12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:43

Philosophie, économie, sociologie : il est réellement nécessaire de comprendre ces spécialités qui nourrissent la vie des idées. Mais l’espace intellectuel ne se réduit pas seulement à cette sainte Trinité. Il ignore ainsi d’autres champs du savoir qui parfois ressourcent la réflexion, quand ils n’offrent pas, parfois, de nouvelles bases théoriques pour approcher des grands sujets.

 

Comment, par exemple, aujourd’hui penser le propre de l’homme, sans les apports fondamentaux de la primatologie ?

  

L’indifférence pour ces matières est plus appuyée en France qu’elle ne l’est dans l’espace anglo-saxon, pour des raisons qu’on n’a pas le temps de déchiffrer ici. Mais c’est un fait: les disciplines qui tiennent le haut du pavé ne sont ni les neurosciences, ni la psychologie cognitive, ni l’éthologie. Ici on préfère les philosophes, l'éthique et les idées...et cette obstination de la France pour ces sujets d'études ébranle les conservateurs acharnés de la pensée matérialiste-américaine.

 

 

Comme je suis tombée sur le dernier numéro du magazine bimestriel "Cerveau § Psycho" (qui avait naguère tenté d'évincer la psychanalyse et la philosophie au profit d'une psychologie purement matérielle) et que celui-ci offre une quantité de belles signatures... j’avoue, je me suis égarée le temps d'une chronique sur ces chemins sans hauteur.

Et c’est la psychologie évolutionniste, mixage de psychologie animale et éthique, qui sort gagnante puisque je vais vous parler  d’un article de Nicolas Baumard au titre aguicheur : Et si les droits de l’homme étaient vraiment universels ? Dans « vraiment universels », il faut entendre : et si les droits de l’homme étaient plus ou moins innés ?

 

En un mot, la psychologie évolutionniste s’intéresse à nos comportements, avec une question en tête : pourquoi l’évolution a-t-elle sélectionné telle conduite, telle compétence, plutôt qu’une autre ? Les questions vont de : « Pourquoi les femmes sont-elles, en moyenne, plus douées pour la parole que pour le sens d'orientation ? » à « Pourquoi sommes-nous dotés d'un instinct grégaire ? »

 

 

Alors revenons, justement, à nos moutons : les droits de l’homme ! Le sens de l’équité, qui en est la base, pourrait-il être universel ?

On pense en général que la morale est une question de culture ; chacun ses valeurs, et les moutons, encore eux, seront bien gardés !

C’est contre cette idée que se porte en faux Nicolas Baumard, qui s’est attaqué dans son précédent livre à une histoire naturelle (oui, j’ai bien dit une « histoire naturelle ») du bien et du mal.

A ses yeux, c'est tout le questionnement sur l’universalité du sens moral qu'il faut reprendre, à la lumière des connaissances les plus récemment acquises. D’abord il est établi que la plupart des jugements moraux sont en place très tôt, vers l’âge de deux ou trois ans. Tout, par ailleurs, nous confirme qu’un sens de l’équité existe dans toutes les cultures.

 

Si l’on pose la question toute bête de « un incendie ravage une maison avec cinq personnes à l’intérieur, vous avez la possibilité de les sauver, au prix de légères brûlures », une très grande majorité de personnes interrogées répond que bien sûr, elles  n’hésiteraient pas à le faire. Très peu en revanche pensent qu’il faut les sauver au péril de sa propre vie.

Autrement dit, partout dans le monde, et qu’elle que soit la culture, on retrouve la signature de l’équité dans nos jugements moraux

Mais reste la question centrale, si l’on admet comme l’auteur que c’est une disposition innée : pourquoi a-t-elle été sélectionnée ?

  

 C'est bien simple : il s'agit d'un processus d’adaptation à la vie sociale !

Suivez le raisonnement : l’espèce humaine repose sur la coopération entre individus non apparentés, c’est en coopérant avec les autres que les humains obtiennent la quasi-totalité de leurs ressources. Les individus les plus égoïstes qui gardaient pour eux une part trop grande des bénéfices de la communauté ont été dédaignés au profit de partenaires plus généreux ; à l’inverse, ceux qui accordaient aux autres une trop grande part des bénéfices étaient exploités et avaient moins de chances de survivre… !

