2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:59

Le cerveau des timides est le siège d'une activité intense qui le rend très sensible aux visages des autres.

 

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Ils se cachent dans les soirées, bafouillent lors des présentations, rougissent à la moindre occasion... Les timides n'ont pas toujours la vie facile, et ils le doivent peut-être à leur cerveau. Une étude de l'Université de Sacramento a montré que le cerveau timide est surtout un cerveau très réactif, qui s'emballe facilement lors des situations inhabituelles.

 

Elliott Beaton et ses collègues ont fait passer des tests de timidité à une centaine d'étudiants et ont retenu les 12 les plus timides ainsi que les 12 les moins timides pour une expérience. Dans cette expérience, les étudiants devaient observer une suite de photographies et décider le plus vite possible s'il s'agissait d'hommes ou de femmes. Les visages exprimaient une palette d'émotions allant de la peur à la joie en passant par la colère, le dégoût, la tristesse.

 

E. Beaton a constaté que les mêmes aires cérébrales s'activaient chez tous les sujets, mais que certaines (le cortex préfrontal médian pour la tristesse, ou le gyrus frontal inférieur et l'insula pour la joie) s'activaient plus chez les timides que chez les autres. En fait, le cerveau timide est globalement plus actif que la moyenne, et il n'existe pas de zone cérébrale qui soit moins active. Le timide souffre d'un excès de réactivité aux émotions exprimées sur les visages.

 

Est-ce héréditaire ? Dans la phobie sociale, qui est une timidité poussée à l'extrême et handicapante, une composante génétique existe, observable notamment chez les jumeaux phobiques sociaux. Ainsi, il est possible que la timidité ait une composante génétique, mais l'environnement familial joue également un rôle : les parents timides font des enfants qui ont aussi plus de chances que les autres d'être timides, étant habitués à adopter des comportements prudents, voire craintifs. Mais la timidité n'est pas forcément un défaut (elle est socialement bien acceptée chez les femmes), et un timide peut être plus apprécié qu'un extraverti désinhibé qui tutoie tout le monde sans ménagement dès la première minute.

 

Source: Pour la science.


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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:25

"Suite à de nombreuses demandes d’explications concernant les termes liés à la psychologie, je vous propose un petit dico des fonctions clés du domaine psy."

 

Voyez ci-dessous :

 

 

Le neuropédiatre

Il cherche la cause d'un trouble ou d'un retard repéré chez un enfant ou un adolescent. Son rôle est de détecter et de traiter les pathologies neurologiques.

 


Le pédopsychiatre

Egalement médecin de l'enfant et de l'adolescent, il traite les troubles plus " lourds " comme, par exemple, la confusion mentale. En qualité de psychiatre, il prescrit des médicaments et peut décider d'une hospitalisation.

 


Le psychanalyste

Il est le spécialiste de la verbalisation des pensées et de l’association des idées qui se présentent au sujet, dans un contexte où ce qui a été refoulé peut ressortir. Sa fonction le conduit essentiellement à libérer le patient des troubles et des angoisses. 

La psychanalyse pour enfants implique les mêmes bases théoriques, mais on utilise, pour remplacer ou étayer la parole, différentes techniques : pâte à modeler, jeux, rêve éveillé et psychodrame (exemple :" jeu de rôles ") pour les plus grands.

 


Le psychothérapeute

Il ne prescrit pas de médicaments, mais utilise des techniques basées sur la parole et sur l'expression, ainsi que des thérapies cognitives et comportementales. L’exercice de sa fonction l’associe souvent à la psychanalyse.

 


Le psychiatre

Il utilise essentiellement "deux méthodes thérapeutiques simultanées": la psychothérapie et l'utilisation de « psychotropes » ou « neuroleptiques », dont il attend une action curative sur les symptômes. Le psychiatre est le seul à pouvoir délivrer des médicaments sur ordonnance, il peut aussi décidé d’une hospitalisation. Beaucoup de psychiatres cumulent leurs fonctions à la pratique de la psychanalyse.

 


Le psychologue

Titulaire d'un diplôme universitaire, son rôle est essentiellement de pouvoir réaliser un examen psychologique complet comprenant un entretien, des tests de mesure du QI et des tests de personnalité. Sa fonction l'amène également à mesurer et à quantifier les facultés cognitives de la psyché humaine.

 


Le psychomotricien

C'est le spécialiste des troubles moteurs. On le consulte, entre autres, pour des problèmes de latéralisation découverts en fin de maternelle. Toutefois, son travail avec l'enfant (à base de dessins, de jeux et de mouvements) le conduit fréquemment à signaler des soucis d'ordre psychologique.

 


Le psychologue scolaire

A mi-chemin entre le psychologue et le pédagogue, il joue un rôle essentiel en maternelle. En indiquant aux enseignants les symptômes qui doivent alerter, il permet de mettre en garde quand des problèmes apparaissent et de rediriger les enfants vers un spécialiste avant que les difficultés ne s'aggravent.

  

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 19:35

Que ce soit ceux de première ou de deuxième génération, les neuroleptiques multiplient par deux le risque de mourir d'un problème cardiaque soudain.

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En France, chaque année, 40 000 adultes apparemment en bonne santé meurent d'un problème cardiaque le plus souvent insoupçonné. Le décès survient moins d'une heure après le début des symptômes qui évoquent un défaut d'irrigation du cœur : c'est la mort subite de l'adulte, qui représente près de la moitié des décès d'origine cardiaque.


On ignore les causes de ces défaillances cardiaques imprévisibles, mais on savait que les neuroleptiques dits de première génération en augmentent le risque ; selon Wayne Ray et ses collègues, du Département de médecine préventive de Nashville, dans le Tennessee, il en va de même de ceux de seconde génération, plus utilisés aujourd'hui.

 

Les neuroleptiques sont indiqués dans le traitement de certains troubles psychiatriques, telle la schizophrénie. Les neuroleptiques de seconde génération dits atypiques sont aujourd'hui davantage prescrits parce qu'ils auraient moins d'effets secondaires (risque de décès plus faible, moins de troubles moteurs, etc.).


W. Ray et ses collègues ont étudié le devenir de plus de 90 000 personnes âgées de 30 à 74 ans, dont la moitié ont pris des neuroleptiques classiques et l'autre des neuroleptiques de seconde génération, et ils les ont comparées à 186 600 personnes n'en ayant jamais pris. Une forte consommation de neuroleptiques de première génération multiplie par 1,99 le risque de mort subite et ceux de seconde génération par 2,26. Et le risque est d'autant plus élevé que la posologie est élevée. Mais cette influence des neuroleptiques s'efface à l'arrêt du traitement. On pense que les neuroleptiques perturbent le rythme cardiaque en agissant sur des canaux ioniques présents dans les muscles, notamment le cœur.

 

 

Source : Pour la science.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:32

La relation de couple est en pleine mutation. Après le modèle romantique de l'amour fusionnel émergerait une nouvelle conception de la vie à deux : l'amour fissionnel, qui permet de conjuguer affirmation de soi et sentiment amoureux.

Finalement, après bien des tentatives maladroites de définir l'amour, celui-ci ne resterait-il pas un mystère ?

  

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Parmi les multiples crises, réelles ou supposées, que les experts diagnostiquent et dont les médias se font régulièrement l'écho, celle qui affecte la famille est des plus centrales pour les sociétés modernes (1). Or, s'il faut croire Auguste Comte et ses descendants positivistes, il s'agit du socle constitutif de l'organisation sociale, structurant l'ensemble des autres composantes de la vie collective.

 

Cette visée n'a pas pour seul effet de rendre toute évolution suspecte, mais d'attacher les sciences humaines et sociales à une conception conservatrice des liens privés. Tout éloignement du modèle normatif de la famille, idéalisée comme « traditionnelle », est d'abord considéré comme suspect et dangereux. Et les indicateurs ne manquent pas : reconnaissance, puis augmentation des divorces, révision des rôles et du partage des tâches, émancipation et revendication du travail des femmes, baisse de la natalité, développement des méthodes contraceptives, chute du nombre des mariages, accès à la légitimité des couples concubins, élaboration de statuts nouveaux, tel le Pacs, émergence de formes familiales nouvelles comme les familles mono ou multiparentales, recomposées ou polynucléaires, remise en cause de l'autorité puis du patronyme paternel, augmentation vertigineuse du nombre de célibataires, affirmation des unions homosexuelles, revendication novatrice de l'homoparentalité... La liste est longue des changements à l'oeuvre dans la sphère familiale depuis deux siècles qui, à chaque fois, déclenchent des réactions d'effroi quant aux conséquences pour le maintien de l'ordre social et la bonne santé des membres de la famille, notamment des enfants, toujours instrumentalisés pour la circonstance.

 

Au-delà des débats idéologiques, nous voudrions souligner combien la crise est en réalité structurelle, dont ces multiples faits sont les jalons. Elle exprime, depuis la naissance de la sociologie, le même principe qui s'affirme progressivement en prenant des formes nouvelles. Plutôt qu'une dégradation d'une famille originelle - l'étude historique nous en dévoile le caractère mythique -, une dégénérescence de liens idéaux, une atteinte à la morale traditionnelle ou un danger pour l'équilibre des individus, nous préférons lire les symptômes d'une évolution cohérente des moeurs.


Amour dans le mariage, mariage d'amour


C'est le statut de l'individu, conjugué à la métamorphose des relations affectives, qui donne un sens à ces mutations. Si l'amour est devenu constitutif des rapports conjugaux, la variation de son expression a inévitablement des conséquences sur la structure familiale. La crise n'est pas en soi dissolution et décomposition, mais passage d'un état à un autre au travers de phases de déconstruction des anciens repères et de reconstruction de nouveaux. Même si elle est toujours déstabilisatrice, la transition met à jour de nouvelles relations.

 

Dans le film La Crise, de Coline Serreau, plusieurs couples sont mis en scène. Ils expriment assez bien l'évolution survenue dans les structures conjugales depuis l'après-guerre. Comme souvent, les représentations sociales, ici cinématographiques, permettent de modéliser des situations sociologiques. Arrivée à la cinquantaine, la mère, interprétée par Maria Casarès, revoit le contrat de couple qui la lie à son conjoint. Elle s'est consacrée jusque-là corps et âme à son mari et à ses enfants, mais elle prend conscience que cette vie était un don de soi. Si elle ne regrette pas nécessairement cette expérience, elle entend à présent affirmer ses envies et ses désirs. Après s'être préoccupée des autres, et s'être vraisemblablement mutilée, elle décide de vivre pour elle-même. Elle estime qu'elle peut très bien à présent s'accorder du temps pour s'écouter.

