient jamais rien dans le « tout, tout de suite ». Ceux qui le comprennent sont plus enclins à réussir dans leurs vies privées.

        

 

Quelles sont les causes fréquentes des troubles sexuels masculins ?

     

La peur, les sentiments d'infériorité, les refoulements, les complexes, sont les causes fréquentes de troubles sexuels. Ces derniers se manifestent dès que "la virilité mentale" est brisée ou diminuée, ou si le sujet demeure accroché à des situations antérieures liées (pour lui) à la sexualité.

 

On rencontre donc souvent:

- Fixation à des situations d'enfance ou d'adolescence.

- Accrochage à la mère ou au père, excessivement fréquent.

- Education rigide ou conformiste.

- Peur de l'autre sexe (pour diverses raisons).

- Manque de confiance en soi, timidité.

- Impossibilité de s'abandonner, hyper-émotivité.

 

Ces hommes sont alors dans un état de "solitude psychique". Ils sont incapables de sortir d'eux-mêmes et de se laisser aller...Or, on constate souvent que la solitude psychique est le fait des adolescents et que la plupart des hommes ayant des troubles sexuels sont encore, quelques part en eux, coincés dans l'adolescence ; La puissance "paternelle et masculine" , cette Force Tranquille, n'ayant pu être atteinte ! 

C'est alors le jeu des faux hommes, coincés dans le paraître et le contrôle de soi. Dans cet état de compensation (perfectionnisme, autoritarisme, trop ou peu de narcissisme), aucune spontanéïté n'est possible, donc pas de laisser aller et d'abandon de soi aux choses de l'amour...

 

-------------

 

Après avoir suscité quelques vives réactions, je souhaiterais éclaircir une incompréhension:

 

La virilité mentale reste sans rapport avec le physique masculin. Il faut bien comprendre qu'un "homme viril" et complet, même malade ou affaibli, restera toujours "viril et complet".

 

Un homme peut abattre un travail considérable, construire des maisons, couper beaucoup d'arbres et prouver à la terre entière qu'il est un "vrai de vrai" : si son regard ne s'est pas tourné vers ses véritables faiblesses et l'acceptation de celles-ci, le "vrai de vrai" restera un éternel adolescent en quête de masculin . L'homme fort est celui qui ose se voir tel qu'il est !


Certains diront qu'avoir des faiblesses, c'est se féminiser... mais sans une once de féminité en nous, comment pourrions-nous comprendre les femmes et partager avec elles bonheur et satisfaction ?

   

     ------------   

 

En conclusion : le symbolisme féminin et masculin.

          

Je parlais dans la sexualité féminine du « grand manteau de l’affectivité ». Que cela signifie t-il ? Pourquoi ce symbolisme ?

          

La femme représente depuis toujours (malgré cette sensation perpétuelle d’être inférieure à l’homme) la grâce, la profondeur, le refuge, la douceur…que nous recherchons tous ! Et les hommes, si puissant paraissent-ils, sont incapables de vivre sans cette profondeur et cette affection que leurs procurent les femmes. Ce besoin remonte depuis tout petit déjà, lorsque nous n’étions alors que des enfants…

   

En effet, la mère est la première femme de notre vie. Elle pourvoit à notre bien-être dans les premiers instants de notre existence, elle est donc un grand symbole de vie ; Et le complexe d’infériorité commence ici, la plupart du temps :

    

L’enfant est face à cet océan féminin d’amour et de tendresse, et se sent démuni face à lui, la femme lui apparaît alors comme supérieure mais aussi dangereuse car elle détient le « Pouvoir Affectif » ! Pouvoir qui peut-être retiré ou maintenu, selon l’éducation et le bon vouloir de la mère. Que va faire l’enfant ? Si la maman est dotée d’un amour inconditionnel, l’enfant se sentira protégé et entouré et il grandira en ayant confiance aux femmes et en lui-même.

   

Par contre, si la maman est névrosée ou complexée, l’enfant se soumettra aux exigences maternelles (être un bon garçon, être sage, rester près de maman, jouer l’enfant parfait) pour conserver l’amour et la tendresse. Le drame alors apparaît : l’enfant grandira dans l’idée qu’il faut toujours être mieux et développera une fausse personnalité (comme vu ci-dessus)…Pour résumé, face à une femme, il se sentira toujours soumis à des conditions rigides et exigera de lui le meilleur, qu’il ne pourra jamais atteindre !  Il restera comme un enfant, tout en refoulant cette partie fragile de lui. Partagé entre l’amour et la colère qu’il éprouvera, l’angoisse sera finalement son pain quotidien. Angoisse qu’il essayera d’apaiser à travers un style de vie inapproprié ou en manifestant des signes extérieurs de richesses, par exemple. 

   

 

Et le père ? Quel est son rôle ?

    

Le père, ce soleil... Puissant et magnifique, exemple même de l’autorité ; Et non pas de l’autoritarisme, si celui-ci souffre d'une névrose !

   

Si la chaîne de l’éducation (voir l’article de l’éducation) s’est bien construite, le père sera empreint de sagesse et de compréhension, il reconnaîtra les capacités de son enfant, et lui donnera confiance en lui… Mais si le père est rigide ou dictatorial, il brisera son enfant et celui-ci grandira dans un sentiment constant d’échec. L’impression d’être un sous-homme le poursuivra durant l’âge adulte et il sentira inférieur à tous, hommes et femmes à la fois !

   

En conséquence, comment l’enfant pourrait-il avoir une virilité sexuelle s’il ne possède pas de virilité mentale…On voit donc l’importance, une fois encore, d’une bonne éducation, souple et rigoureuse à la fois. On remarque aussi combien le rapport avec la mère et le père sont précieux pour ne pas que l’enfant grandisse en état de privation affective (pour la mère), ou en manque de repères (pour le père).

  

 

Je voudrais dire ceci à tous les parents : « Ne transmettez pas vos blessures émotionnelles à vos enfants ! Je souhaite que vous puissiez briser la chaîne de l’éducation si celle-ci est pernicieuse, dans l’intérêt de vos descendants. Nous possédons presque tous des déviations mentales ou sexuelles, le nier serait un mensonge. Parfois, oser l’évoquer permet de conserver sa famille et ses proches, le repli sur soi n’apporte que malheur et solitude ! »

      

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Published by Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - dans Dossier Sexualité
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 09:30

Cet article plein de conseils utiles est enfin complet. Je le publie à la demande de jeunes patients à la recherche de jobs ou de quadragénaires en quête d'un CDI.

       

Je mets donc à disposition de tous ces précieuses informations concernant les nouvelles façons de rechercher un emploi 

            
Car aujourd'hui, les sites sociaux ont remplacés les enveloppes et les timbres d'autrefois, et pour les mêmes dépenses (abonnements aux sites concernés), vous pouvez trouver la perle rare ou le job temporaire, indispensable pour survivre ou simplement remplir les comptes de certains étudiants. 

                             

Armez vous de patience, l'outil internet n'est pas facile à manipuler. Vous pouvez toutefois vous faire aider par vos enfants, ils apprécieront sans doute la complicité intergénérationnelle et vous ferez d'une pierre deux coups ! 


Emploi, travail, recrutement avec Jooble-fr.com, le site de l'emploi sur internet:


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Voici donc les informations que j'ai pu recueillir afin que vous puissiez en disposer:

 

                               

Décrocher le poste idéal grâce au networking en ligne ? Une bonne piste pour les jeunes diplômés et les salariés qui savent utiliser les réseaux sociaux. Facebook, Viadeo, LinkedIn, Copains d'avant... Quel réseau choisir ? Qu’écrire sur son profil ? Comment augmenter ses contacts ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Mode d’emploi et conseils. 