 

 

Tout cela est un peu rapide et beaucoup trop "Béhavioriste", mais qu’en tirer ?  

 

Première conclusion : s’il existe un instinct de justice, les hommes seront peut-être un jour capables de se mettre d’accord, au-delà des différences d’opinions, sur des valeurs communes.

Deuxième conclusion : ces recherches rencontrent les intuitions des philosophes qui, de Platon à Rawls, ont pensé qu'il existait des normes universelles de la justice.

Et enfin : exit la concurrence et le règne du plus fort qui étaient érigé en lois par ces mêmes disciplines il y a trente ans. Aujourd'hui, c'est l'empathie, l'altruisme et l'équité qui ont les faveurs des jeunes chercheurs.

Peut-être un signe des temps, bientôt doux comme...comme des moutons, bien sûr... !

 

- La France des idées... finalement... est peut-être la contrepartie indispensable au comportementalisme exagéré des anglo-saxons.

 

www.France Culture.fr

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:21

- Du Grain à moudre sur France Culture -  

Par Brice Couturier, Louise Tourret: Cliquez sur le logo pour écouter l'émission.

 

France-Culture

 

 

Polémique autour de la garde à vue psychiatrique:

 

C’était en novembre 2008 à Grenoble. Un jeune homme de 22 ans mourrait après s’être fait poignarder par un malade mental en fugue.  Quelques semaines plus tard le Président de la République annonçait un train de mesures destinées à sécuriser les hôpitaux psychiatriques : davantage de chambres d’isolement, possibilité de contrôler des malades via des bracelets électroniques, suppression des sorties à l’essai.

  

Et c’est demain que le Sénat examinera le projet de loi qui fait suite au fait divers de 2008 et aux promesses de Nicolas Sarkozy. Et le texte actuellement examiné au sénat y provoque un débat sans précédent : il a été rejeté en commission après le vote de quelque 163 amendements au Sénat et jeudi dernier, sa rapporteure, la centriste Muguette Dini, a démissionné. Une première à la haute Assemblée.

  

-Que dit ce texte ?

  

Que le placement en soins sans consentement pourra être fait à la demande d'un tiers ou sur décision préfectorale, comme actuellement, mais aussi, "en cas de péril imminent" et en l'absence d'un tiers, sur la base d'un seul certificat médical.

Que ces placements d’office seront obligatoirement précédés d’une période d'observation de 72 heures en hospitalisation complète. Ce point fait débat, pour ses opposants il s’agit d’une  "garde à vue psychiatrique".

  

Que l’obligation de soin à domiciles pour certains patients est également réformée : le texte crée aussi une obligation de soin sous contrainte, « en ambulatoire », hors les murs de l’hôpital.

  

Cette réforme, qui concerne 70 000 patients et qui rentrera en vigueur de 1er Aout entérine-elle une tendance lourde : celle de la judiciarisation de la maladie mentale ? Entérine-t-elle aussi au passage une évolution profonde, un changement de regard de la société sur la responsabilité des malades et plus globalement sur les malades eux-mêmes ? Cette loi est-elle sécuritaire comme l'affirment les syndicats de psychiatres ? En dressant de nouvelles enceintes autours des asiles revient-on en arrière ? Erige-t-on de nouveaux murs, dans les esprits, ceux de la défiance, de la méfiance, autours de l’ensemble des malades mentaux ?

 

 

Invité(s) :
Nora Berra en Duplex depuis Lyon, secrétaire d'Etat à la Santé.
Jean-Marie Delarue
Hervé Bokobza, Psychiatre et Psychanalyste.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:35

L'effet placebo désigne une amélioration de l'état de santé d'un patient persuadé d'avoir reçu un médicament, alors que celui-ci ne contenait aucun principe actif. Comment expliquer ce phénomène ?

  

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Falk Eippert et ses collègues de l'Université de Hambourg ont décortiqué la chaîne neuronale qui part de la croyance en l'analgésique pour arriver à une perception atténuée de la douleur. Ils ont soumis des volontaires à de légères brûlures sous prétexte de tester une crème antidouleur. Une partie seulement des sujets recevait une crème efficace, les autres un placebo, substance leurre sans effet.