Cette idée simple, combien de femmes ne l'ont-elles pas un jour pensée ? Ceci signifie au moins deux choses : que les femmes de cette génération n'entendent pas se sacrifier pour la vie, à l'instar de leur mère ; ensuite, que la vie de famille était jusque-là un renoncement. Il faut expliquer ces deux conséquences. La destinée des femmes a été historiquement construite comme un devoir d'abnégation, mais elles n'entendent plus en assumer le poids. Ainsi reprennent-elles leur liberté ou refusent-elles d'entrer dans ce type de lien, qui annihile pour un temps au moins leur subjectivité. Si les mères revendiquent leur émancipation après avoir fait les frais d'un modèle aliénant pour leur personnalité, leurs filles sont plus rétives à y entrer et plaident pour une transformation des relations dès le départ. Ainsi les premières divorcent et les secondes entendent changer le lien familial lui-même pour ne pas y sacrifier une part de leur existence. C'est le cas - dans le film - de sa fille, Zabou, dont nous reparlerons plus loin.

 

C'est le dilemme de la modernité : alors qu'elle était d'une autre nature auparavant, la relation matrimoniale s'est établie sur l'inclination. Au mariage d'intérêt a succédé l'amour dans le mariage, puis le mariage par amour. Le devoir chrétien de s'aimer parce qu'on était marié a été remplacé par le rêve de se marier parce qu'on s'aimait. Si l'évolution a incontestablement l'air d'un progrès social, un certain héritage religieux s'est trouvé mêlé aux caractéristiques romantiques pour inventer et mettre en place le modèle du mariage d'amour. A l'impératif chrétien d'abnégation fait aux femmes de se consacrer à leur époux et leur descendance s'est substituée la construction de la destinée sentimentale comme réalisation de soi. Elevées dans l'attente du grand amour et du prince charmant, les femmes étaient alors supposées y trouver le sens de leur existence. En se sacrifiant à leur famille, elles faisaient de l'amour le but de toute leur existence.

 

Ainsi, à la promesse d'émancipation contenue dans la philosophie des droits de l'homme, portée par la Révolution française, a répondu le nouvel idéal de fusion romantique et de complémentarité des amants unis selon un même motif. Les femmes ont été dupes de ce rêve pour un temps, l'idéologie de la différence des sexes venant renforcer et naturaliser des rôles sociaux inégalitaires (2). La prétendue destinée naturelle des femmes à aimer, « leur sainte mission », selon les mots d'Auguste Comte, a alors été justifiée tant par les artistes, les intellectuels que les savants. Mais ce qui a permis l'émergence de la sentimentalité dans le couple, à savoir le processus historique d'individualisation, est justement ce qui, mené à terme, en bouleverse l'expression. L'individu s'est émancipé de la communauté, de la parentèle et des unions imposées, il a affirmé son libre choix. L'amour a pu devenir le socle des relations matrimoniales. Mais l'illusion subsistait : la femme replongeait aussitôt dans l'anonymat.


Le trompe-l'oeil de la fusion romantique


Parce que les femmes ont conquis une reconnaissance sur le marché du travail, qu'elles ont affirmé le droit à disposer d'elles-mêmes, notamment de leur corps, elles n'entendent plus renoncer à leur individualité que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la famille. Or, le modèle de la fusion romantique n'est envisageable que si l'un des deux partenaires accepte de disparaître dans l'opération. La subjectivité de l'un doit se réduire à celle de l'autre pour que l'idéal fonctionne. Historiquement, ce sont les femmes qui étaient élevées « pour disparaître ». Le message d'amour leur était principalement adressé. Les hommes ne faisaient pas de l'amour le tout de leur existence, ils laissaient les femmes en alimenter le culte, commentent Gilles Falconnet et Nadine Lefaucheur (3).

 

Dans la réalité, ce modèle n'a existé que sporadiquement et dans certaines catégories sociales. Dans la plupart des classes sociales avant-guerre, on ne se marie pas vraiment par amour même si cet idéal est déjà affirmé, l'amour survient surtout après la cérémonie de mariage. Il est plus un devoir qu'un droit. Pour cela, l'union est assez solide car elle repose clairement sur le sacrifice d'une des deux individualités. C'est après-guerre que se généralise le mariage d'amour. Au sacrifice affirmé succède le sacrifice dissimulé. Or, une fois l'expérience menée, les enfants élevés, les femmes prennent conscience que l'idéal de partage est un trompe-l'oeil qui cache une situation inégalitaire. Elles seront pour cette raison de plus en plus nombreuses à demander le divorce et à recommencer leur vie, comprenant parfois le dévouement que l'amour leur réclame trop souvent.

Mais l'amour n'est qu'un mot ! Polysémique, il se charge des signifiants qu'on lui accorde. Pour cette raison, il s'adapte et se transforme au gré des situations sociales et culturelles. Un nouveau type de relation amoureuse émerge donc avec une certaine « déromantisation » des relations. Même si l'idéal demeure, notamment alimenté par les producteurs de rêve, la fusion est en recul dans la réalité.

  

La mise en couple fait de plus en plus de place à l'affirmation des deux individualités.

Dès lors, les situations se complexifient et de nouveaux repères doivent être trouvés pour gérer les rapports intrafamiliaux. Les modes d'aimer hérités des modèles parentaux, de la socialisation amoureuse imprégnée de romantisme, des apprentissages issus des fictions romanesques se confrontent aux exigences des individus à être sujets de leur histoire et, plus précisément, à la volonté des femmes d'exister pour elles-mêmes.

 

Un archétype de la femme réduite au rang d'objet, totalement dépossédée de soi par le mariage, nous est proposé dans Un air de famille de Cédric Clapish. Epouse modèle, son existence se réduit à l'horizon de son conjoint. Cette aliénation est insupportable à sa belle-soeur, plus jeune, revendicative et certaine de ne pas tomber dans ces humiliations. Elle saura composer un autre couple, où l'autonomie sera de mise. Ainsi s'invente un mode d'aimer qui doit concilier l'autonomie au partage d'une expérience existentielle qui ne veut en rien perdre de sa force. Si la passion amoureuse paraît moins violente qu'aux plus belles heures du romantisme, nourries de sublimation de la sexualité, ce sont des relations plus sereines, et peut-être moins névrotiques qui se font jour. Le couple doit apprendre de nouveaux partages qui permettent à chacun d'exister sans se nier. Les relations préromantiques offraient à chacun de développer un univers qui lui était propre. Il y avait séparation des genres, les rôles sociaux étaient nettement distincts. L'homme comme la femme avaient leurs univers particuliers. Dans l'aristocratie, il arrivait même que mari et femme ne se croisent qu'occasionnellement. L'un demeurant à Paris, l'autre en province, leur réseau social n'était pas confondu. Si tous les couples n'atteignaient pas ce paroxysme, ce système se retrouvait peu ou prou partagé par tous. Le mariage n'était pas synonyme de confusion des destins. C'est un peu à ce défi qu'est convoqué le post-romantisme, puisque le rêve néoplatonicien n'a pas tenu ses promesses.

 

Les contradictions de l'amour fusionnel sont multiples, et les raisons psychanalytiques qui en rendent les manifestations infantiles ne sont pas les moindres. La fusion est une disparition de soi, une gazéification quand elle n'est pas synonyme du désir d'engloutir l'autre, de se l'approprier pour mieux le posséder. Nombre d'auteurs ont souligné les caractéristiques de l'amour romantique qui conduit au mimétisme des amants, à leur si parfaite entente qu'elle suppose l'aliénation de leur existence individuelle. David Cooper faisait remarquer que chacun s'approprie si bien l'autre que les deux finissent par s'autodissoudre l'un dans l'autre), et Ti-Grace Atkinson de noter que c'était plus souvent la femme qui fait les frais de ce « cannibalisme métaphysique »(4). Car les effets, s'ils sont partagés, sont malgré tout plus lourds à supporter pour celles qui font de l'amour l'essentiel de leur vie. Comment mieux dire que Clara Malraux ce que représente ce don de soi à l'homme aimé : « Je m'apercevais que vivre avec André était un cadeau royal que je payais de ma propre disparition »(5)?

  

La critique féministe a martelé l'injustice de ce discours d'amour, d'autant plus pervers qu'il prétend que c'est là la chance et le salut des femmes. Cependant, les mécanismes mêmes de l'amour romantique n'ont pas fait l'objet d'une attention aussi soutenue qu'ils le méritent, d'une part parce qu'il s'agit d'un sujet jugé futile (« un truc de bonnes femmes », justement), d'autre part parce que la critique de l'idéal romantique est jugée inconvenante, puisqu'il s'agit du rêve même de l'innocence et de la pureté. Il est permis aussi de penser que ce n'est pas dans l'intérêt des hommes d'en débusquer les contenus idéologiques, qui finalement les servent, et que les femmes rechignent à déconstruire ce qui constitue le fond même de l'espérance. Trouver le prince charmant, l'homme parfait qui nous comprenne mieux que nous-même, sa moitié perdue, « le bon numéro » à la loterie de l'amour, facteur de révélation de soi, fait encore figure d'idéal pour nombre d'entre elles. Les médias et les fictions surfent allégrement sur ces illusions. Pourtant, la déconstruction de l'amour romantique ne signifie pas le renoncement à toute forme d'amour : simplement, il s'agit de l'invention d'un nouvel art d'aimer.


L'émergence du ternaire


Au quotidien, s'actualise un dépassement des relations tenues jusque-là pour idéales. En cela, les pratiques sont en avance sur les représentations sociales de l'amour. Il ne s'agit plus de se confondre. La relation est la réunion de deux vies qui ouvre sur une tierce histoire, celle du couple (6). Les trois récits disposent de leur autonomie. Apprendre à exister ensemble et séparément. « Etre libres ensemble », selon la belle formule de François de Singly (7). La recherche d'indépendance de chacun des membres du couple a été interprétée parfois comme une stratégie égoïste, parce qu'à l'aune du parangon fusionnel. Pourtant, il ne s'agit pas de renier l'amour que l'on se porte mais de le nourrir de respirations extérieures. Georg Simmel se demandait déjà si on ne s'appartiendrait pas davantage qualitativement en s'appartenant moins quantitativement (8).