                                  
Arrivé en région parisienne en décembre 2007 sans emploi ni carnet d'adresses, Arnold Yvray décide de s'inscrire sur Viadeo. À 39 ans, ce Dijonnais, cadre intermédiaire dans la logistique, a démissionné pour suivre sa femme, mutée. En six mois, grâce au réseautage en ligne, il se fera 35 relations et  décrochera un CDI chez l'équipementier automobile Faurecia. Nulle magie là-dessous. Qu'ils soient professionnels (Viadeo, LinkedIn…) ou plus « amicaux » (comme Facebook ou Copains d'avant), les réseaux sociaux ont le même but : nouer ou maintenir des contacts. Ils tirent leur force de l'effervescence et de l'esprit d'entraide qui y règnent. Il s'y passe toujours quelque chose : les membres modifient leurs pages personnelles, visitent celles des autres, s'écrivent, relaient des informations… et ouvrent même leurs carnets d'adresses, rendant ainsi accessibles des contacts autrefois injoignables. Une manne, quand on connaît le mode d'emploi...

               

 

1. Quel réseau choisir ?
                
Commencez par peaufiner votre projet. Chaque site a en effet sa spécificité : parmi les leaders, le francophone Viadeo est numéro un dans l'Hexagone ; plus international, LinkedIn est anglophone, tandis que l'allemand Xing s'attache plutôt à l'Europe centrale.
Autre critère : misez sur des sites déjà fréquentés par vos connaissances ; vous gagnerez en temps et en efficacité. Déjà membre de LinkedIn et de Viadeo, Julien Louët, 35 ans, a ainsi rejoint Facebook. Arrivé au terme d'un CDD, le responsable de production audiovisuelle espère « y retrouver des connaissances qui pourraient [l']aider à retrouver un job ». Bon calcul ! Moins de deux mois après son inscription sur le site, un ami membre de Facebook recommande Julien pour un CDI qu'il décrochera au sein du groupe Prisma Presse.
                      
Conseils.

              
Ne vous dispersez pas. Le « cocktail gagnant » de Jean-Michel Oullion, auteur de Trouver son job grâce à Internet (éd. L'Express) ? « Un profil sur un réseau professionnel, un sur un réseau d'école ou un club professionnel, et un sur Facebook ».
Attention, Facebook ou Copains d'avant ont pour but premier de renouer et de maintenir des contacts amicaux, avertit Jean-Michel Oullion. Ceci dit, estime le spécialiste, sur Facebook, qui a l'avantage d'être très fréquenté, « on voit apparaître des outils professionnels », tels que l'insertion de CV en ligne ou l'application Work With Me, utilisée par des salariés de L'Oréal, Areva ou Unilog, qui indiquent ainsi à leurs connaissances les emplois à pourvoir dans leur entreprise. Pourquoi s'en priver ?
                
             
2. Qu'écrire sur son profil ?
                
Comme tout nouveau membre, Julien Louët a dû commencer par renseigner son profil – en remplissant la fiche que les utilisateurs du site vont consulter pour en savoir plus sur lui. Mieux vaut être direct : pour Julien, tout change ainsi le jour où il décide d'annoncer « Julien recherche un nouveau job ; si vous avez des idées, n'hésitez pas à me contacter ». Facebook notifie illico cette info à tous ses contacts. Cela fait tilt chez l'un d'eux, qui connaît son parcours et a justement vu sur le site qu'une connaissance de chez Prisma cherchait un responsable de production audiovisuelle. Il conseille à Julien d'écrire à ce recruteur. « Un mois après, j'étais embauché ! »
                         
Conseils.

                
Pour être bien compris par les membres (qui lisent vite), en tête de votre profil présentez clairement votre projet : « J'ai passé trois ans chez... en tant que... Je cherche un poste de... dans telle spécialité dans tel secteur d'activité. »
Si vous êtes en poste, préférez les formules plus elliptiques : « Je suis à l'écoute du marché », « Je suis ouvert aux contacts ».
En outre, pour attirer l'attention des membres et des recruteurs en maraude, « mettez votre photo », conseille Olivier Fécherolle. Et puisqu'Internet vous laisse plus de place et surtout de liberté qu'un CV papier, « détaillez votre expérience actuelle et deux ou trois passées, suggère le DG adjoint de Viadeo. Vous pourrez compléter par des liens hypertexte vers vos employeurs ou vos réalisations. » Mettez aussi vos centres d'intérêt en valeur : sur le profil de Julien Louët, on peut ainsi voir que ce spécialiste de l'audiovisuel a créé sur Facebook un groupe de fans du réalisateur Gaspar Noé.
Prudence toutefois, car Facebook incite aussi à remplir des champs (optionnels) sur son orientation politique, religieuse, sexuelle… Et nombreux sont les jeux et vidéos potaches envoyés par les amis : si vous vous accordez ce petit divertissement, effacez ensuite de votre page les données qui pourraient vous desservir auprès d'un employeur. La question à se poser systématiquement, selon Jean-Michel Oullion : « Le mettriez-vous sur votre CV ? ». Imparable.
            
                
3. Comment augmenter ses contacts ?

                    
Les contacts directs sont essentiels : les membres ayant accepté d'entrer dans votre cercle sont ceux qui vous apporteront leur appui et leur carnet d'adresses. Or, explique Olivier Fécherolle, le networking « consiste plus à optimiser un réseau réel qu'à se créer ex nihilo un réseau virtuel ». Sortez donc vos cartes de visite des tiroirs où elles s'empoussièrent, listez vos (ex)-collègues, partenaires commerciaux, condisciples, parents et amis : ils seront les premières briques de votre réseau. Totalement déraciné, Arnold a pour sa part foncé sur les « hubs » (les forums thématiques de Viadeo) afin de rencontrer des gens ayant les mêmes centres d'intérêt professionnels (la supply chain) ou personnels (le sport et le cyclisme). Au fil des échanges, il a sympathisé avec des membres qui ont bien voulu devenir ses contacts. Sur ces forums, observe Olivier Fécherolle, « féliciter un contributeur pour son message, répondre à une question d'un autre, sont autant de moyens d'entrer en contact ».
                      
Conseils.
                       
Lors de votre inscription, le site vous propose de repérer automatiquement dans votre répertoire électronique les connaissances déjà membres du site, et d'inviter les autres à vous rejoindre.
Mais attention, ne vous ruez pas dans une course aux contacts : « Ciblez les gens qui vous connaissent suffisamment pour pouvoir vous recommander », prêche Olivier Fécherolle. Par la suite, votre répertoire grossira si vous fréquentez des forums, si vous entrez en relation avec des contacts de contacts, ou parce que des connaissances vous retrouveront. « De 20 à 50 contacts directs est un bon objectif » ; plus, c'est difficilement gérable.
N'hésitez d'ailleurs pas à refuser une demande de mise en relation émanant d'un inconnu, sauf s'il est recommandé par un ami commun.
              
              
4. Comment transmettre sa candidature ?

                    
« J'aurais pu envoyer ma candidature aux 50 000 membres travaillant dans la supply chain, raconte Arnold Yvray… Mais il ne faut pas être trop intrusif : on ne distribue pas son CV à tout-va dans un cocktail », sourit le logisticien. Certes, rien ne vous empêche d'utiliser le moteur de recherche du site pour trouver le professionnel en poste dans la société de vos rêves et lui transmettre votre CV. Mais vos chances seront bien plus grandes si vous êtes recommandé par un ami commun. Julien Louët avait repéré sur Facebook des professionnels en poste par lesquels faire transiter son CV. Mais il a aussi « pris soin de faire une enquête croisée sur Facebook, LinkedIn et Google », pour voir si des amis communs pouvaient l'introduire. Le fait d'être adressé par une relation a d'ailleurs « un peu joué » dans son embauche chez Prisma, reconnaît l'intéressé, qui réunissait par ailleurs toutes les compétences demandées.
                     
Conseils.
                          
« L'intérêt des réseaux, confirme le DG adjoint de Viadeo, ce sont les contacts de vos contacts. » Imaginons qu'une de vos relations connaisse le directeur marketing du groupe où vous aimeriez entrer : cet ami commun pourra forwarder votre CV, ou vous autoriser à vous recommander de lui.
Mais gare : « Pouvoir contacter quelqu'un ne signifie pas qu'on puisse l'aborder n'importe comment », avertit Richard Menneveux, fondateur de Moovement, un moteur de recherche d'offres d'emploi. Dans vos messages, ne vous montrez donc pas pressant ; écrivez plutôt : « Voilà ma situation du moment ; auriez-vous des pistes ou des conseils ? » ou « Est-ce que ma candidature pourrait intéresser une société comme la vôtre ? ».
Soyez porteur de solutions : au lieu de « Je suis en recherche d'emploi », dites par exemple « J'ai vu que votre société faisait ça ; justement, j'ai telle expertise ».
                 