   

Les participants en condition placebo ont naturellement décrit des intensités de douleur inférieures à ce qu'éprouvaient des personnes non traitées. Mais surtout, l'équipe a vu apparaître par imagerie cérébrale les différentes zones du cerveau mobilisées par cette « analgésie placebo » : le contrôle psychique de la douleur part du cortex préfrontal dorsolatéral, une zone antérieure et frontale du cerveau capable d'émettre des prédictions sur la base de croyances. Par le biais de connexions neuronales utilisant les endorphines (antidouleurs naturels) comme neuromédiateurs, le cortex dorsolatéral ventromédian active une zone légèrement plus enfouie : le cortex cingulaire antérieur. Ce dernier stimule ensuite une structure proche de la moelle épinière, la substance grise périacqueducale, réputée intervenir dans le contrôle de la douleur. De là, l'innervation médiée par les endorphines gagne la moelle épinière ventromédiane et rostrale, où elle neutralise les influx nerveux douloureux en provenance des membres.

  

L'effet placebo semble agir initialement sur le cortex préfrontal dorsolatéral par le biais d'un mécanisme attentionnel : la croyance en l'efficacité du traitement détourne l'attention de la douleur pour la focaliser sur l'attente d'un soulagement. Cette zone cérébrale pourrait intervenir dans les techniques de réduction de la douleur par détournement de l'attention (le rire, notamment), voire par l'hypnose. La raison des connexions entre les mécanismes attentionnels et la perception de la douleur reste inconnue.

 

Source: Pour la science. 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:39

Notre culture tourne souvent autour de la supériorité clinquante, du manque de cohésion et de coopération… des différences sociales et financières… on constate le résultat !

 

En primaire déjà, des clans se forment. Les faibles sont rejetés, les pauvres sont méprisés. Les petits riches et les « durs au mal » sont admirés et respectés… des écoles entières peuvent ainsi devenir névrosées, comme des individus. De plus en plus d’établissement « séparés » font leurs apparitions depuis la réforme de la carte scolaire. Ils sont les miroirs de l’état d’esprit de la société d’aujourd’hui :

 

-D’un coté, les non-payants, laissés pour compte dans des structures en déclin, avec toutes les conséquences qui en découlent (malgré toute la bonne volonté du corps enseignant toujours en place).

 

-De l’autre, la bourgeoisie, intégrée dans des établissements payants, disposants de moyens et de possibilités plus étendues.

 

L’aboutissement est, bien entendu, l’émergence d’un système dualiste et séparé ; Avec d’une part, les élites promus aux meilleurs postes… et d’autre part, la « Masse », destinée aux tâches ingrates, à l’assistanat social ou aux métiers les plus rudes.

 

Le choc de la prise de conscience au contact de ces sphères opposées est grand !   Les jeunes modestes s’insèrent dans le monde du travail infériorisés et bourrés de compensations, la plupart du temps humiliés par une hiérarchie hautaine et condescendante. D’autres encores, pauvres et élevés dans des quartiers difficiles, s’enferrent dans l’échec et la haine. Préférant la délinquance et l’argent facile: ils ne parviennent plus à se socialiser correctement !

 

Les jeunes bourgeois, eux, ne ressentent que mépris et rejet pour les couches inférieures, tel un manteau sale devenu trop lourd, que l’on serait obligé de porter. Devenus adultes, ils se retirent derrière des grilles, dans un environnement doré ; Peut-être pour mieux rappeler aux masses combien elles sont insignifiantes, ou par peur de celles-ci.

 

La pauvreté appelle toujours l’infériorité, surtout dans l’enfance ! Les compensations de celle-ci peuvent alors produire de grands hommes, comme de grands bandits. Les cours d’assises montrent fréquemment les manques de reconnaissances et les humiliations, notre culture récolte alors ce qu’elle a semé : la division mentale des populations.