  

Logiquement, les nouveaux couples aménagent des temps de partage et des espaces de ressourcement. La famille des années 50 a vécu. Il n'est plus imaginable de tout faire ensemble parce qu'on s'aime. Ce n'est pas un hasard si ce sont les femmes qui sont les plus en attente de cette liberté car elle s'accompagne inévitablement de nouveaux rapports et d'une plus grande égalité entre les partenaires. C'est d'abord dans la sphère du travail, puis celle des loisirs que l'autonomie s'affiche. Les jeunes femmes apprécient de passer des soirées entre filles, et des amis d'aller au cinéma, sans nécessairement être accompagnés de leurs compagnons ou compagnes respectifs. Ces faits d'apparence anodine sont des signes qui passent inaperçus, qui semblent « naturels », mais qui augurent de nouvelles formes conjugales. Car l'indépendance, si elle est plus ou moins affirmée selon les contrats de couple, est néanmoins un trait partagé par l'ensemble, et caractérise une tendance de fond. Le couple comprend l'altérité, et reconnaît l'existence du tiers. Ce qui était hier occulté, dissimulé ou renié est susceptible de s'exprimer plus ouvertement. C'est ce que nous avons proposé de désigner sous le terme d'amour fissionnel.

 

Dans La Crise, la famille est surprise de la réaction de la mère qui, un jour, se rebelle et décide de prendre du temps pour elle. Si le comportement de sa fille, Zabou, est davantage compris, il est pourtant bien plus radical. Il incarne la volonté de vivre avec et sans l'autre. Cette contradiction se résout par le choix de faire habitat séparé. Cette forme de conjugalité nouvelle, baptisée « couple non cohabitant » dans les enquêtes de l'Ined, commence à devenir statistiquement repérable (9). C'est la forme symptomatique d'une conception du couple qui prend des formes moins extrémistes pour le plus grand nombre. Certains préfèrent faire chambre séparée, d'autres passer des fins de semaines ou des vacances sans l'autre. Plus souvent il s'agira de passer une soirée, de s'accorder un déplacement, de pratiquer des activités sans son conjoint. Avoir la joie de se retrouver, penser à l'autre dans l'éloignement nécessite la distance. Pouvoir faire la grasse matinée, dormir avec ses chaussettes ou sauter un repas, sans regard ni justification, sont des banalités dont un sociologue sérieux ne saurait faire état. Ce sont pourtant ces petits riens qui permettent à l'individu d'éprouver un sentiment de liberté et de réaffirmer un principe de renouvellement de son existence.

  

Le quant-à-soi est une protection contre le risque de négation de son identité. Disposer de son jardin secret permet de cultiver d'abord pour soi-même, mais aussi d'aller à la rencontre de tous les autres. La solitude devient une ouverture sur l'altérité. Pour cela, le mode de vie célibataire est de plus en plus apprécié puisqu'il peut être synonyme de relations sociales plus riches et d'activités culturelles plus denses. Le couple fissionnel propose de bénéficier des deux types d'avantages. Se lier sans se nouer l'un à l'autre, résume l'éthique des couples qui entendent bénéficier d'une relation qui ne soit pas un enfermement.

 

Le couple fissionnel nécessite de repenser les termes du contrat. Si la plupart des couples s'accorde une ouverture à l'altérité qui demeure insérée dans les repères traditionnels, en permettant au vécu affectif de s'épancher - et parfois aux relations sexuelles, mais plus rarement aux relations sentimentales et amoureuses -, ce qui importe, c'est de noter la tension inévitable qu'il convient de gérer entre le couple et le groupe. Toujours le tiers est présent, auquel il faut assigner une place. A la figure de l'adultère succède celle de la reconnaissance plus ou moins formelle. La fidélité doit trouver de nouvelles frontières qui ne sont pas nécessairement celles du corps. La dédramatisation des aventures extra-conjugales rend possible de les vivre ouvertement sans être en proie à la souffrance et sans se résoudre au crime passionnel, ni même à la séparation.

 

Mais ce n'est pas là le plus important. La sexualité n'est qu'une des expressions des nouvelles relations instaurées dans le couple. Le climat de confiance généré par une entente plus amicale entre les hommes et les femmes, que la plus grande égalité des partenaires rend possible, conduit à découvrir un polymorphisme des échanges. L'énergie puisée dans la rencontre avec autrui alimente le couple et lui permet de se régénérer. L'autonomie n'est pas porteuse de morcellement et de rupture, mais bien au contraire de la régénérescence des liens. La dissémination d'un principe de réaffirmation de soi dans la multiplicité des échanges sociaux entretenus fournit aux partenaires une assurance pour le partage d'une expérience commune. Leur existence y puise une légitimité sans s'y résoudre.


De nouveaux codes relationnels


L'ouverture au tiers bouleverse dans le même élan l'ensemble des relations sociales. Avec les redéfinitions du couple et de ses limites, ce sont les identités qui sont interrogées. L'interchangeabilité des rôles est une dimension incontournable des nouveaux couples. Si les hommes acceptent l'affirmation des femmes, ils sont eux-mêmes en prise avec une redéfinition de la masculinité (10). La porosité gagne les solides frontières entre le masculin et le féminin, mais aussi entre les orientations sexuelles. Si les modes de vie plus indépendants des homosexuels ont pu servir de modèle à la constitution d'un nouveau contrat de couple, à l'heure où la revendication de légitimité et de visibilité sociale fait réclamer un mariage homosexuel, c'est surtout à un dépassement des enfermements que l'on assiste. Pour Michel Dorais, les ambisexuels sont les trouble-fête de l'intégrisme identitaire (11). De même, la sexualité génitale/anale est-elle remise en cause pour une conception plus large et polymorphe. La réhabilitation de la tendresse, de la séduc- tion et de la sensualité sont autant d'effets de cette ouverture.

 

Peut-être est-ce là l'effet d'une approche queer qui imprègne l'air du temps pour forger d'autres mentalités, que Ilan Duran Cohen met admirablement en scène dans La Confusion des genres. Le recouvrement des notions, de masculin/féminin ; homo et hétérosexualité ; sexualité et polymorphisme sont corollaires des envies d'adopter tous les rôles, selon les désirs en présence. Le mode de vie couronnant l'union des célibataires est alors la forme la plus aboutie pour vivre avec et sans l'autre, dans une forme de couple qui garantisse l'indépendance et la sauvegarde de son autonomie. Non pas que l'identité soit alors définitivement préservée, mais qu'il soit possible d'en changer à volonté. Les nouveaux liens, ce sont des relations où l'identité peut être sans cesse redéfinie, au gré des rencontres et des circonstances. C'est la poly-identité potentielle qui devient la garantie de son identité. Le partenaire n'est plus celui qui m'assigne à une identité, stable et rigide, mais qui me permet d'affirmer une polyvalence dans le renouvellement que me propose la rencontre avec tous les autres.

 

Avec la reconnaissance de la légitimité de la relation au tiers comme constitutive de la relation de couple, une nouvelle ère commence. Certes, la période contemporaine se caractérise par la juxtaposition de contrats de couple hétérogènes. Tous n'obéissent pas au même credo, et certains vont plus loin que d'autres dans la démarche. Mais ce qui caractérise le modèle du couple fissionnel c'est, dans son extrême pluralité, la récurrence de la possibilité d'une vie séparée. Quelque part le couple se ménage, même sur un mode mineur, le droit de ne plus être en couple.

 

Ce qui est remarquable, c'est la recherche commune de faire conjuguer affirmation de soi et relation conjugale construite sur le sentiment amoureux. Qu'un des critères s'estompe et la relation est remise en cause. Il devient peu supportable de se perdre dans une relation, ou de la maintenir si l'amour n'est plus. Or, celui-ci se régénère d'autant mieux qu'il peut s'alimenter à d'autres sources. Il est donc envisageable que les séparations régressent à l'avenir, quand les couples auront su remettre véritablement en question l'héritage romantique et se forger d'autres principes. Quand le tiers aura pleinement et véritablement droit de cité, l'abandon sera non avenu. Encore de manière confuse, ces relations s'inventent et établissent de nouveaux codes. Elles doivent souvent entrer en lutte, s'affranchir des représentations sociales proposées comme idéal. Le Grand Amour autosuffisant dispose encore de ses lettres de noblesse. Le démythifier permet de retrouver sereinement d'autres partages.

 

www.SciencesHumaines.com

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 08:45

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Dans l’article précédent, nous avons constaté que les organes et le cerveau étaient reliés par le système nerveux (système neurovégétatif) et formaient un ensemble cohérent, fonctionnant, en théorie, en parfaite harmonie...


Mais beaucoup se demandent, dans cet ensemble cohérent, pourquoi une cause psychique (angoisse, anxiété, phobie) peut-elle produire des troubles physiques parfois mortels ?

 

Il faut savoir qu’aucun « mal » n’est désincarné, mais tout aussi physiologique que le fonctionnement du cœur ou du pancréas. La première question à se poser est :

Qu’est-ce qu’un malade ?

 

En psychosomatique, le malade est avant tout une « Personne », pas un numéro ni un symptôme unique. Un malade qui se présente chez le médecin apporte avec lui une maladie, c’est certain, mais aussi son histoire, son vécu et ses souffrances passées.

Ce vécu véhicule des milliers de circonstances physiques et psychologiques, conscientes ou non !

 

Il faut examiner, en plus de la maladie : Le tempérament, l’hérédité physique, la transmission du terrain émotionnel, les conditionnements, l’éducation, le milieu social, les réussites et les échecs, le milieu religieux, la sexualité, les adaptations et inadaptations, la vie commune, l’enfance et l’adolescence, etc.., etc.…

 

Tout ceci constitue un travail titanesque qu’il faut pourtant entreprendre avec patience et humilité. Plus que jamais, la structure profonde du soignant rentre en ligne de mire, plus le soignant est dégagé de névroses (besoin de perfection, faux masques de la personnalité, compensations de faiblesses émotionnelles ou ego démesuré), plus il est à-même d’aider le patient de manière élargie et objective.