                    
5. Quelle autre aide glaner ?
 
                     
Les réseaux sont aussi des mines de renseignements quand on cherche un emploi. Avant chaque entretien d'embauche, Arnold Yvray, le logisticien, a par exemple consulté le profil Viadeo de son interlocuteur : « Si c'était un homme de terrain, je me permettais d'utiliser des termes techniques dans la discussion ». Grâce au moteur de recherche du site, il a aussi ciblé une dizaine de salariés, actuels ou passés, de ses employeurs potentiels, afin d'en savoir plus sur l'entreprise visée. Tous lui ont répondu « dans la semaine, en détaillant le contexte du poste, l'ambiance… ». Un coup de main appréciable en entretien : « Ainsi, je n'étais pas surpris, j'avais affûté mes arguments. »
                     
Conseils.

                     
La solidarité au sein des réseaux est étonnante – « mais nos membres sont des gens occupés », rappelle Olivier Fécherolle. Personnalisation, justification de votre démarche, politesse et orthographe sont donc de mise quand vous demandez de l'aide, surtout à un inconnu. Au besoin, rédigez d'abord votre message sous Word.
            
                
6. Comment soigner ses relations ?
                  
Pour être apprécié (et aidé à l'avenir !), proposez votre aide et ouvrez à votre tour votre carnet d'adresses à ceux qui en ont besoin. Et ne harcelez pas votre réseau : autorisez-vous une relance maximum, une semaine après votre demande de coup de main. Car, rappelle Richard Menneveux, « tout le monde n'a pas forcément le temps et le réseau nécessaire pour vous aider à chaque fois ».
En outre, ajoute le spécialiste, « il ne faut pas négliger les faux rebonds » : même en cas de réponse négative, remerciez donc vos contacts ; ils penseront peut-être à vous une prochaine fois…
Si, en revanche, l'intervention d'une connaissance porte ses fruits, racontez-lui les progrès de vos démarches. Et une fois votre contrat signé, invitez votre go-between à déjeuner !

               

 

Quelques rêgles importantes à suivre: (à lire en complément).

             

 

Quelles précautions prendre quand on fréquente des réseaux en ligne ? L'avis de Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des affaires juridiques à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés).

Quels risques encourt-on en publiant des renseignements personnels sur des réseaux en ligne ?

On peut citer l'usurpation d'identité, l'utilisation de vos données à des fins commerciales et la dissémination d'informations privées. Facebook nous pose problème : ce site américain recueille notamment des données sur les convictions des utilisateurs, ce qui est contraire à la loi européenne.
              
Quelles précautions peut-on prendre ?

Inscrivez-vous avec une adresse mail créée pour l'occasion. Utilisez si possible un pseudo. Configurez votre profil pour qu'il ne soit visible que de vos contacts. Et veillez aux messages et photos que vous, mais aussi vos connaissances, mettez en ligne.
          
Comment effacer son compte ?

Sur Viadeo, tout est clairement indiqué. En revanche, pour l'heure, quand Facebook efface un profil, il conserve les données, ce qui est un souci.

 

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Connectez-vous de chez vous : la Cour de cassation a reconnu à l'employeur le droit de consulter, sur l'ordinateur qu'il met à leur disposition, les fichiers et connexions Internet de ses salariés.

N'attendez pas le dernier moment : il faut du temps pour apprendre à manier les outils, acquérir une visibilité online et se forger un carnet d’adresses solide.

Homogénéisez vos profils : trop de gens se créent des profils sur plusieurs sites, sans les maintenir à jour.

Utilisez le virtuel pour passer au réel : au bout d'un ou deux échanges écrits, décrochez votre téléphone ou proposez un café. Et rendez-vous aux rencontres physiques organisées par les membres du site !

      

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Vous cherchez du travail et avez déjà écumé votre cercle de relations, les sites emploi et les réseaux sociaux type LinkedIn ou Viadeo ? Et si vous parliez de votre recherche sur les forums en tous genres que compte le Web ? Les conseils de Richard Menneveux, expert d'Internet et fondateur de "Moovement", moteur de recherche d'offres d'emploi, pour profiter à plein de cette voie originale, mais qui peut être fructueuse.

 

1. « Identifiez les forums adéquats » : rien de pire qu'une demande lâchée au petit bonheur la chance sur un forum que vous ne fréquentez pas régulièrement. Passez donc par les forums dédiés à votre métier ou à votre secteur. Mais, conseille Richard Menneveux, « ne négligez pas ceux qui sont consacrés à vos hobbys » : « L'idée est effectivement de développer son réseau au-delà du cercle professionnel immédiat. Exactement comme le font les membres d'un club de golf ou d'une association sportive, qui sont des endroits formidables pour réseauter ! »

    

2. « Participez activement aux discussions » : avant de solliciter les habitués du forum, il convient de vous faire connaître (en bien !) de ses membres en apportant votre contribution à la collectivité. Pour cela, commencez par vous familiariser avec le site en parcourant sa charte de conduite et en lisant les messages qui y ont été postés, puis puisez dans vos compétences et « entrez dans la discussion, partagez vos informations, vos conseils, rendez service aux membres du forum ».
Selon Richard Menneveux, il n'est toutefois pas indispensable de rester connecté, aux aguets, nuit et jour : « Certains participants sont très estimés bien qu'ils ne postent qu'une ou deux contributions par mois. L'essentiel est qu'elles soient de qualité. »

            

3. « Ne sollicitez pas n'importe qui, pour ne pas risquer de taper dans le vide » – et de polluer le forum : sauf s'il est d'usage que les participants exposent leur recherche d'emploi directement sur le site, « contactez uniquement les membres dont vous avez appris qu'ils recrutaient actuellement, ou ceux avec qui vous avez pu nouer un contact fort ». Pour leur demander de l'aide, envoyez aux heureux élus un message privé (« MP ») – grâce au bouton situé près de leur pseudonyme et sur la fiche résumant leur profil.

               
Tournez votre message comme vous le feriez dans un courriel, en écrivant par exemple : « Cher...., je me permets de t'écrire car je cherche en ce moment un job de... dans tel type de structure. Si d'aventure tu entends parler d'un poste à pourvoir... Après ma formation de..., j'ai passé x années chez (nom de l'entreprise) en tant que (intitulé du poste). Je serais ravi(e) si tu pouvais faire quelque chose pour moi. Pourrais-je te faire passer ma candidature ? Ton avis me serait précieux. »

             

Votre correspondant vous répond avec bienveillance ? Il est temps de lui proposer d'échanger vos adresses mail, afin que vous puissiez lui envoyer votre CV et votre lettre de motivation.

         


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Pour Hervé Bommelaer, consultant en gestion de carrière et auteur de « Rebondir en temps de crise, 50 bons réflexes au quotidien », outre un plan B, il faut aujourd’hui avoir un plan C ou D « pour s’adapter en cas de pépin ». Encore faut-il savoir tisser un réseau efficace. Ses conseils.

 

Est-ce vraiment le moment de bouger aujourd’hui ?

           

C’est l’un des meilleurs qui soit si l’on accepte un minimum de risques. Les chasseurs de têtes qui recrutent se plaignent du déficit de candidatures. Naturellement, toute crise est source d’angoisse, de colère, de rancœur, de frustrations. Soit on se pelotonne sur soi. Soit on prend des risques. Alors autant en profiter pour penser et agir de façon « disruptive ». Autrement dit pour traquer ses modes de pensée répétitifs, ses certitudes, la routine. Et se repositionner, sur son job, son devenir, ses envies. Les managers qui ont vécu des ruptures de carrière retrouvent, après avoir rebondi, un bel appétit professionnel, à 80 % pour d’entre eux. Les lignes bougent sur les métiers, les façons de l’exercer. Il faut oser envisager des voies professionnelles inattendues.

            

Faut-il donc anticiper le pire ?