 

Supprimez l’humiliation et la séparation, donnez l’écoute et la tendresse, et vous supprimerez de nombreux délits et crimes… Certains éducateurs d’établissements névrosés se moquent de la pauvreté (matérielle ou morale) de certains enfants, du métier de leurs pères ou mères, de leur timidité et de leur manière d’être… et cela, devant toute une classe qui rit !!!

 

Il y a parfois un tel manque d’intelligence et d’amour qu’aucun commentaire n’est nécessaire.

L’enfance frustrée, manquant de repères, de tendresse et de confiance en soi est un des problèmes les plus douloureux.

 

L’enfant humilié et frustré deviendra probablement un adulte névrosé (ou perverti dans certains cas). Il cherchera des compensations de puissance et de domination qui lui cacheront sa souffrance intérieure. Il deviendra parent ou éducateur à son tour…et c’est alors la chaîne sans fin des éducations ratées et des malheurs qu’elles engendrent…

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:26

L'alimentation grasse et sucrée favoriserait l'anxiété et la dépression en réduisant la plasticité cérébrale.

   85 186 peur

 

L'obésité est une question de santé publique à l'échelle mondiale et cette « épidémie » se développe en même temps que celle de la dépression :

  

Elle suit l'évolution des mœurs alimentaires et l'augmentation de la consommation de nourriture bon marché à base de sucre et de graisse, qui n'apportent pas certains nutriments essentiels. Mathieu Lafourcade et ses collègues de Bordeaux, Dijon et Marseille, viennent de montrer que le manque d'oméga-3 dans l'alimentation perturbe certains circuits cérébraux de régulation de l'humeur, pouvant conduire à des dépressions.

   

Le cerveau est constitué en grande partie de lipides (des graisses), lesquels produisent des molécules essentielles à son bon fonctionnement, et à l'équilibre des émotions et de l'humeur. Parmi ces molécules, les « endocannabinoïdes », des substances analogues au cannabis produites naturellement par l'organisme à partir de deux types de graisse : les acides gras polyinsaturés de type oméga-3 et oméga-6.

   

Constatant que le régime des populations occidentales n'a fait que s'enrichir en oméga-6 et s'appauvrir en oméga-3 depuis quelque 150 ans (le rapport des deux passant de 1 à 15), M. Lafourcade et ses collègues ont examiné les effets d'un régime appauvri en oméga-3 sur des souris. Ils ont observé que cette carence entraîne un déséquilibre dans la production de différents types d'endocannabinoïdes dans le cerveau, entraînant une diminution de la plasticité cérébrale au niveau des connexions entre neurones, les synapses.   

   

Qui plus est, cette perte de plasticité intervient dans une zone du cerveau, la partie prélimbique du cortex préfrontal, connectée à un centre essentiel de la motivation des comportements, le noyau accumbens. Les dysfonctionnements du noyau accumbens sont associés aux troubles de l'humeur et notamment à la dépression.

  

On constate effectivement que les souris ne consommant pas assez d'oméga-3 deviennent dépressives (elles abandonnent toute volonté de survivre dans l'adversité) et anxieuses (elles n'osent plus s'aventurer en terrain découvert, et longent les parois de leur cage). Peur et dépression sont les deux volets comportementaux d'un régime carencé en oméga-3.

  

Cette carence serait-elle en partie responsable du fait que les sociétés occidentales sont devenues angoissées et déprimées ?

   

Divers facteurs sociétaux entrent en jeu, mais l'alimentation fast-food porte sa part de responsabilité : une insuffisance d'apport d'oméga-3 favorise la dépression et l'anxiété, que l'on tente de combattre en consommant des aliments gras et sucrés...

   

Pour échapper à ce cercle vicieux, consommons du poisson, des coquillages, ou encore de l'huile de colza, aliments riches en oméga-3.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 12:29

Écouter régulièrement de la musique avec des écouteurs intra-auriculaires détruit des connexions cérébrales et diminue la capacité du cerveau à isoler les sons de leur environnement.

 

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Aujourd'hui, des millions de personnes, surtout des adolescents et de jeunes adultes, écoutent de la musique au moyen d'écouteurs intra-auriculaires, souvent à des intensités élevées pour masquer le bruit ambiant des transports ou de l'environnement. Cette pratique serait plus néfaste qu'on ne le supposait : une expérience réalisée à Münster en Allemagne et à Okazaki au Japon montre que ce type d'écoute diminue, sans doute de façon irréversible, la qualité de perception des sons.
   