 

C’est donc vers ce soignant que vont converger toutes ces circonstances, lors d’une consultation, en la personne qui dit : « Je suis malade ».

 

Dans la plupart des cas, on dira à un ulcéreux : « c’est nerveux, soignez vos nerfs !!! »

Mais comment en comprendre le mécanisme ?


Imaginons un cas relativement simple:


Un homme timide, ayant souffert d'un père autoritariste et d'une mère trop protectrice.

Cet homme n'a pu s'adapter correctement dans la société faute de confiance en lui, brisée dans son passé par une éducation manquée. Le voilà donc prédisposé aux doutes, aux ruminations mentales, aussitôt que le moindre problème apparaît dans sa vie. De plus, il supporte un directeur tyrannique comme son père, se lève tôt le matin et quitte le travail tard le soir...

 

Le sujet, non adapté à l'agressivité, se referme sur lui-même, et conserve en lui toutes les hostilités et la rancoeur qu'il éprouve envers ses supérieurs. Ayant peur d'être rejeté par sa hiérarchie, il continuera à faire son travail de manière irréprochable, espérant une reconnaissance qui ne viendra jamais ou ne sera que symbolique. Malgré la fatigue et la déprime, il résistera, parce qu'en lui, deux forces sont en perpétuelle opposition: La colère et la Peur de l'abandon! (Peur fondamentale issue de l'enfance).


Comme nous l'avons vu dans l'étude du cerveau, les centres nerveux s'irritent et se dérèglent, sous l'effet du stress et de l'anxiété. Le thalamus, région des perturbations émotionnelles, devient incontrôlable!

Mais ce n'est pas tout, l'écorce cérébrale (le cortex préfrontal et frontal) qui d'ordinaire permet une bonne gestion des émotions ainsi que la relativité des événements s'est considérablement affaiblie.

La cause de cette faiblesse étant principalement le manque de sommeil, la surexcitation des neurones du cortex due à des pensées dévalorisantes continues, la colère qui tourne à vide dans les zones inconscientes apportant ses effets induits et j'en passe encore...


Toute cette accumulation de souffrances n'étant plus gérable au niveau cérébral, les influx nerveux anarchiques sont déviés vers le système nerveux sympathique et les différents organes. Si le sujet était prédisposé génétiquement à des problèmes digestifs, les facteurs multipliés (nervosité, malnutrition et refoulement) ne manqueront pas de déclencher une colite ou un ulcère.


Un système sympathique fortement perturbé peut aussi aboutir à des symptômes d'arythmie, de tachycardie, d'eczéma (psoriasis), ainsi que des douleurs violentes, voire à long terme et dans les cas les plus graves provoquer des dérèglements hormonaux ou des maladies parfois mortelles (cancer, maladies neurodégenératives, etc.).


Force est de constater qu'une pathologie traitée de façon individuelle ne reflète en rien l'état réel du patient ou la gravité de sa maladie. Ceci ouvre une petite réflexion, tant pour soi que pour le corps médical, en attendant la complétude de cet article.

                   

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 08:30

Le cerveau règne en maître sur l’ensemble des organes du corps, c’est un viscère prodigieux capable de produire le « moral » et tout ce qui s’y rattache.

Le cerveau est relié au « système nerveux » ou « système neurovégétatif », sorte de toile d’araignée se divisant en branches sympathiques et unissant toutes les parties du corps entre elles. Permettant ainsi à l’ensemble de fonctionner comme un seul tout !

 

-Voici une topographie du cerveau humain :


infographie du cerveau


L'Encéphale est la partie supérieure contenue dans la boîte crânienne, qui comprend le tronc cérébral, le cervelet et le cerveau. L'ensemble baigne dans le liquide céphalo-rachidien.

Je vous propose tout d’abord une description de cette topographie, après quoi nous aborderons dans un autre article l'approche de "La médecine psychosomatique".

(médecine considérant le corps comme un TOUT indivisible et unique par l’action du système nerveux et endocrinien).

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Les centres nerveux :


-Représenté par le chiffre 1, voici le Thalamus. Relais principal entre la périphérie et le cortex cérébral.


Pratiquement tous les messages, notamment ceux en provenance des sens, passent par le thalamus avant d'arriver au cortex. Ce thalamus est un véritable centre de tri ou ce décide quelles informations partiront vers le cortex (et donc vers une perception consciente), et lesquelles seront ignorées (donc vers l'inconscient).

Le thalamus est aussi très impliqué dans l'apprentissage, la mémoire, l'attention et la régulation des émotions, et même dans le contrôle des mouvements.


-L’Hypothalamus est dans son prolongement (non mentionné sur l’infographie).

C’est le centre de contrôle des organes et des fonctions physiologiques, qu’il régule en fonction de la situation. En cas de danger, il régule notamment le rythme cardiaque, l’oxygène et la pression artérielle soit pour fuir ou combattre. Il intervient aussi dans le sommeil, la satiété et le désir sexuel.


-En numéro 2 se trouve l’Hippocampe, zone temporale du cerveau, qui est importante dans le processus de mémorisation spatiale. Elle joue aussi un grand rôle dans l’apprentissage et dans la mémoire des événements marquants de notre vie, même à très long terme.

 

-En 3 se trouve l’Amygdale. Rien à voir avec celles du fond de la gorge. Ce groupe de neurones, en formes d’amande (d’où son nom) est un expert en détection de danger !

Il sonne l’alarme pour que les autres aires du cerveau soient prêtes à réagir. Il intervient dans la peur, l’agressivité. Mais aussi dans la mémorisation des événements riches en émotions.

 

-Enfin en 4, se situe le Corps Calleux, constitué de câbles formés par les longs prolongements de la membrane des neurones, les axones, gainés d’une matière grasse et blanche, la myéline. Ces câbles relient des neurones du cortex droit à ceux du cortex gauche.

 

Les différents lobes du cerveau et leurs fonctions : 

 

-Le Lobe Préfrontal est le quartier star du cerveau humain !

Il est chez l’homme beaucoup plus étendu que chez l’animal. Les neurones y travaillent sur de hautes fonctions comme l’apprentissage, la prise de décision, la capacité à se projeter dans l’avenir, le contrôle des émotions et du comportement et la mémoire de travail.

 

-Le Lobe Frontal s’occupe de la motricité. Il se divise en deux aires, l’aire prémotrice définit l’enchainement de contractions musculaires pour réaliser des mouvements (complexes ou automatiques) et l’aire motrice primaire donne des ordres aux muscles pour tous les mouvements volontaires. Chaque quartier de cette aire correspond à une partie du corps.

 

-L’Aire Sensitive appelée aussi aire somesthésique primaire, reçoit les messages des récepteurs du toucher, de la douleur et de la température du corps.


-La partie arrière du Lobe Pariétal se nomme aire somesthésique associative, elle est le grand carrefour des informations sensorielles de toutes origines. Ici, elles se combinent pour devenir une forme-pensée cohérente. D’autres parties du cerveau réagissent à ces formes-pensées sous l’influence de cette aire, en association avec le cortex préfrontal.


 -Le Lobe Occipital traite essentiellement les informations en provenance des yeux. Il est divisé en deux aires : l’aire visuelle primaire et secondaire qui récupèrent les données issues de la rétine et les renvoient vers d’autres aires pour la reconstitution de l’image.


Et pour en finir avec les lobes, voici le Lobe Temporal. Composé premièrement de l’aire auditive primaire, où on y dégrossit sommairement les messages captés par les récepteurs de l’oreille. L’aire auditive associative analyse ensuite les sons de façon plus affinée. Les souvenirs des sons y sont sans doute stockés. Enfin, à l’arrière du lobe se trouve L’aire de Wernicke. Aire de la compréhension du langage qui s’occupe de donner du sens aux mots et aux phrases.

 

Les bas-fonds de l’Encéphale :


-Le Cervelet s’y trouve. Il a l’apparence d’un cerveau en miniature, avec deux hémisphères, de la matière grise et un cortex cérébelleux. Il est avant tout un centre de contrôle du mouvement et ordonne des corrections pour effectuer des mouvements harmonieux, sans perte d’équilibre.


-Le Tronc Cérébral vient parachever ce tableau (non mentionné sur l’infographie). Il s’agit de la région la plus vitale de l’encéphale, qui ne doit jamais être endommagée si l’on veut survivre ! La mort est presque assurée en cas de lésion. Des groupes de neurones sont ici responsables de la régulation de la respiration, du rythme cardiaque ou du sommeil. Mais aussi de la déglutition, de l’éternuement, de la toux ou du vomissement. Le tronc cérébral relie aussi le cerveau à la moelle épinière. Toutes les communications passent donc par lui.

 


Ce descriptif prend fin et permettra dans l’article suivant de comprendre l’impact du psychisme (pensées et émotions réunies) sur le corps humain, et des conséquences physiologiques que cela entraîne. Ce sera le grand thème de La Logique Psychosomatique.

 

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Trommenschlager Franck Tous Droits Réservés ©2010. Droits sur le texte : « Le Fonctionnement cérébral ». Article rédigé le 08 Mars 2010.
La loi apporte sa protection à toute œuvre sans distinction du genre, de la forme d'expression, du mérite ou destination (art L. 112-1 CPI). Aucune reproduction, même partielle, autre que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur.

                  

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 06:20

Ballonnements, brûlures, pesanteur gastrique, troubles du transit de type diarrhées ou constipation, nausées, reflux, perte de mucus, etc… Les troubles digestifs (TDF) sont nombreux, variés et fréquents !

 

Un français sur trois en souffre périodiquement ou de façon chronique, ce qui méritait bien un article sur ce sujet. Celui-ci sera moins porté sur les causes (à titre exceptionnel), que sur les conséquences, plus importantes à exposer.

J’avoue être moi-même victime de TDF, ce qui a largement contribué à la publication de ce texte.

 

Schema 01 05bis appareil digestif

 

Voici donc les étapes qui vont être évoquées ci-dessous :

 

-Quels sont les dérèglements liés au stress digestif ?

-Quelles sont les particularités de ces troubles ?

-Comment se manifestent ces troubles digestifs ?

-Quelques conseils pour atténuer ces troubles !