Un cadre doit toujours avoir une solution de sortie, un plan B. Classique ! Il sait que si ça tourne mal ou s’il n’est plus bien à son poste, il pourra faire autre chose. Actuellement, l’incertitude et l’imprévu font partie du quotidien. Il aura donc aussi un plan C et D, afin de s’adapter au mieux en cas de pépin. Il peut imaginer diverses voies : changer de métier pour faire du commercial – il y a des postes –, devenir formateur, vivre de missions via le portage salarial, créer sa structure de conseil, etc. Quitte à revenir en entreprise quand la tempête sera passée. Il se sera ouvert l’esprit.

              

Le réseau est-il la solution miracle ?

C’est une solution pour dégager des pistes. Beaucoup de gens restent sur le syndrome du meilleur élève. Cette idée que celui qui arrive tôt en classe ou qui révise ses leçons à l’étude réussira partout. Faire bien son travail ne suffit pas pour s’en sortir. En entreprise, le relationnel pèse autant que les compétences. Quelqu’un de brillant mais isolé sera viré le premier. Bien avant son collègue moins performant mais qui a de l’influence, des appuis. Comme les enfants moins studieux, il faut sortir dans la cour de récréation, là où se tissent les alliances. Mais attention au réseau « cocooning ». Voir des gens comme soi, du même âge, du même métier, issus de la même école, est inefficace. Tout le monde pense pareil et se rassure. Rencontrez des gens différents, d’autres univers. Ayez accès à des informations originales. Cela, personne ne le fera à votre place.

        

Comment dégager du temps alors que la pression est si forte dans les bureaux ?

Un bon moyen consiste à optimiser ses déjeuners. En les programmant en avance, avec des personnes de l’entreprise et de l’extérieur (experts, clients, fournisseurs etc.). Vous avez 5 déjeuners par semaine, soit 250 par an en retirant les vacances. Vous pouvez donc rencontrer 250 personnes différentes dans l’année. Sans que cela ne prenne trop de temps. Préparez ces repas : qu’est-ce que je sais d’elle (de lui) ? Que puis-je lui apporter ? Que peut-elle (il) m’apporter comme idées et nouveaux contacts. On peut ensuite élargir aux petits-déjeuners, apéritifs, ou cafés du soir qui ont l’avantage de ne pas s’éterniser.

             

Vous affirmez que la crise est un examen de passage pour un manager…

Oui. Parce que lors de séismes, souvent, chacun cherche à sauver sa peau. Se laissant submerger par ses peurs. Regardez mai 68. Lorsque De Gaulle partit à Baden Baden, Georges Pompidou est resté tout seul à Matignon avec un carré de fidèles, dont Chirac et Balladur. Les autres brûlaient leurs archives, prêts à fuir. Le premier ministre en a tiré une forte légitimité pour la suite. En entreprise, c’est pareil. Le manager doit savoir qu’il va être jugé, noté, scruté à la loupe sur ses comportements et ses capacités de leadership. Tant par ses troupes que par son supérieur. Le chef d’équipe surtout, qui reste un rouage essentiel, sera jugé sur son courage devant l’épreuve. Il doit être une source d’inspiration positive, et pour ses collaborateurs et pour son patron. Ceux-ci s’en souviendront.

                 

Peut-on faire abstraction de ses doutes sur l’avenir ?

Il faut surtout fuir ceux que j’appelle les toxiques. Ces individus qui vous freineront dans tous vos élans. Quand tout va bien, ils sont déjà nuisibles. En période de crise, il pullulent et sont encore plus dangereux. Tel l’amiante présente dans les murs ou le plomb dans les canalisations, ils sont parfois invisibles. Il s’agit de les identifier autour de soi. Parfois dans le cercle de ses intimes, le conjoint, le meilleur ami, le père, l’enfant… Les toxiques dissuadent. «  C’est pas à ton âge qu’on se réoriente ! », « Créer une boîte ? Tu ne tiendras jamais le coup ». Ou bien ils s’apitoient. « Mon pauvre, ce doit être dur à vivre », « Tu n’as jamais eu de chance ». Le seul traitement possible, c’est de prendre de la distance. Fréquentez plutôt des « piles » qui vous rechargent en vous donnant de l’énergie ou des « ampoules » qui vous éclairent et vous ouvrent des perspectives.

                             

 

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Un salarié peut-il utiliser sa messagerie professionnelle à des fins personnelles ? Quels abus peuvent être sanctionnés ? Quels sont les recours pour le salarié et l’employeur ? Le point avec Maï Le Prat, avocate en droit social.

 

Il ne fait nul doute qu’une utilisation raisonnable et modérée de la messagerie électronique professionnelle à des fins personnelles est tolérée. À cet égard, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) considère qu’il s’agit là d’un usage « généralement et socialement admis ».
        
Le salarié peut donc utiliser librement sa boîte mail professionnelle à condition de ne pas commettre d’abus.
                  
Quelles formes peuvent revêtir les abus ?
           
● Les abus dans le contenu des e-mails

                             
Dans une espèce jugée par la Cour d’appel d’Aix en Provence (7 juin 2005), un employé avait été licencié pour faute grave notamment pour avoir envoyé à l’un de ses collègues un e-mail dans lequel il tenait des propos insultants et méprisants à l’égard de ses supérieurs hiérarchiques. La Cour d’appel a jugé que ce courrier électronique revêtait un caractère privé. En effet, il s’agissait d’un échange entre salariés qui étaient sur la même longueur d’onde. L’un avait d’ailleurs attesté en faveur du second dans le cadre d’une procédure prud’homale.
Par conséquent, cet e-mail ne pouvait pas constituer un motif de licenciement, d’autant que son envoi n’avait causé aucun trouble objectif caractérisé dans l’entreprise. La Cour de cassation a confirmé cette décision le 6 juin 2007.
          
Dans une autre affaire jugée par la cour d’appel de Paris le 18 octobre 2007, le salarié avait réagi très vivement à l’établissement d’un planning de formation. Il avait violemment critiqué l’élaboration du planning par l’un de ses collègues et avait adressé un e-mail incendiaire au directeur du département de production en soulignant qu’il n’était pas d’accord et que la décision avait été prise sans lui en parler. Le salarié émetteur de l’e-mail incendiaire avait été licencié.

           
La Cour d’appel a considéré que son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse en considération notamment de l’évolution du vocabulaire utilisé dans les e-mails entre les salariés et leurs supérieurs hiérarchiques. Elle considère que le salarié n’a fait qu’user de son droit d’expression au sein de l’entreprise.
            
Il est en effet évident que les salariés sont tentés de tenir des propos beaucoup plus librement lorsqu’ils envoient un e-mail que lorsqu’ils envoient un courrier en bonne et due forme à leur employeur. La jurisprudence fait preuve de tolérance en la matière et excuse donc certains écarts de langage.
           
L’appréciation du contenu des e-mails se fera au cas par cas pas les juges. Néanmoins, il va de soi que des excès, tels que la tenue de propos racistes ou antisémites par exemple, seront considérés comme une faute grave et justifieront un licenciement.
          
● Les abus dans le volume des e-mails personnels échangés

          
L’envoi d’un volume extrêmement important d’e-mails personnels pendant ses heures de travail peut constituer une faute dans l’exécution du contrat de travail. En effet, si un usage raisonnable est toléré, il va de soi qu’un employeur serait en droit de licencier un salarié qui consacre plusieurs heures par jour ou par semaine à envoyer des e-mails d’ordre privé.
           
            
Comment distinguer les e-mails professionnels des e-mails d’ordre privé ?

                

La Cour de cassation a posé un principe en la matière : si les e-mails ne sont pas identifiés comme personnels par le salarié, ils peuvent être ouverts par l'employeur.
         
Les salariés doivent donc identifier leurs e-mails privés comme « personnels », en intitulant comme tel leur fichier d’archive ou en mentionnant le terme « personnel » en objet du courrier électronique.
            
Mais certains employeurs peuvent soupçonner le salarié de cacher derrière des e-mails présentés comme « personnels » des messages intéressant l’entreprise : on peut par exemple penser à des e-mails échangés avec des entreprises concurrentes qui pourraient porter atteinte aux intérêts de l’entreprise.
            
Dans ce cas de figure, l’employeur n’est pas démuni. Il peut en effet solliciter du Président du tribunal de grande instance qu’il ordonne une mesure d’instruction afin de pouvoir accéder aux données présentées comme personnelles par le salarié. En pratique, un huissier sera désigné par le juge afin d’accéder à l’ordinateur du salarié.
              