L'effet étudié par Hidehiko Okamoto et ses collègues se nomme « élargissement de l'accordage de fréquence ». Il peut être perçu comme un émoussement des capacités auditives. Initialement, le cerveau est « acéré », c'est-à-dire qu'il distingue bien un son d'un bruit. Expérimentalement, on le constate en faisant écouter à des sujets un son de fréquence donnée, puis, immédiatement après, un bruit composé d'une multitude de fréquences à l'exception de celle précédemment diffusée.

   

Dans pareil cas, le cerveau inhibe automatiquement la perception du bruit qui suit le son pur, ce qui est le fondement de la discrimination auditive, laquelle permet de détacher un son de l'ambiance sonore. Or, chez les personnes testées, âgées de 23 ans en moyenne et écoutant deux heures de musique par jour depuis au moins deux ans, cette capacité est en partie perdue. Le cerveau extrait moins bien un son particulier du bruit de fond.

   

La cause réside probablement dans les circuits neuronaux du cortex auditif responsable de la perception des sons. Chaque fréquence auditive y est analysée par un groupe spécifique de neurones. En outre, les neurones percevant une fréquence donnée sont reliés à leurs voisins (lesquels sont sensibles à la fréquence contiguë) par des connexions horizontales inhibitrices. Les neurones activés diminuent l'activité de leurs voisins : le son se détache alors du fond sonore. Or la stimulation répétée du système auditif par des intensités sonores excessives détruit une partie de ces connexions inhibitrices. Cela expliquerait la perte de discrimination auditive.

   

Au moment où le cerveau perd sa capacité de discrimination auditive, la baisse de la sensibilité auditive n'apparaît pas encore. Ainsi, dans un test de perception auditive, où l'on mesure le seuil de perception de l'intensité sonore, le trouble peut passer inaperçu. C'est plus tard qu'il se manifestera, soit par des acouphènes (des émissions sonores spontanées, sans cause extérieure, et dont on sait qu'elles résultent de lésions des connexions horizontales inhibitrices), soit par une perte de capacité auditive en milieu complexe.

   

Cela peut se manifester par une mauvaise compréhension d'une conversation particulière dans un environnement bruyant, des difficultés de concentration ou encore une moindre réactivité en cas de danger. Ainsi, cet individu n'entendra pas qu'on lui crie qu'un véhicule va le percuter alors qu'il traverse sans faire attention. Et ce, même s'il a retiré son Ipod pour traverser.

   

Source: Pour la science.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:24

-Son génie, ses paroles parfois abruptes et son charisme... Souvenez-vous:

 

Extrait 1: La bêtise et l'ignorance.

 

 

 

Extrait 2: Artistes ou Artisans ? 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 12:03

C'est une maladie qui a changé de nom plusieurs fois : "colopathie fonctionnelle", "syndrome du côlon irritable", aujourd'hui on parle de syndrome de l'intestin irritable. Différentes appellations pour une pathologie que l'on a encore du mal à comprendre et qui pourtant concernerait 10 à 20% de la population.

  

Dans le syndrome de l'intestin irritable (SCI), l'intestin devient en quelque sorte hypersensible et présente une activité irrégulière au niveau de sa paroi.

Quand les fibres musculaires se contractent, elles permettent la progression des aliments. Dans ce syndrome, il arrive qu'à certains moments, ces fibres musculaires se contractent et se relâchent trop rapidement. L'intestin n'a alors plus assez de temps pour réabsorber l'eau contenue dans les aliments, c'est la diarrhée. À d'autres moments, les contractions sont au contraire plus lentes ou plus faibles que la normale, ce qui entraîne cette fois une constipation.

Cette irrégularité dans l'activité intestinale provoque aussi une accumulation de gaz et des ballonnements. L'intestin est plus distendu, notamment au niveau du rectum. Il peut aussi y avoir des crampes ainsi que des douleurs abdominales.