-Stress et acidité systémique (en second article).

 

 

Quels sont les dérèglements liés au stress digestif ?

 

La maintenance des éléments de l’appareil digestif : tube digestif et glandes digestives, ainsi que l’assurance de la fonction digestive qui leur incombe sont gérées, totalement en dehors de notre conscience, par le système nerveux autonome appelé aussi système neurovégétatif (dont l’explication complète fût apportée dans les articles précédents).

 

Ce système nerveux reconnaît deux composantes : l’une est accélératrice du fonctionnement du système digestif, l’autre au contraire a tendance à le ralentir. C’est donc lui qui commande au « péristaltisme » ! Mais que cela signifie t’il ?

 

--------------------

 

Concernant le tube digestif, il s'agit de la progression des aliments de la bouche (plus précisément du pharynx) jusqu'au rectum (anus).

Ce phénomène physiologique, appelé également motilité digestive, est un mécanisme spontané du tube digestif, commandé par le système nerveux. Sans péristaltisme, le brassage des aliments et l'absorption des nutriments, c'est-à-dire des éléments contenus dans les aliments, sont impossibles.

Les organes creux du système digestif sont entourés de muscles qui permettent à leur paroi de se contracter. Les mouvements de ces parois font non seulement progresser les liquides et les aliments mais effectuent aussi un mélange de ce bol alimentaire dans chacun des organes concernés. Ce sont ces mouvements caractéristiques de l'œsophage, de l'estomac et de l'intestin qui constituent le péristaltisme. Le péristaltisme ressemble à l'onde d'une vague océanique qui traverserait le muscle. Le muscle de l'organe concerné se rétrécit puis propulse la portion de nourriture lentement vers la suite du tube digestif.

 

--------------------

 

Normalement, ces deux composantes agissent en harmonie pour régler l’alternance des périodes de travail et de repos de l’appareil digestif. La défaillance de cette belle mécanique peut entraîner des situations qui peuvent aller du trop au trop peu.

 

Dans certains cas, face à une situation de stress, il va se produire un dérèglement plus ou moins localisé et plus ou moins temporaire de l’appareil digestif. Le stress provoque alors un « hyperfonctionnement », aboutissant à :

-Reflux gastro-œsophagien, brûlures d’estomac, crise de foie, colite spasmodique, épisode diarrhéique.

 

Dans d’autres cas, il va se produire un même type de dérèglement mais en « hypofonctionnement » aboutissant à :

Atonie gastrique, digestion difficile, insuffisance biliaire, constipation, et bien entendu ces deux types de troubles pourront s’alterner, changer de localisation, voir disparaître temporairement, chez un même individu.

 

Topographiquement, on peut diviser l’appareil digestif en trois étages : gastro-œsophagien, bilio-pancréatique et colo-intestinal. A chacun de ces trois étages, on peut retrouver des TDF classés aussi bien en hyper qu’en hypofonctionnement de l’appareil digestif.

 

Quelles sont les particularités de ces troubles ?

 

Le caractère fonctionnel des troubles digestifs qui nous intéressent ici leur confère des caractéristiques particulières.

 

Avant de les préciser, il convient de définir ce qu’est le stade fonctionnel d’une maladie. Notons que lorsqu’elle s’exprime, une maladie n’arrive pas immédiatement à son maximum mais suit une progression que l’on peut découper, un peu artificiellement, en deux stades.

 

Tout d’abord : « le stade de maladie fonctionnelle ». A ce stade la maladie existe, et elle est ressentie en tant que telle, mais correspond simplement au dérèglement d’une fonction. Ce dérèglement est encore compensable par les moyens de régulation naturelle de l’organisme.

 

Rapporté à l’estomac, il s’agira par exemple de simples brûlures qui disparaissent en dehors de phases de stress. Ce stade ne nécessite pas de prises en charges médicamenteuses, et peut être soigné par la gestion du stress et la psychanalyse.

 

Ensuite : « le stade de maladie lésionnelle ». Dans ce cas, il existe une atteinte lésionnelle visible et mesurable d’un organe ou d’un appareil. En reprenant notre exemple de l’estomac, il s’agira d’un ulcère d’estomac visible par radiographie.

 

Bien entendu, tous les intermédiaires sont possibles. Certains distinguent d’ailleurs une étape dite : « micro lésionnel », correspondant à une lésion à son début ; pour l’estomac, il pourra s’agir d’une gastrite inflammatoire intermédiaire entre la brûlure d’estomac et la constitution d’un ulcère. A ce stade, il s’agit de maladies de l’appareil digestif  justiciables de traitements d’allopathie classique.

 

Comment se manifestent ces troubles digestifs ?

 

Les signes concernant les troubles digestifs sont multiples et variés. De manière à en avoir une idée claire et cohérente nous les diviserons, comme il est d’usage en médecine, en trois catégories :

 

1- Les signes dits fonctionnels, c'est-à-dire ceux qui sont ressentis par le patient, et qui sont directement accessibles par l’interrogatoire (la douleur en est l’exemple le plus frappant).

 

2- Les signes dits généraux, c'est-à-dire ceux qui témoignent d’un retentissement de la maladie sur l’état général (la perte de poids est très représentative).

 

3- Les signes dits physiques c'est-à-dire ceux qui sont accessibles à l’examen médical, dont nous ne retiendrons que les signes extériorisés ; C'est-à-dire accessibles à la vue, au toucher, à l’oreille (les rejets organiques sont les plus immédiats).

 

Quelques conseils pour atténuer ces troubles !

 

Mangez modérément. Les acides digestifs montent dans l’œsophage lorsque l’estomac est trop plein. Ainsi, manger lorsqu’on a déjà l’estomac plein, fait inévitablement remonter encore plus d’acides digestifs dans l’œsophage.

Les brûlures d’estomac ont diverses causes, mais si vous n’en souffrez qu’occasionnellement, c’est sans aucun doute parce que, à ces moments-là, vous avez trop mangé, trop vite.

 

Ne vous étendez pas. Lorsque vous souffrez de brûlures d’estomac, réprimez votre envie de vous étendre, car vous vous mettriez la gravité à dos ! Si vous restez debout, vous empêcherez mieux les acides digestifs de remonter dans l’œsophage. L’eau ne remonte pas verticalement, ni d’ailleurs les acides dans l’estomac.

 

Pour dormir, surélevez la partie supérieure de votre lit de 10 à 15 cm. Vous pouvez le faire en mettant des supports sous les pieds de votre lit ou sous le matelas. En dormant sur un lit incliné, vous souffrirez moins de brûlures d’estomac.

 

Evitez les plats épicés. Les piments forts et tous leurs parents épicés sont les substances les plus susceptibles de causer des brûlures d’estomac.

 

Prenez l’habitude de ne pas dîner trop tard. Ne mangez jamais moins de deux heures et demie avant de vous coucher. Avec la gravité, l’estomac trop plein fera inévitablement remonter des acides dans l’œsophage.

 

Je vous invite, après lecture du présent article, à consulter la deuxième partie traitant de l'Acidose. Un mal moderne avec des symptômes très répandus, mais dont l'origine reste peu connue...

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 15:26

TEST DE L'ARBRE


(Note: Ces tests sont aussi utilisés lors d'entretiens à l'embauche, la description de ceux-ci peut donc vous aider dans une démarche d'obtention d'un emploi. Pour tous les tests, voyez la source en fin de page).

 

Nom : Test de l'arbre.............2 méthodes : Charles Koch ou Renée Stora

Ce test révèle votre personnalité, l'image que vous véhiculez et celle que vous avez réellement de vous.

Le recruteur vous fera dessiner 1 à 4 arbres sur une feuille A4, si possible assez vite.

COMMENT CELA MARCHE ?

L'analyse peut se faire suivant 3 méthodes :


1/ Une analyse statistique :

Ce test étant fréquent, des grandes tendances ont été déterminées au fil du temps en fonction des dessins obtenus.


2/ La méthode Grunwald :

Elle analyse la position de l'arbre par rapport au 4 quarts de la feuille, suivant un schéma un peu comme celui- ci.


 

En clair, en allant de gauche à droite, vous êtes de refermé et introverti à ouvert et extraverti. En allant de bas en haut, vous êtes de materialiste à imaginatif.
Bien sûr, expliquer en 3 lignes est un peu réducteur (même très réducteur !) mais c'est uniquement pour que vous compreniez le principe.


3/ La méthode de Pulver :

C'est un peu le même principe, mais en étoile.



CONCRETEMENT ! JE FAIS QUOI DEVANT MA FEUILLE ???

2 formes de présentation possibles :


Méthode Koch :

Vous devrez dessiner un arbre fruitier aussi bien que possible. Dans ce cas, faites l'arbre ci-dessous (paradoxalement vous remarquerez qu'il ne porte pas de fruits !).
Evitez de dessiner : Racines, fruits, oiseaux, branches sur le tronc, touffe d'herbe au pied, fleurs.
Matérialisez bien le sol en y faisant reposer le tronc et ne faite ni soleil, ni arrière plan. Et ne dessinez pas les feuilles.


Faite un arbre comme celui-ci. Je vous l'accorde, il n'est pas terrible, mais c'est ce qu'il faut pour ce test.


Méthode Stora :

Là il y a une ruse. Le recruteur va vous demander de dessiner 4 arbres en respectant les consignes suivantes :

  • Vous devez dessiner le premier comme vous voulez, mais pas un sapin.
  • Vous devez dessiner le deuxième différent du premier.
  • Vous devez dessiner le troisième comme un arbre imaginaire.
  • Vous devez dessiner le quatrième les yeux fermés.

 

  • Le 1 montre vos réactions contrôlées devant une situation inconnue.
  • Le 2 montre votre adaptabilité.
  • Le 3 montre vos désirs insatisfaits et les difficultés à les réaliser
  • Le 4 montre les problèmes ressentis durant l'enfance.

Concrètement ?


Le premier : faites-le un peu différent du modèle ci-dessus.
Le deuxième : faites-le comme le modèle ci-dessus.
Le troisième : faites-le comme vous voulez, mais évitez les erreurs expliquées ci-après.
Le quatrième : entrainez-vous à refaire le modèle en fermant les yeux.