L’employeur doit toutefois démontrer au juge qu’il dispose de motifs légitimes de faire procéder à cette mesure d’instruction. Il devra alors fournir les éléments preuve l’ayant conduit à soupçonner le salarié.
                
Pour ménager l’effet de surprise, l’employeur pourra même, dans certains cas, obtenir du Président du tribunal de grande instance une mesure d’instruction sans que le salarié en soit informé.

 

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Quand on cherche un emploi, se servir du courriel pour demander de l'aide à ses relations peut être très fructueux. Démonstration.

 

Solliciter ses connaissances par mail pour l'aider à trouver un poste ? Gwenaëlle Chabert trouvait cela « culotté ». Mais faute de trouver une annonce pour l'emploi de ses rêves («  un poste RH comportant du recrutement et du développement de carrière, dans une entreprise internationale »), et encouragée par un DRH issu comme elle de l'Essec, la trentenaire a posté un mail, avec son CV en pièce jointe, à une trentaine de personnes ciblées : « d'anciens collègues du recrutement chez Altran et des amis dont je savais que leur structure était assez grande pour avoir un département RH et des postes vacants ».
            
Dans son message, Gwenaëlle précise bien le poste visé, « pour ne pas déranger en vain, et ne pas entamer la crédibilité du destinataire qui irait me recommander à sa DRH ». Le jour même, une ancienne collègue lui répond : « Je ne savais pas que tu cherchais. Il y a justement un poste à pourvoir dans ma société ! » « Elle a transmis mon CV à la DRH du groupe et l'a même appelée pour lui parler de moi. Un mois et demi à peine après mon mail, je signais mon contrat ! »
                 
Conseils. « Le mail est le premier outil à employer pour amorcer sa recherche d'emploi », tranche Richard Menneveux, le fondateur de Moovement, moteur de recherche d'offres d'emploi. « Le courrier électronique permet en effet de travailler efficacement un grand nombre de contacts ; il est moins intrusif que le téléphone, puisque le destinataire vous lira quand il le souhaitera ; enfin, il permet de délivrer clairement toutes les informations utiles. »
                
Deux étapes. Procédez en deux temps : ciblez d'abord un petit cercle pour affiner votre candidature, avant de l'envoyer à vos anciens collègues, prestataires, clients… N'hésitez pas à solliciter des gens rencontrés il y a plusieurs années : « L'entraide se développe, assure Richard Menneveux, car on sait tous que la vie en entreprise n'est pas rose. » En revanche, « faites des messages ultra-personnalisés » : surtout pas de copier-coller ni de mail groupé (à cause des destinataires en copie cachée, les logiciels anti-spam peuvent filtrer votre missive). Ajoutez cependant un texte plus neutre que les destinataires pourront directement forwarder aux RH.
                
Savoir attendre. Ne soyez pas directif : écrivez par exemple « Je serais heureux si tu peux faire quelque chose pour moi », et terminez par une question ouverte, comme « Que penses-tu de ma candidature ? », car « les meilleurs relais sont ceux qui auront validé votre démarche ». Par ailleurs, attendez plutôt de croiser sur un salon ou dans un cocktail les personnes sursollicitées ou les cadres dirigeants qui font filtrer leurs mails par leur assistante.
                
Ultime recommandation : si vous êtes en poste, passez plutôt par des gens que vous connaissez bien, en précisant dans votre mail « Je suis encore en poste. Merci de veiller à ce que mon CV circule aux bons endroits ».

      

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Accéder à des offres d’emploi non publiées, trouver de nouveaux clients, obtenir des informations au sein de l’entreprise… Utiliser son réseau est désormais indispensable. D’un naturel plutôt timide, vous ne savez comment vous y prendre ? Qu’à cela ne tienne ! Différentes possibilités existent, en fonction de votre personnalité. Conseils.

 

« Tant que j’étais salarié dans de grandes entreprises, je n’étais pas très réseaux, reconnaît Philippe Guiheneuc, DG de Smartline, une société de webmarkting. C’est seulement quand j’ai créé mon entreprise que j’en ai ressenti la nécessité : j’étais seul et j’avais besoin de me faire connaître. Développer mon réseau était devenu un impératif. J’ai d’abord recontacté mes camarades de promo de l’Essec puis j’ai commencé me rendre à des conférences thématiques sur les sujets qui m’intéressaient. Mais dans les cocktails qui suivaient, je me retrouvais seul, un verre à la main, arborant un sourire plaqué en attendant que quelqu’un vienne me parler… Timide, je me sentais mal à l’aise et finissais par repartir sans avoir rencontré grand monde. »

            

Avoir une bonne raison d’aller vers les autres
       

Cette situation vous est familière ? D’un naturel introverti, vous redoutez de « réseauter » car vous ne savez pas comment vous y prendre ? Qu’à cela ne tienne ! Constituer et utiliser un réseau ne répond pas à un mode d’emploi rigide, mais tient plus à la personnalité de chacun. Même les « timides », comme Philippe Guiheneuc, ont leur chance de réussir. À condition de faire preuve de créativité. Pour « avoir une bonne raison d’aller vers les autres », il a décidé de créer lui-même un club, en s’appuyant sur l’association des anciens de l’Essec. « Je me suis dit que cela me donnerait une raison valable de parler aux gens ! Et c’est ce qui s’est passé. À force d’organiser des conférences, j’ai eu un déclic et compris la mécanique des réseaux : les personnes sont là pour discuter, il suffit d’aller vers elles pour engager la conversation… C’est un état d’esprit à acquérir. »

Pour Valentine Chapus-Gilbert, fondatrice de Chapus conseil (conseil RH, formation et coaching), le réseau est « une alternative au commercial ‘dans le dur’ ! ». « Je suis très impliquée dans les réseaux. Depuis que j’ai créé mon cabinet, c’est en effet toujours par ce biais que j’ai travaillé. » Mais pour elle non plus, pas question de jouer un rôle et de faire des choses qui ne lui ressemblent pas. « Si je suis active dans mes réseaux, je suis aussi naturelle. Je ne cherche pas à contacter des ‘huiles’ pour le plaisir de faire du ‘name-dropping’*. Je m’adresse à des personnes qui sont à ma portée, avec lesquelles je suis authentique. C’est pour moi la meilleure façon de construire une relation sincère et durable avec elles. »

          

Objectif personnel au second plan
                

Sans perdre de vue leur avantage voire leur nécessité (trouver, grâce à ces contacts, de nouveaux clients, un emploi…), les adeptes du réseau sont unanimes : l’objectif personnel doit d’abord passer au second plan. L’exercice requiert donc un altruisme certain, comme l’illustre Stefan Recher. Ce directeur de marché chez Dassault-systèmes, « adore » mettre en relation des personnes qui n’en auraient pas eu l’occasion sans son intermédiaire. Tel un « chasseur de têtes », il permet ainsi à ses contacts d’accéder à des offres d’emploi pas encore publiées. « J’ai dans mon ordinateur, et avec leur accord, une banque de données de CV des personnes que j’ai croisées dans ma vie, avec qui j’ai travaillé ou qui m’ont semblées fiables. Quand j’entends parler d’un besoin, que ce soit dans mon entreprise, mais aussi chez un client ou un fournisseur, je fais simplement le lien entre ce besoin et les personnes que j’ai croisées, même des années avant ! Cela ne me demande pas grand-chose : une minute pour retrouver un CV et le faire suivre à la bonne personne. » Une activité à laquelle il s’adonne sans contrepartie, « simplement pour la satisfaction de faire correspondre une offre à une demande ». Peut-être aussi en souvenir de ses débuts dans la vie active en 1993, année de récession sévère. « Jeune diplômé, je n’ai eu personne pour soutenir ma candidature, et j’ai eu du mal à trouver mon premier job. Aussi aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir aider une personne à avoir au moins l’occasion de se présenter à l’entretien d’embauche. »