On ne connaît pas les causes du syndrome de l'intestin irritable. Parmi les hypothèses, on soupçonne une irritabilité du système nerveux qui contrôle les contractions des intestins et aussi un problème de flore intestinale.

 

Mieux comprendre le syndrome du côlon irritable

 

 

Des chercheurs s'intéressent au syndrome de l'intestin irritable

 

    Le diagnostic du syndrome du côlon irritable se fait par élimination. Quand on n'arrive pas à trouver d'autres maladies organiques graves comme le cancer du côlon, cancer digestif ou des maladies inflammatoires, on parle alors du syndrome de l'intestin irritable.

Le diagnostic est très important car jusqu'à présent on traitait ces maladies comme des problèmes fonctionnels. Et les malades étaient considérés comme psychologiquement "fragiles". Mais on sait aujourd'hui que le syndrome du côlon irritable est une maladie à part entière, il ne s'agit pas d'une vue de l'esprit.

Plusieurs équipes de chercheurs s'intéressent au syndrome de l'intestin irritable. On espère mieux comprendre les mécanismes dans les années à venir. Pour le moment, on ne sait pas beaucoup de choses sur le syndrome de l'intestin irritable. Un premier objectif est de mieux comprendre les populations de bactéries qui nous permettent de digérer. Les traitements de "probiotiques" améliorent la flore intestinale. Un deuxième objectif est de comprendre la perméabilité intestinale, c'est-à-dire la qualité de la membrane de l'intestin, la barrière épithéliale, très sélective entre les aliments et notre corps.

L'équipe Inserm du CHU de Nantes, elle, travaille actuellement sur le système nerveux qui contrôle les intestins.

 

Les traitements du SCI


   Le syndrome du côlon irritable n'est pas dangereux pour la santé. Il est donc important de sortir de la culpabilisation, d'écarter l'idée d'une maladie psychologique ou de mauvaise alimentation. Il faut trouver des traitements et aider les patients atteints du syndrome du côlon irritable.

On peut imaginer une prédisposition familiale à ce trouble. Les malades sont souvent des gens qui ont eu des épisodes infectieux, des gastro-entérites qui auraient dégradé la flore intestinale. Le syndrome du côlon irritable est un trouble difficile à mesurer car il y a une modification de la sensibilité viscérale, le seuil des douleurs que nous ressentons. Les malades sont souvent hypersensibles des intestins.

Pour aider les patients atteints du syndrome de l'intestin irritable, il convient donc d'intervenir au niveau de la motricité du tube digestif, de calmer les spasmes et la sensibilité viscérale. Pour cela, on utilise aujourd'hui des "probiotiques" qui modifient la flore, avec un certain succès (macrobiotes). On dispose aussi d'autres stratégies comme l'hypnose, les psychothérapies, la phytothérapie, le thermalisme, l'acupuncture qui ont des effets positifs pour certaines personnes.

 

Les règles hygiéno-diététiques

 

Il faut prendre trois repas par jour dans le calme en mangeant lentement et en mastiquant correctement et se reposer après les repas durant 10 à 15 minutes. Enrichissez votre alimentation en fibres grâce aux légumes verts cuits, aux céréales, au pain complet ou au son, aux fruits (du type pruneaux, kiwi, etc.), aux fruits frais exceptés les bananes, aux fruits secs comme les prunes, les abricots, les figues…, aux légumes sauf les pommes de terre et aux légumineuses comme les pois chiches, les haricots blancs ou le soja, etc.
Vous devez boire suffisamment d’eau plate, un minimum de 1,5 à 2 litres est nécessaire pour assurer une bonne qualité du transit intestinal. Il faut se présenter à la selle aux mêmes heures et éviter de se retenir si le besoin se fait sentir.

Faites de l’exercice physique pour tonifier vos muscles et surtout éviter toute automédication, car certains médicaments peuvent augmenter la constipation. Une cuillère d’huile d’olive vierge le matin à jeun, de l’eau ou du jus de fruits sont souvent très bénéfiques.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 05:40

 L'alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation et entre dans la composition des boissons alcooliques : vin, cidre, bière, rhum et alcools distillés, vodka et whisky.