 

LES DESSINS A NE PAS FAIRE :

Pour les troncs :

Cela montre :
Crainte de l'autorité
Suspicion

Cela montre :
Attirance pour passé

Cela montre :
Sentiment de culpabilité

Cela montre :
Choc affectif

Cela montre :
Souffrance intérieure

Cela montre :
Difficulté d'apprentissage

Cela montre :
Arbre de schizophrène
ou de débil mental

Cela montre :
Déprime et malheur

Cela montre :
Seuls les enfants en dessinent
normalement

 

Pour les feuilles :

Fruits ou feuilles
Cela montre :
Manque de maturité
Fainéantise

Cela montre :
Manque d'imagination
Peur d'assumer

Feuillage aplati
Cela montre :
Manque de caractère
Docilité

Feuillage en forme de fesses
Cela montre :
Problèmes sexuels

Feuillage tombant
Cela montre :
Manque d'initiative

Cela montre :
Dépression
Manque de dynamisme

Cela montre :
Agressivité
Violence

 

TEST TAT


Nom : Thematic Apercerption Test ..........Auteur : Henry A Murray

Ce test se présente sous la forme de 31 planches comptant chacune une photo ou illustration en noir et blanc.

On vous en présentera 20 en fonction de votre âge et de votre sexe. Pour les femmes, 3 planches supplémentaires sont possibles. Pour chacune de ces planches, le recruteur vous demandera d'inventer l'histoire que pour vous elle illustrent.


Ce test a connu de nombreuses modifications depuis sa création, mais dans tous les cas il analyse le contenu de l'histoire que vous imaginerez en fonction des photos suivant 6 facteurs :


1/ Le héros : Le recruteur jugera en fonction du personnage auquel vous vous êtes identifié... Donc celui dont les actions sont sensées être les plus proches des vôtres.

2/ Les sentiments du héros et ses interventions : Ils sont classés en plusieurs niveaux de besoins (28 au total). Chaque besoin sera pondéré par un coefficient de 1 à 5 suivant son importance dans l'histoire que vous avez racontée.

3/ L'entourage : En fonction de votre récit, le recruteur analysera les rapports et l'influence que votre entourage à sur vous. La grille d'analyse est complexe et a été mise au point par le créateur du test.

4/ Le dénouement : Le recruteur observera la fin de vôtre récit, gai, triste, victime, sauveur, et la position du héros dans ce dénouement. Cela lui permettra d'extrapoler vos réactions dans des situations de conflit ou de crise.

5/ Le sujet : Chacun de vos récits abordera des sujets ou partira d'événements. C'est la fréquence des sujets abordés qui pourra indiquer au recruteur l'importance qu'il occupe dans votre vie.

6/ Les relations entre les personnages : Le recruteur examinera les rapports entre le héros et les différents autres personnages de l'histoire... Amour, jalousie, amitié... En fonction de l'âge des personnages, il pourra en tirer des reflets de votre attitude familiale.


COMMENT CELA MARCHE ?

Comme les autres tests projectifs, il n'y a pas de bonnes et de mauvaises réponses. Il y a simplement quelques pièges à éviter.

  • Choississez toujours d'incarner un personnage de votre sexe et de votre âge. (sous peine de vous voir homosexuel refoulé)
  • Bannissez toute agressivité, toute violence de vos récit. Les sentiments du héros doivent "coller" au poste que vous visez, accrocheur pour un commercial, perfectionniste pour un comptable, organisateur pour un manager...
  • Votre héros doit toujours entretenir de bonnes relations avec les autres protagonistes, quel que soit leur age ou leur sexe.
  • Il faut toujours que le héros se sorte du problème, que l'histoire se termine bien.
  • Le sujet des histoires doit se situer dans le quotidien, pas de délire fantaisiste et pas de sujet qui fâche (politique, religion, etc)
  • Essayez de prendre un temps de réflexion équivalent avant de commencer chaque histoire (entre 20 et 30 secondes)
  • Comme vous avez ensuite la description des images, vous pouvez préparer des histoires à l'avance. Il faut pouvoir tenir 3 à 4 minutes par planche. L'avantage de la préparation vous évitera de changer de voie en cours de route. Revenir sur votre postulat de départ est très mauvais.
  • Ne critiquez jamais le test et ne faites aucune remarque sur son mode de déroulement.

Voilà pour les conseils, voici maintement une description des images que vous rencontrerez :


1/ Un enfant est accoudé sur une table, il a l'air songeur et tient sa tête dans ses mains. Devant lui il y a un violon et un archet.

2/ Sur un décor champêtre de collines, d'arbres et de moissons, 2 femmes sont debout. Celle de droite ressemble à une paysanne et est adossée à un arbre, celle de gauche est plus jeune, elle semble venir de la ville et porte 2 livres dans ses mains. Derrière elles, un homme torse nu travaille avec un cheval.

3/(homme) Un jeune homme ou une jeune femme est allongé(e) au sol, la tête dans ses bras sur le bord d'un canapé. Sur le sol, on aperçoit un objet qui pourrait être un révolver ou des clefs.
(femme) Une femme se tient appuyée sur l'encadrement d'une porte, son autre main soutient sa tête.

4/ Une femme tient un homme dans son bras, elle le regarde avec attention. L'homme, lui, ne la regarde pas. En arrière, une femme nue assise sur un sofa baisse la tête.

5/ Dans une pièce, se trouve en avant à droite une table avec des fleurs dans un vase. Derrière la table, un meuble est surmonté d'une étagère pleine de livres. A droite, une femme penchée regarde dans la pièce en se tenant dans l'encadrement d'une porte.

6/ (homme) Sur la droite, un homme jeune vêtu d'un pardessus et portant un chapeau à la main regarde par terre. Sur la gauche, une femme d'une soixantaine d'années est debout près d'une fenêtre et regarde au loin. Elle tourne le dos à l'homme.
(femme) Un homme fumant la pipe se tient derrière un sofa sur lequel une femme bien habillée est assise. Ils se regardent et sont en train de discuter.

7/ (homme) Deux hommes cadrés à la taille, un plus vieux avec une moustache regarde l'autre plus jeune, ce dernier regarde vers l'horizon.
(femme) Une petite fille est assise sur l'accoudoir d'un fauteuil, elle regarde dans le vide en tenant une poupée dans ses bras. En face d'elle, sur un canapé, une femme appuie san bras sur un guéridon et lit le livre qu'elle tient dans ses mains.

8/ (homme) Devant à droite, un jeune homme. Sur la gauche, un fusil. Derrière eux, deux hommes se penchent sur un troisième allongé torse nu sur un divan. Un des hommes semble tenir quelques chose dans sa main.
(femme)
Une femme assise sur une chaise est appuyée au dossier. Son menton est posé sur sa main droite. Elle regarde au loin.

9/ (homme) Quatre hommes sont allongé dans l'herbe. 2 d'entre eux on la tête sous un chapeau.
(femme) Une femme court le long d'une rivière en relevant le bas d'une robe de soirée avec un décolleté. Juste derrière elle, une seconde jeune femme s'appuie contre un arbre. Elle tient dans sa main un magazine et un sac.

10/ Plan serré sur la tête d'une femme, qui appuie sa tête sur le torse d'un homme. Celui-ci est plus grand qu'elle. La main de la femme est posée sur son épaule.

11/ Un berger conduit un troupeau sur un chemin caillouteux. Alors qu'il va passer un pont, une sorte de "dinosaure" sort d'une grotte derrière lui.

12/ (homme) Un veil homme se penche sur un jeune homme qui semble dormir sur un divan.
(femme) Deux femmes dont on ne voit que la tête et les épaules se tiennent de face. L'une regarde au loin, l'autre plus âgée se tient le menton avec sa main.

13/ Un homme qui cache son visage avec son bras est debout. Dans son dos, un lit sur lequel une femme est allongée les seins nus et le bras pendants. Devant eux, une chaise et une table avec dessus une lampe et des livres.

14/ A travers une fenêtre ouverte, on aperçoit une femme qui s'appuie contre un mur. On ne distingue rien du reste de la pièce.

15/ Un homme au visage très maigre se tient debout au milieu des tombes d'un cimetière.

16/ "Vous devrez imaginer un dessin et une histoire sur une feuille blanche"

17/ (homme) Un homme nu est agrippé à une corde qui pend contre un mur.
(femme) Une femme est appuyée sur le parapet d'un pont et regarde l'eau. Plus loin, des hommes déchargent une péniche sous l'oeil du contremaître.

18/ (homme) Un jeune homme en pardessus est agrippé par trois mains qui semblent le retenir. Le fond de l'image est sombre.
(femme) Une femme qui parait en colère semble serrer le visage d'une deuxième au pied d'un escalier.

19/ Une image floue, avec une forme au premier plan, dans une sorte de nuage, "chacun semble pouvoir y voir ce qu'il veut"

20/ Une image floue. Au milieu du brouillard, on distingue un homme ou une femme appuyé(e) sur un piquet.

 

Voilà à vos histoires !

 

Retrouvez l'ensemble des tests sur:  http://www.aide-emploi.net/


 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 15:21

 

TEST DE ROSENZWEIG
test de frustration

 

(Note: Ces tests sont aussi utilisés lors d'entretiens à l'embauche, la description de ceux-ci peut donc vous aider dans une démarche d'obtention d'un emploi. Pour tous les tests, voyez la source en fin de page).

 

Nom : Test de Rosenzweig.............Auteur : Paul Rosenzweig

Ce test analyse votre capacité à résoudre une situation conflictuelle à travers vos réponses à un interlocuteur. L'analyse se fait sur 2 axes, découpés chacun en 3 sous rubriques.

 

DIRECTION DE L'AGRESSIVITE.

  • report de la faute sur l'autre (extrapunitive)
  • report de la faute sur soi (intropunitive)
  • rejet de la faute, personne n'est responsable (impunitive)

REACTION A LA FRUSTRATION.

  • Prédominance de l'obstacle (comment celui-ci est perçu, dramatisation, minimisation ou perception positive de celui-ci : "cela tombe bien", "Nous allons enfin pouvoir !")
  • La défense du moi (reprend un peu le premier grand axe en s'attachant à votre ressenti et à la façon dont vous ressentez la faute : blessé, déçu, peiné, etc.)
  • La persistance du besoin (cherchez-vous une solution ou laissez-vous venir. Avez-vous une démarche de résolution du problème.)