 « Ceux qui réseautent par pur intérêt, sans sincérité, n’en tirent pas grand-chose », insiste Eric Vandewalle, Account Manager chez Meadwestvaco. Cet ingénieur chimiste a commencé par s’investir dans l’association des anciens de Centrale Marseille. « L’association était en pleine restructuration et cela me plaisait de donner un coup de main. D’autant que c’était aussi l’occasion de passer du temps avec des copains de promo ! » Cet engagement lui a plu, et il a continué en rejoignant l’Unafic (Union nationale des associations françaises d’ingénieurs chimistes). « L’industrie chimique est mal considérée en France, et j’ai envie de contribuer à faire changer cette image. »

            

La clé d’un réseau efficace
                  

Mais qu’on ne s’y trompe pas : la démarche nécessite un investissement personnel important. « Soigner ma visibilité dans les réseaux me demande un vrai travail et beaucoup d’énergie, reconnaît Valentine Chapus-Gilbert. J’anime le club RH des anciens de l’EM Lyon, je participe à un groupe d’échanges de pratiques au sein de la SF coach notamment. Partout, j’essaie d’apporter des idées, d’être proactive. Eric Vandewalle, lui-aussi, se souvient des mois de préparation que lui a demandé l’organisation d’un colloque sur la Chine, au Sénat, pour l’association des anciens de Centrale Marseille. Au bout de quelques années Philippe Guiheneuc a décidé de quitter la présidence de son club. « Organiser des événements représente un gros travail et mon réseau est suffisamment développé aujourd’hui. En revanche, je continue à entretenir mon cœur de réseau, mes amis camarades de l’Essec. Nous organisons des dîners réguliers, à la fois informels et conviviaux mais centrés sur nos problématiques professionnelles. »

Beaucoup d’énergie, donc, et pas d’attente de retour à court terme, voilà la clé du « réseautage » efficace. « Pour moi, c’est un processus de long terme, explique Valentine Chapus-Gilbert. Mes réseaux, je les ai constitués au fil de mes expériences professionnelles : clubs d’anciens de mon école, associations de métiers… J’aime y rencontrer des gens, je m’intéresse à eux, je ne suis ni en demande ni en offre de service. On ne sait jamais ce qui en sortira. Il ne faut pas en attendre un retour immédiat. »

Charles**, responsable grand comptes chez Orange business services (France Telecom) et grand fan du réseau au sein de l’entreprise, résume bien l’état d’esprit requis. « Je n’aborde jamais les membres de mon réseau avec des attentes, mais en me demandant au contraire : ‘Que puis-je faire pour aider cette personne ?’ C’est, selon moi, le secret de la réussite. »

               

L’importance du réseau interne
                  

Désintéressés, les pros du réseau ? Pas vraiment. « J’y trouve des informations sur le marché, des contacts, éventuellement, énumère Philippe Guiheneuc, mais aussi le plaisir d’échanger des points de vue et de prendre du recul sur des problématiques professionnelles ». Pour Charles, le bénéfice est très concret : « Chez France Télécom, beaucoup de problématiques se résolvent en dehors des circuits traditionnels. Qu’il s’agisse d’obtenir des informations utiles pour un client, d’influencer une réunion dont la décision finale est importante pour vous, mais aussi d’anticiper la suite de sa carrière : tout cela est facilité quand on a un réseau interne solide. » Eric Vandewalle évoque la confiance en soi acquise en organisant des événements qu’il n’aurait jamais eu l’occasion de créer dans son métier de commercial. Organiser un colloque au Sénat ou une soirée-débat avec Jean-Martin Folz, cela fait grandir », résume-t-il. Et quand, à la fin de la soirée, un prospect avec lequel il avait le plus grand mal à briser la glace est venu le féliciter chaleureusement… Leurs relations ont été d’un tout autre ordre par la suite ! Réseauter, c’est décidément plein de bonnes surprises ! A condition d’être prêt pour une course de fond.

               

* name dropping : dans une conversation, habitude de lancer des noms de personnes connues, dont on se dit proche, pour se valoriser aux yeux de ses interlocuteurs.

** Le prénom a été modifié.

 

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Informations et conseils: Myriam Greuter et Maï Le Prat. Février 2009-PSF-Tous droits réservés. Ouvrages: Hervé Bommelaer.

   

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 09:17

Le problème de la sexualité, des passions et des appétits sexuels est parfois très complexe. Il n’est pas exagéré de dire que la sexualité est souvent une « peste psychique ». A quoi cela tient-il ? Pourquoi y a-t-il tant de fausses notions dans ce domaine ?

 

On peut remarquer que le problème sexuel ne se pose jamais dans l’amour véritable. Il ne se pose pas non plus chez une personne équilibrée. Serait-ce donc que l’amour véritable se perd ? On serait tenté de le croire, en considérant le nombre de névroses, de refoulements et de peurs qui règnent dans le monde actuel.

       

L’éducation sexuelle est depuis longtemps à l’ordre du jour, parce qu’on s’était réellement rendu compte de l’urgence du problème. Depuis lors, les progrès en matière de sexualité son restés peu significatifs. D’où l’intérêt de relancer ce sujet sous une autre optique…

          

Tout psychologue ou psychanalyste a eu devant lui des jeunes gens aussi bien que des personnes âgées, mais pour qui la sexualité a toujours été un mystère ou un sommet inaccessible. Combien de couples mariés sont désemparés devant ce problème ? Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont jamais pu réaliser une sexualité normale ou parce qu’on ne leur avait jamais parlé de ces choses-là avant !

               

Certains patients me disent : « Il parait que la sexualité est une magnifique fusion physique et mentale, on dit que c’est une véritable révélation de l’amour ! Jamais je ne suis arrivé à cela. J’ai obtenu des plaisirs sexuels, bien sur… mais jamais cette sensation profonde de joie… »

Et tant d’autres questions qui montrent combien on fait de la sexualité une chose étriquée.

           

L’éducation sexuelle est une très belle chose. Encore faut-il que l’éducateur ait exploré cette question. Encore faut-il qu’il soit dégagé du tabou !

Il ne sert à rien qu’un éducateur sexuel connaisse le fonctionnement physique et l’anatomie des organes génitaux, le problème est infiniment plus vaste et plus « mental ».

L’éducation sexuelle est comme l’éducation classique, tant qu’un éducateur gardera en lui des refoulements sexuels, des peurs et des complexes du même ordre, il lui sera impossible de transmettre une vision large et aisée de ce sujet.

              

Un éducateur sexuel doit considérer la question avec autant d’aisance que la pluie et le beau temps. Il est fréquent pour un psychanalyste d’entendre dire : « Il est si facile de parler de ces choses-là avec lui ! On sent immédiatement qu’il les considère comme absolument naturelles ». D’ailleurs, on ne peut concevoir qu’un psy puisse avoir le moindre recul intérieur quand il entend le récit d’une perversion sexuelle ! Et nous devrions tous adopter la même ouverture d’esprit…

                

Sexualité et personnalité : mêmes troubles.

                  

Les troubles de la sexualité sont toujours provoqués par des troubles de la personnalité. Une impuissance ou une déviation sexuelle sont toujours les symptômes d'une déviation intérieure générale. Que recherchent beaucoup de personnes dans la sexualité, ou du moins ce qu’ils appellent ainsi ? Des millions d’hommes et de femmes sont enfermés dans d’étouffantes habitudes intérieures. Leurs possibilités de « créer la beauté » dorment. Que tentent alors ces personnes ? Se fuir elles-mêmes, avant tout...

              

Elles vont essayer de trouver un bonheur fugace et des sensations fortes comme d’autres boivent de l’alcool ou se droguent ! Il n’y a, évidemment, aucun amour dans tout cela, mais seulement le désir de s’oublier soi-même.    

Or, la sexualité est le domaine qui exige, plus que tout autre, une libération de la peur et un dégagement de soi. Cet état de liberté sexuelle exige donc l’extirpation de toutes les « scories psychologiques ».

 

Pour beaucoup, l’amour est une émotion profonde ou la satisfaction d’un désir. C’est comme si quelqu’un se croyait religieux parce qu’une musique d’orgue de cathédrale lui donne une forte émotion… En vérité, nous sommes loin de la véritable religion (du sens relier ou unir), comme du véritable amour.

          

L’Amour est un acte de connaissance et d’intelligence. Il permet de saisir l’essence même d’une autre personne. Cet amour humain s’exprime dans le corps par la vie sexuelle, aboutissant à une fusion parfaite, au renouveau des forces et à la béatitude.