Les réponses sont comptabilisées et pondérées par des coefficients (en fonction du poste notamment) et par un système de "moyenne" obtenue statistiquement.

Le test se compose d'un livret contenant vingt-quatre situations frustrantes ou conflictuelles, présentées sous forme de bandes dessinées de deux personnages : l'un explique une situation, l'autre doit répondre.

La bulle vide doit être remplie le plus vite possible, en règle générale 30 minutes suffisent (un temps de réponse trop long sera mal perçu par le recruteur : volonté de ne pas répondre, peur, angoisse, trucage des réponses, etc.)

 

COMMENT CELA MARCHE ?

 

Comme tous les tests projectifs, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, il y a les vôtres. Cependant, certaines réponses ou comportements sont à éviter :

  • Ne pas remplir une bulle (cela montrera un trouble lié à la situation décrite par l'image)
  • Hésiter, raturer, changer de réponse.
  • Répondre par une réaction agressive dans tous les cas, vous mettre systématiquement en affrontement, en opposition.
  • Toujours avoir une approche négative ou pessimiste de la situation.
  • Faire de l'humour ou chercher une réponse totalement farfelue. (cela peut être drôle, mais au moment de l'analyse, les résultats sont souvent déplorables, surtout si vous faites dans le cyniques.)
  • Soyez toujours simple dans la forme et le style, ce n'est pas une dissertation. Voilà pour les conseils de base.

Ce test peut être utilisé pour des commerciaux ou des responsables. dans le premier cas, privilégiez les réponses de recherche de solutions et conciliation. Dans le second, recherchez une solution qui soit plus dirigiste.

 

VOICI LES 24 SITUATIONS QUI VOUS SERONT PROPOSEES:


1/ Un automobiliste s'excuse de vous avoir éclaboussé, vous devez lui répondre.
2/ Vous êtes chez une amie et vous cassez un vase. Elle vous dit que sa mère tenait à ce vase, vous devez lui répondre.
3/ Vous êtes derrière une femme portant un grand chapeau, une autre vous fait remarquer que vous ne devez rien voir, vous devez lui répondre.
4/ Vous venez de louper votre train à cause d'une panne de voiture de celui qui devait vous emmener. Celui-ci s'excuse, vous devez lui répondre.
5/ Vous êtes vendeur et une cliente vous rapporte une montre, juste achetée, qui ne marche pas. Cela fait 3 fois qu'elle la rapporte, vous devez lui répondre.
6/ Vous empruntez 4 livres à la bibliotèque, la secrétaire vous fait remarquer que vous pouvez n'en prendre que 2, vous devez lui répondre.
7/ Au restaurant le serveur vous fait remarquer que vous êtes trop difficile. Vous devez lui répondre.
8/ Un "ami" vous annonce que votre petite amie l'a invitée à venir à un bal en lui disant que vous n'y seriez pas, vous devez lui répondre.
9/ Il pleut, le vendeur de parapluies vous explique qu'il ne pourra pas vous rendre le votre avant l'après-midi, quand le patron sera là, vous devez lui répondre.
10/ On vous traite de menteur devant témoin, vous devez répondre.
11/ On vous réveille en vous appelant par erreur au téléphone à 2 heures du matin, vous devez répondre.
12/ Un homme vous dit qu'un autre à pris votre chapeau à la place du sien (il a laissé le sien à la place), vous devez lui répondre.
13/ Un homme qui vous à fixé un rdv dit qu'il ne peut pas vous recevoir, vous devez lui répondre.
14/ Vous attendez une personne depuis 10 minutes. Quand une autre personne qui attend avec vous vous fait remarquer ce retard, vous devez lui répondre.
15/ Une femme qui est avec vous à une table de jeux, reconnaît que l'erreur qu'elle à faite vient de vous faire perdre, vous devez lui répondre.
16/ Un conducteur vous fait remarquer, après un accident, que vous n'aviez pas le droit de doubler, vous devez lui répondre.
17/ Une femme vous reproche d'avoir perdu les clefs de la voiture, vous devez lui répondre.
18/ Un vendeur vous dit qu'il n'a pas l'article que vous voulez. Vous devez lui répondre.
19/ Un policier vous dit que vous rouliez trop vite devant une école, vous devez lui répondre.
20/ Une personne vous demande pourquoi elle n'a pas été invitée à une réception, vous devez lui répondre.
21/ Alors que vous êtes en train de dire du mal d'une personne, une autre vous annonce que cette personne vient d'être hospitalisée, vous devez lui répondre.
22/ Vous venez de tomber, un homme vous demande si vous vous êtes fait mal (il y a un témoin). Vous devez lui répondre.
23/ Une femme vous demande d'attendre sa tante qui doit venir vous saluer, alors que vous êtes sur le point de partir, vous devez lui répondre.
24/ Un homme vous rend votre journal déchiré par son bébé en s'excusant, vous devez lui répondre.

Voilà, à vous de préparer vos réponses en fonction des conseils que nous vous avons donnés !

 

 

TEST DES TACHES D'ENCRE


Nom : Test de Rorschach...............Auteur : Hermann Rorschach

Ce test analyse les traits de personnalité, et peut permettre de déceler certains troubles. Le recruteur présente 10 planches comportant chacune une tache d'encre et demande :

" Qu'est-ce que cela pourrait-être ?"

Le temps n'est pas chronométré et le nombre de réponses n'est pas limité.

 

REMARQUE : ce test reste très peu utilisé dans les tests d'embauche, car il demande beaucoup de temps à réaliser et à dépouiller. La personne l'administrant doit avoir une grande expérience. (par contre, il est très utilisé en hôpital psychatrique).

 

COMMENT CELA MARCHE ?

 

Nous allons d'abord étudier la façon de noter les réponses. Mais souvenez-vous qu'à part quelques réponses caractéristiques, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses à ce test.

Tout d'abord sachez que votre attitude est analysée autant que vos réponses :

  •  
    • Temps de réponse
    • Remarques sur les taches
    • Critique du test
    • Hésitation
    • Geste de recul
    • Façon de tenir la planche entre les mains
    • Mouvements des yeux ou des sourcils

Pour contrer cela, évitez toute manifestation extérieure, tenez toutes les planches de la même façon, ne faites aucune remarque et répondez toujours après avoir pris un petit délai de réflexion.

Ensuite viennent les codifications des réponses. Chacunes est codifiée par une lettre, ou plutôt une suite de lettres correspondant à votre type d'interprétation.

Voici des tableaux qui vous aideront à comprendre :

 

Réponse sur tout ou partie de la tache :

Votre interprétation

code

analyse

GLOBALE

C

Esprit de synthèse et d'organisation, capacité à la généralisation et à l'abstraction

SUR UN DETAIL MAIS CLASSIQUE

D

Intelligence rationnelle et pratique

SUR UN DETAIL MAIS INHABITUEL

Dd

Esprit éprouvant des difficultés à la synthèse. Peur, manque de confiance

SUR UNE PARTIE AUTOUR DE LA TACHE

Dbl

Agressivité, non-conformisme, tendance au conflit et à l'agressivité

 

Réponse sur forme, couleur ou mouvement :

Votre interprétation

code

analyse

SUR LA FORME ET BONNE

F+

Esprit capable d'apprécier correctement les choses. Doué et appliqué, rigueur dans la pensée

SUR LA FORME ET MAUVAISE

F-

Manque d'intelligence. Si plus de 4 tâches exploitées de façon incorrecte, sujet montrant du retard mental

SUR LA FORME + LA COULEUR

FC

Sujet objectif capable de dominer ses émotions et réaliste

SUR LA COULEUR + LA FORME

CF

Sujet influençable, ou caractère changeant et manquant de rigueur

SUR LA COULEUR SEULE

C

Risque de conflit, sujet pouvant devenir incontrôlable et très irritable

SUR UN MOUVEMENT OU UNE ACTION

K

Sujet sûr de lui, créatif et dynamique

SUR LA DIFFERENCE DE NUANCE DES BLANC, GRIS OU NOIR

E

Sujet ayant du mal à appréhender les responsabilités

SUR L'INTERPRETATION DE L'ARRIERE DES ZONES NOIRES

Clob

Sujet inquiet, timide et manquant de confiance en lui

 

Réponse sur le sujet vu :

Votre interprétation code Analyse : en fonction des autres réponses. Une interprétation résumée est impossible
UN ANIMAL A
UN ETRE HUMAIN H
UN ORGANE OU UNE PARTIE DE CORPS Anat
UN OBJET OBJ
UNE IMAGE SEXUELLE Sex
UNE PLANTE Pl
 

 

CONSEILS POUR REPONDRE A CE TEST :

 

N'oubliez pas que ce test doit être réalisé par des spécialistes qui ont une grande habitude de son exploitation. Les tableaux ci-dessus ne vous donnent que des indications (ils ne sauraient être pris pour argent comptant) Il en va de même pour les conseils qui suivent

  • Ne restez jamais muet devant une tache !
  • Evitez de donner trop de représentations organiques ou sexuelles (un rapport de 1/10 maximum)
  • Evitez les représentations de nuages, de sang, de nuit, de peur, de mort, de maladie, etc.
  • Essayez d'équilibrer entre les représentations humaines et animales
  • N'hésitez pas à décrire les personnages ou animaux en mouvement (plutôt des mouvement dynamique : courir, sauter, voler, que statiques : dormir, s'accroupir)
  • N'interprétez jamais les couleurs seules et les espaces entre les taches
  • Donnez de préférence des réponses précises
  • Ne justifiez jamais vos interprétations, sauf si on vous le demande.

 

Voici les 10 planches dans l'ordre où on vous les présentera. Pour chacune, une ou deux possibilités de réponse sont données. (les interprétations à ne pas faire sont aussi données pour certaines).

Possibles :
- des animaux qui volent
- un homme ou une femme qui lèvent les bras

à éviter :
- un masque de diable
- un corps mutilé

Possibles :
- 2 ours qui dansent
- 2 animaux qui se font face (ils jouent)
- 2 hommes qui se disent bonjour
- 2 petites filles qui jouent

à éviter :
- un homme ou une femme la bouche ouverte

Possibles :
- 2 femmes qui pilent du grain
- des danseurs ou des danseuses

à éviter :
- cadavre, gisant...

Possible :
- un singe

à éviter :
- tête d'animal à fourrure

Possible :
- oiseau, chauve-souris, papillon
Possible :
- peau de bête, tapis
Possible :
- 2 femmes qui se regardent

à éviter :
- champignon nucléaire

Possible :
- 2 animaux qui grimpent
Possible :
- fleurs, roses, végétaux
Possible :
- araignée, étoile de mer, insectes

à éviter :
- mort déchiquetés, éclatement

 

 

Retrouvez l'ensemble des tests sur:  http://www.aide-emploi.net/

 

 

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Published by Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - dans Dossier Tests psychologiques
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:36

Le dernier livre de Michel Onfray procède au meurtre du père sur la personne de Freud. Il brûle aujourd'hui ce qu'il a adoré hier, lui qui se dit freudien de la première heure.  Maintenant à grands coups d'engins contondants que fabrique sa rhétorique et  d'arguments massifs, il mène l'attaque contre le père Freud et s'attache à détruire toutes les notions de la psychanalyse en calomniant la personne de Freud dont il essaye de faire un suppot de l'extrême-droite, un vieillard libidineux et même un antisémite.  La psychanalyse n'aurait rien apporté au genre humain, son approche du désir ne dirait rien  que les fantasmes de Freud, et Freud  aurait menti  sur toute la ligne , en vérité il couchait aves sa mère, et ses filles, il n'y a pas d'autre secret et pour enrober tout cela, il a inventé la psychanalyse (on vous a prévenu, attaque massive, arguments très épais et très lourds , il ne fait pas dans la dentelle). Il entreprend un procès en sorcellerie de la psychanalyse et invente une histoire qui tend à faire passer la psychanalyse pour une science proto-fasciste et les juifs pour  des sales types,  partisans avant la lettre des régimes totalitaires, animés d'une passion pour la mort -puisque Freud a inventé la pulsion, de mort, ça colle- véhicules d'une morale de mort -le monothéisme- et qui, en somme, ont bien mérité ce qui leur est arrivé car ils ont empoisonné l'humanité, passant le flambeau aux autres monothéismes qui ne valent pas mieux (toujours très en finesse).

 


Onfray,  après avoir  porté ses griffes et ses grilles de lectures en plomb et lu avec des lunettes déformantes de ses obsessions quelques auteurs de la philosophie dont il fit ses victimes, -Kant père de Eichmann- s'en prend maintenant au père de la psychanalyse, pour affirmer que l'Oedipe n'existe pas. Aveuglement comique. Mais aussi inquiétant réquisitoire à l'aide de moyens empoisonnés aux effets délétères.


Onfray a toujours eu des comptes à régler, tel un ancien traumatisé qui revient obsessionnellement au point de son trauma non surmonté. Non analysés, son histoire, son trauma comme ses blessures demeurent dans le non-dit et poursuivent leur travail souterrain qui se traduit en travail de sape envers les idées, les instances, les auteurs auxquels il s'attaque, accusés d'être animés de forces de mort, castratrices.


Comptes à régler, principalement avec la religion, pour avoir été élevé dans un orphelinat tenu par des prêtres envers qui il a gardé une haine manifeste. Nul ne sait ce qu'il a subi, mais sa haine est née là.  Il dit  avoir «senti le souffle de la bête chrétienne dans son cou». Envers les philosophes, ensuite, qui auraient à ses yeux  pris le relais et perpétré quelque élément de la religion. Coupables du même crime dont le fond  à l'origine de son fantasme n'est jamais nommé. Ce furent ses lectures visant à réduire en cendres quelques grandes pensées, après les avoir complètement déformées. Au tour de la psychanalyse maintenant, objet de son ultime détestation, et ultime assaut.  Du règlement de compte en guise de ligne de pensée.

 

 

Si Onfray aime invoquer  Nieztsche et comme lui considère que toute philosophie est « la confession autobiographique de son auteur», cet aphorisme auquel on accordera aisément une valeur de profonde vérité et dont on aime partager la lucidité, s'applique également à Onfray.  A quelle confession Onfray se livre-t-il donc à son insu ?



Réponse de Roland Gory qui parle de la «mise en scène médiatique» à propos du dernier livre de Michel Onfray largement présenté et mis en avant par tous les media qui en assurent la promotion.  "Cette mise en scène médiatique vient enfumer le paysage philosophique et culturel des débats d'idées" ce qui d'après lui masque les vrais enjeux idéologiques et politiques du moment, car la résistance à ce dont nous souffrons, se passe ailleurs :




Les Français manquent cruellement d'espoir, de confiance dans l'avenir et craignent pour le pain quotidien de leurs enfants. Selon certaines enquêtes, un Français sur deux craint de se retrouver SDF, plus de deux Français sur trois pensent que l'avenir de leurs enfants sera pire que le leur. C'est une crise dans le ciel de la démocratie qui, tel le nuage de l'éruption volcanique, obscurcit l'horizon de nos contemporains. Jaurès n'a cessé de nous mettre en garde : le pire pour une démocratie, c'est son manque de confiance en elle-même. Mais à défaut de pain, notre « société du spectacle », friande, avide d'émotions collectives marchandises, nous offre des jeux de cirque, des combats de gladiateurs bien saignants, une sorte de télé-réalité tel aujourd'hui le « déniaisage » de Michel Onfray par Le livre noir de la psychanalyse, ce pot-pourri de textes hétéroclites qui nous invitait il y a cinq ans à « vivre, penser et aller mieux sans Freud ». Quel programme !

 

 

J'avoue pour ma part avoir d'autres œuvres littéraires comme sources de fantasmes érotiques. Mais à chacun les siennes. A chacun son auteur aussi, dès lors que son œuvre tombe dans le domaine public sans que pour autant il ne doive être nécessairement traîné dans la boue. Le Kant de Michel Onfray n'est pas le mien, pas davantage que son Nietzsche. Et encore moins son Freud. Chacun a l'auteur qu'il mérite, comme aurait pu dire Mme de Staël.


Le problème est pour moi dans cette affaire le « tapage médiatique » dont elle fait l'objet par la promotion d'un brûlot d'un auteur récemment « déniaisé » de la séduction freudienne. Cette mise en scène médiatique vient enfumer le paysage philosophique et culturel des débats d'idées, des exigences sociales et des priorités politiques que pourtant la situation actuelle exige. Beaucoup de bruit pour rien..., voilà qui est important. Important en tant que symptôme de notre civilisation. Important comme révélateur de cette réification des consciences propre à nos sociétés dans lesquelles la forme marchande est la seule forme qui détienne une valeur, fixée par un prix, pour pouvoir exercer une influence décisive sur toutes les manifestations de la vie sociale et culturelle. Or que valent les propos de Michel Onfray sur Kant ou sur Freud en dehors de l'audimat que ses éditeurs suscitent et que sa posture médiatique produit ? N'est-ce pas d'ailleurs au nom du « chiffre de ventes » de ses ouvrages que le Président Sarkozy l'avait sollicité pour débattre au moment de la campagne présidentielle?


Le problème du fétichisme de la marchandise et de son spectacle est un problème spécifique du capitalisme moderne et de la société qu'il formate. Cette universalité de la forme marchande et de la société du spectacle est présente de pied en cap dans la structure et la fonction de la mise en scène médiatique et promotionnelle du livre d'Onfray. La « dislocation » de l'œuvre freudienne et de la figure de Freud ne saurait être  culturellement efficace hors les effets de cette promotion marchande et spectaculaire. Rien de neuf ne s'y trouverait qui n'ait déjà été dit. De quelle pratique thérapeutique pourrait s'autoriser Michel Onfray pour juger de l'efficacité de la méthode psychanalytique ? De quels travaux d'exégèse historique pourrait-il s'autoriser, si ce n'est de ceux qui ont barboté dans le marigot du Livre noir ou dans les mensonges freudiens de Benesteau ? L'efficacité de cette dislocation ne saurait donc procéder que de l'objectivation marchande dont un auteur comme Georg Lukacs naguère nous avait appris qu'elle s'accompagnait presque toujours d'une « subjectivité » aussi « fantomatique » que la réalité à laquelle elle prétend. Tel est le mythe freudien propre à un auteur « déniaisé » par « ces mages noirs qui rêvent d'enterrer la psychanalyse ». (1)

 

La vérité n'a plus chez Onfray le statut de « cohue grouillante de métaphores » que Nietzsche nous invite à dénicher dans chacune de nos théorisations, mais le principe moral et transcendantal, au nom duquel il « déboulonne » et répudie les premiers émois de sa pensée adolescente par le truchement de la figure de Freud.  C'est ici le spectacle d'une pensée réifiée dont le savoir est « mis hors d'état de comprendre la naissance et la disparition, le caractère social de sa propre matière, comme aussi le caractère social des prises de position possibles à son égard et à l'égard de son propre système de formes.» (2)

 

 

Un dernier point. A lire "la réponse de Michel Onfray" à Elisabeth Roudinesco suite à l'analyse critique du livre, on ne peut que constater que le niveau est tombé très bas, très bas au-dessous de la ceinture. Quand je dis au-dessous de la ceinture, je n'évoque en rien cette sexualité que Freud élève à la dignité d'un concept à partir d'une méthode, sexualité qu'il inscrit dans la généalogie de l'éros platonicien ; je parle tout simplement du sexe et de ses positions que les propos graveleux des hommes convoquent à la fin des agapes, dans les coulisses des matchs sportifs ou dans l'excitation des salles de garde.


Si on veut bien après Freud, considérer que les commentaires d'un rêve appartiennent au texte même du rêve, on mesure dès à présent le niveau de réflexion philosophique de l'ouvrage de Michel Onfray qu'une stratégie éditoriale réussie a porté à l'avant scène médiatique. 

 

 

 Si l'on devait mesurer la valeur de la réflexion intellectuelle et philosophique d'une société à la stature des concepts qu'elle construit et aux commentaires critiques des œuvres qui l'ont précédée, on pourrait légitimement s'inquiéter de la dégradation intellectuelle de la nôtre.

 

Roland Gori

 

(1) Roland Gori, L'Humanité du 9 Septembre 2005.

(2) Georg Lukacs, 1960, Histoire et conscience de classe. Paris : Editions de Minuit, p. 134.


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