 

Dans les articles suivant, je tenterai d’expliquer et de comprendre les attentes de chacun, les peurs aussi. Nous examinerons également les déviations les plus courantes, dans le masculin comme dans le féminin… Afin que toute personne de bonne volonté puisse accéder à cette « fusion harmonieuse et joyeuse » qu’est l’union de deux êtres qui s’aiment.

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:55
Cécile a 26 ans, vit l'obésité au quotidien et la raconte : le regard des autres, l'attitude des hommes, la difficulté à se sentir "femme". Un portrait d'une jeune femme de son temps, bouleversant...
             
            

Le stress, les angoisses, facteurs d'obésité:

                 

Stress, angoisse, dépression peuvent augmenter l'appétit et provoquer une prise de poids chez certaines personnes alors qu'elles peuvent diminuer la sensation de faim chez d'autres.

                          
De nombreuses personnes stressées en permanence mangent ce qui leur fait plaisir, le besoin de manger apaise ainsi leurs angoisses.

                                
Des chercheurs ont montré que le stress est un facteur important d'obésité. En cas de stress, l'hypothalamus, zone du cerveau, produirait une substance qui augmenterait la masse graisseuse.

          
Adopter une alimentation équilibrée est bien entendu fondamental pour perdre du poids mais avoir une vie moins stressante, apprendre à se détendre et faire du sport sont primordiaux pour que le régime se déroule le mieux possible.

                    

De plus, il faut comprendre les raisons de sa prise de poids. Car elles risquent de faire échouer le régime. Dès l'arrêt de celui-ci, les problèmes psychologiques qui ne sont pas réglés vont refaire surface. L'envie de manger ce qu'on aime reviendra alors immédiatement, et bien sûr, les kilos perdus avec...

           
Exemple de situations poussant à trop manger:

  • Colères
  • Frustrations
  • Insatisfaction
  • Inhibition
  • Mal dans sa peau
  • Culpabilité
  • Echecs à répétition (vie professionnelle, vie privée)...

                              

Il est néanmoins évident que la mise en pratique des conditions d'un régime reste difficile à établir dans la vie courante. D'où l'importance d'une prise en charge diététique et psychologique...

                      

En effet, Il est parfois nécessaire d'accepter de se faire aider par un spécialiste (psychologue, psychiatre, psychanalyste) afin de décrypter les causes psychologiques à l'origine de la prise de poids (exemple vu ci-dessus).

               

Ces consultations peuvent permettre d'augmenter les chances de réussir son régime. Cette démarche fait maintenant partie intégrante de la mise en place de régimes chez les personnes victimes d'obésité.
              
Plusieurs techniques sont ainsi proposées pour modifier des comportements alimentaires malsains. Elles sont surtout destinées aux personnes en fort surpoids.
Mais toutes les autres, celles qui ont 6, 8, 10 kilos à perdre pourraient, elles aussi, en bénéficier.

                     
Il faut avant tout s'assurer d'être prêt(e) pour débuter un régime. De préférence, en dehors de périodes d'angoisses.

         
Mais n’hésitez pas à vous faire aider par votre médecin ou votre psy...

Je salue, au passage, le courage de ces personnes dans leurs combats quotidien!

                            

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 17:14

-Présentation de l'association et documentaire Arte Théma sur les victimes de l'inceste-

 

 

"Le Monde à Travers un Regard est une association à but non lucratif de lutte et de prévention contre l'inceste et la pédocriminalité régie par la loi 1901".

Nous mettons en place des groupes de parole, des ateliers d'écriture, des ateliers de chant/musique et de nombreux autres ateliers artistiques car, pour nous, la libération de la parole et des maux ne passent pas forcément par la voix... Nous proposons également des conférences, des projections de documentaires, des expositions, ainsi que toute action susceptible d'informer le grand public sur l'inceste et la pédocriminalité. Nous menons un travail quotidien de recherche, d'information et d'action.

 

Nous proposons:

  • Des groupes de parole pour les victimes & les proches de victimes,
  • Des ateliers dessin,
  • Des ateliers chant/musique,
  • Des conférences, interventions, formations, de la prévention
  • Une exposition itinérante,
  • Des projections de documentaires,
  • 2 sites Internet & 1 forum
  • Des campagnes d'information.

Nous construisons également un réseau de partenaires et d'associations européens et internationaux. Afin de combattre l'inceste et la pédocriminalité, il faut avant tout connaître et comprendre ces fléaux...car pour les victimes, les conséquences sont lourdes tout au long de la vie...

 

Ce forum est destiné aux victimes de maltraitances sexuelles et à leur proches, n'hésitez pas à visiter le site Internet pour plus d'informations : http://www.lemondeatraversunregard.org

 

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:37

 On estime qu'un nombre toujours croissant de la population souffre d'acidité systémique (ou Acidose). L'acidité peut être causée par cinq stress:


Le danger réel, la peur ou la sensation d'être victime,
* une alimentation trop raffinée, 
* le manque de sommeil,
* les allergies alimentaires,
* les traumatismes.


Ces stress, ajoutés à la fatigue et à la « malbouffe », aboutissent à un dérèglement du « pH ».


"pH" : un mot que vous n'avez sûrement pas entendu depuis votre dernier cours de chimie. Cela peut être hier ou il y a 20 ans. Vous avez raison, il s'agit de chimie, mais aussi de santé.

Notre corps s'efforce continuellement d'équilibrer le pH de nos fluides. Malheureusement parfois on lui donne trop de travail et il n'arrive plus à remplir son contrat. Notre équilibre acido-basique est alors perturbé; il devient trop acide ou trop alcalin. Je ne traiterai que l'acidose qui est le cas le plus fréquent.

Un milieu trop acide donne lieu à divers symptômes tel que des maux de tête, la fatigue, l'insomnie, des problèmes d'absorption, l'artériosclérose, des troubles musculaires, la fuite du calcium osseux, des pertes de mucus blanchâtres après les selles (notamment dans le syndrome du colon irritable)...

Dans notre société où l'ostéoporose est un sujet d'actualité et où les gens consomment régulièrement des anti-acides, l'acidose devrait être notre principal souci, d'autant plus que l'alimentation est la principale cause de ce déséquilibre.


Comprendre les termes pH, acides et bases

pH signifie potentiel d'hydrogène. C'est la mesure qui nous permet de déterminer si une solution est acide ou alcaline.

Une solution peut être n'importe quel liquide ; les fluides de notre corps (le sang, l'urine, la salive...) ou une boisson (le café, le thé, le vin, l'eau ...).

L'échelle de pH va de 0 à 14, 7 étant la neutralité.
Une solution est acide de 0 à 7 et alcaline de 7 à 14.


Un acide est une molécule ou un ion* qui peut contribuer un ion hydronium (H+) à une solution. Un acide a le pouvoir de neutraliser des alcalis.

Un alcali (qui est plus souvent appelé "une base") est une molécule ou un ion qui se combine avec les ions hydronium pour les neutraliser en solution.

*Un ion est un atome qui porte une charge électrique positive ou négative.

Pour simplifier, dans notre corps nous avons les ions acides H + (hydronium) et les ions alcalins HCO3- (bicarbonate). Ils se neutralisent et le but de notre corps est de maintenir l'équilibre entre ces deux ions.

Voici quelques pHs :
pH de l'estomac = 2
pH de l'intestin grêle = 6
pH du gros intestin = 8
Le pH de notre sang se situe entre 7.32 et 7.42.


Qu'est ce qu'une acidose ?

Une acidose est causée par une accumulation d'acide (H +) ou une perte importante d'ions bicarbonate (HCO3-).

Dans les conditions normales, la stabilité du pH dépend de notre ingestion d'acides et de leur excrétion via les poumons et les reins.

Quand le régime n'est pas équilibré, ou que nos reins et/ou poumons ne fonctionnent pas correctement, le corps ne peut pas maintenir un pH stable. Les acides en excès ne sont pas éliminés et nos fluides ont tendance à devenir acides.

Une variation importante de notre pH sanguin peut être mortelle. Il doit absolument rester entre 7.32 et 7.42.
Nous verrons plus tard ce que notre corps peut faire pour limiter une éventuelle variation.


Comment notre corps réagit-il et régule-t-il l'acidose?

Avoir une acidose signifie que notre corps ne peut plus compter sur les ions bicarbonate.

Nous en avons soit perdu une quantité importante ou alors la concentration d'acide est telle que n'avons pas assez de bicarbonate pour neutraliser l'acidité.

Notre corps, dans certaines limites, peut amortir l'acidité, en recourant à des « systèmes tampons ». Il va utiliser d'autres composés alcalins. Ceux-ci peuvent être le potassium, le magnésium, le calcium...

Le corps utilise d'abord les alkalis facilement disponibles. C'est-à-dire ceux fournis par l'alimentation.

S'il n'en trouve pas assez il va alors mobiliser le calcium des os et des dents, et le potassium des muscles.


Qu'arrive-t-il si nous ne prêtons pas d'attention à l'acidose ?

Malheureusement une acidose peut passer inaperçue pendant plusieurs années.

Une acidose chronique peut mener à:

  1. Des dégâts cardiovasculaires.
  2. Une accélération de dégâts faits par les radicaux libres, contribuant probablement à des mutations cancéreuses.
  3. Un vieillissement prématuré.
  4. L'ostéoporose.
  5. Des douleurs rhumatismales, musculaires et articulaires.
  6. Des calculs rénaux et biliaires.
  7. Une baisse du tonus et une fatigue chronique.
  8. Des troubles des fonctions digestives (ex: syndrome du colon irritable).

Alimentation et société ?

L'acidose est un réel problème de société.

L'alimentation classique des pays industrialisés est riche en protéines et pauvres en fruits et légumes. De plus, notre consommation de sodas ne cesse d'augmenter. Ces boissons renferment d'importantes quantités d'acide phosphorique. Nous mangeons de plus en plus des produits raffinés tels que la farine blanche et le sucre raffiné, utilisons beaucoup de médicaments et d'édulcorants chimiques artificiels.

Une telle alimentation libère dans notre corps des sulfates et des phosphates responsables de l'acidification de celui-ci.

Nombreuses sont les personnes qui souffrent d'acidose et qui se rabattent sur les anti-acides.

La prochaine fois que vous buvez un coca, regardez l'étiquette. Vous verrez que l'acide phosphorique est un des ingrédients de cette boisson. Le pH de cette boisson est autour de 3. Nos reins ne peuvent pas excréter une urine dont le pH est inférieur à 5.
Les acides dans cette boisson doivent être neutralisés. Si vous n'avez pas mangé avec votre coca un plat plein de fruits et de légumes, votre corps va prendre le calcium de vos os pour neutraliser cette boisson.


Liste des aliments formateurs d'acides et de bases

Au cours de la digestion, les aliments que nous ingérons sont réduits en tout petits morceaux que l'on appelle résidus alimentaires.
Ceux-ci seront soit acides soit alcalins.

Les aliments qui produisent des résidus alcalins sont appelés "aliments alcalinisants" tandis que ceux produisant des résidus acides sont appelés "aliments acidifiants".

Le corps a besoin des deux types d'aliments. Cependant les aliments alcalinisants doivent prédominer sur les aliments acidifiants.

Un aliment au goût acide n'est pas nécessairement un aliment alcalinisant.
L'acide citrique du citron, par exemple, donne après digestion un résidu alcalin. Ses acides sont volatils et facilement exhalés par les poumons. Le citron est donc un aliment alcalinisant.


 

Aliments acidifiants

Aliments alcalinisants

Protéines animales

Toutes les viandes, poissons, crustacées.
Le beurre, le saindoux...
Les fromages fermentés.

Le lait

Boissons

Les alcools, le café et les thés du commerce.

Les jus de légumes, les jus de fruits frais...
Les thés verts, banchi ou kombucha.
Les infusions de plantes.

Céréales et légumes secs

Tous les légumes secs (pois chiche, lentilles, haricots rouges...) sauf le soja.
Toutes les céréales (y compris leurs dérivées: pates, pain...) sauf l'orge.

Graines de soja, produits dérivés du soja et l'orge.

Fruits (frais ou secs)

Aucun sauf l'abricot et la prune.

Tous sauf l'abricot et la prune.

Fruits oléagineux et graines

Tous les fruits oléagineux (noix de Cajou, cacahuètes, noix de pécan, noix...) sauf les amandes et les noix du Brésil

Amandes, noix du Brésil, chataignes, noix de coco, graines de citrouille, de sésame, de tournesol.
Les graines germées.

Légumes

Les huiles végétales raffinées.
L'asperge, l'artichaut, les choux de Bruxelles, le cresson, la rhubarbe, les tomates et les oignons.

Les huiles végétales de premiere pression à froid.
Tous les légumes sauf l'asperge, l'artichaut, les choux de Bruxelles et les oignons.

Légumes orientaux

Aucun

Maitake, Daikin, Pissenlit, Shitake, Kombu, Reishi, Nori, Umeboshi, Wakame...

Produits sucrés

Les bonbons, le miel, le sirop d'érables, la saccharine, les boissons sucrées, le sucre, le chocolat...

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Autres

Médicaments, les vinaigres du commerce, les produits chimiques...

Le vinaigre de cidre
Les épices: canelle, curry, gingembre, sel de mer, miso, tamari...

Évaluez l'acidité ou l'alcalinité de votre corps

La meilleure façon est de tester le pH de votre urine.
C'est très facile à faire. Il vous suffit de vous procurer des bandelettes de papier pH que vous humidifierez avec votre urine.
La bandelette se colorera immédiatement. Chaque couleur correspond à un pH.


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La première urine que vous excrétez quand vous vous réveillez ou pendant la nuit peut avoir un pH 5 ou même plus bas. Quand nous dormons notre corps se débarrasse de son acidité.
Mais dans la matinée et pendant la journée notre urine doit avoir un pH compris entre 7 et 7.5. Cela signifie que le corps fonctionne dans une tranche de pH saine.

Il est aussi possible d'avoir une urine acide après un exercice physique intense (pendant l'effort notre corps produit des quantités importantes d'acide lactique), ou après être resté longtemps dans une pièce peu aérée. Une promenade à l'extérieur ramène notre urine à un pH normal.
Tandis que nous marchons en plein air, notre corps brûle certains acides et les excrète via nos poumons.


Comment rétablir l'équilibre acide-base ?

Tout d'abord, si vous avez vraiment une acidose, vous devez en parler à votre docteur. Il fera quelques analyses pour s'assurer que tout est en ordre.

Il vous restera alors à travailler sur votre régime et votre mode de vie.

Voici quelques conseils qui vous aideront à rééquilibrer votre corps:

  1. -Limitez votre consommation d'aliments acidifiants et augmentez votre consommation d'aliments alcalinisants. Attention; ne faites pas l'erreur de devenir trop radical. Il est aussi mauvais pour le corps d'être trop alcalin que trop acide. L'alimentation idéale est de consommer 1/3 d'aliments acidifiants et 2/3 d'aliments alcalinisants.
  2. -Évitez les protéines animales et matières grasses au dîner.
  3. -Buvez 1.5 litres d'eau par jour. Choisissez une eau qui a un pH neutre.
  4. -Évitez n'importe quelle sorte de boissons gazeuses et les sucreries.
  5. -Essayez de désintoxiquer votre corps deux fois par an (automne et printemps).
  6. -Faites de l'exercice quotidiennement.
  7. -Prenez du temps pendant la journée de faire quelques profondes respirations. De préférence à l'extérieur.
  8. -Détendez-vous. Moins vous accumulez de stress, mieux c'est ! « Apprenez à relativiser les événements ».
  9. -Même si vous pensez que rien ne va dans votre vie, il y a toujours quelques choses de bien; trouvez-le. Prenez tout ce qui vous arrive avec philosophie.
  10. -Consommez régulièrement et modérément du bicarbonate de sodium (et non pas de soude !), ce remède de grand-mère accessible dans toutes les épiceries rééquilibre l’acidité du corps.

   

Voilà, tout est dit... en espérant que ces deux articles puissent vous venir en aide, si vous souffrez de ces maux parfois très gênants!

 

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