Effets et risques


L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme.


Les risques immédiats


A court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, l'alcool provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements... Boire une grande quantité d'alcool en peu de temps provoque une montée importante du taux d'alcoolémie, qui baisse ensuite en fonction de la quantité bue : seul le temps permet de le faire baisser. Il faut une heure en moyenne par verre absorbé. Si on boit sans manger, l'alcool passe plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants.


Les risques à plus long terme


La consommation régulière d’alcool augmente le risque de cancers (notamment de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, entre autres). La consommation régulière quand elle est excessive (ou au-delà des seuils de 2 à 3 verres par jour), augmente le risque de nombreuses autres pathologies : maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).

 

La consommation d'alcool peut exposer à des risques majeurs :


  • Diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail ;
  • Pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles, suicide, homicide ;
  • Exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d'ébriété n'est plus capable de se défendre.

 

Alcool et grossesse

 

Une consommation, même occasionnelle ou faible, d'alcool pendant la grossesse n'est pas anodine et peut entraîner des risques pour l'enfant à naître. L'alcool passe du sang maternel au sang du fœtus, sans que le placenta ne joue le rôle de "filtre" : les concentrations d'alcool chez le fœtus sont donc très proches des concentrations dans le sang maternel.

Une consommation quotidienne, même très faible, ou des ivresses épisodiques peuvent entraîner des complications durant la grossesse (retards de croissance, accouchements prématurés), ainsi que des troubles des fonctions cognitives, tels que des troubles définitifs de la mémoire, de l'apprentissage, de l'attention.

Le seuil au-dessous duquel la consommation d'alcool chez la femme enceinte n'a pas de conséquences sur la santé n’est pas connu. La consommation de boissons alcooliques, quelque soit la quantité ingérée, peut provoquer des troubles graves chez l'enfant à naître. Le syndrome de l'alcoolisation fœtale est l'atteinte la plus grave de l'exposition prénatale à l'alcool. Il se manifeste notamment par : des anomalies dans la croissance, des anomalies faciales, des dommages du système nerveux central susceptibles d'entraîner des déficits fonctionnels tels que le retard mental ou l'hyperactivité.

  
Il est donc indispensable de s'abstenir de consommer toute boisson alcoolisée tout au long de la grossesse.

 

Inégaux face à l’alcool

   

Face à la consommation d'alcool, chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé physique et psychique, que l'on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation. Le seuil de tolérance dépend donc de la personne et du contexte. La production, la vente et l'usage des boissons alcooliques sont réglementés.

 

La dépendance

 

On parle de dépendance lorsque la personne est devenue incapable de réduire ou d'arrêter sa consommation, malgré la persistance des dommages. De nombreux symptômes apparaissent lors de la consommation ou de l'arrêt : tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement. Cette dépendance s'accompagne de difficultés majeures d'ordre relationnel, social, professionnel, sanitaire, judiciaire.

 

Le « binge drinking »

 

C’est un terme anglo-saxon que l’on peut traduire par « conduite d’alcoolisation massive dans un temps très court » connu également sous le terme « d’intoxication alcoolique aiguë » ou « alcoolisation paroxystique intermittente ».
Il s’agit d’une consommation frénétique avec une recherche intentionnelle et organisée d’ivresse. Souvent en groupe, les jeunes peuvent ainsi se saouler en public. Dans la majorité des pays, ce phénomène est essentiellement masculin, sauf au Danemark, en Finlande et surtout au Royaume-Uni (où les filles sont plus nombreuses à s’enivrer que les garçons).
C’est généralement la consommation en une seule occasion de 5 verres ou plus pour les hommes et de 4 verres ou plus pour les femmes.

 

Effets et risques du « binge drinking »

 

La consommation excessive ponctuelle et festive n’expose pas aux mêmes dangers que la consommation régulière d’alcool. La perte de contrôle, les comportements violents et impulsifs peuvent se révéler dangereux pour les autres mais également pour soi. Au-delà des accidents de la route ou de sport, la personne alcoolisée devient la victime idéale de rixes, de manipulations et de violences physiques, morales ou sexuelles. Ces excès peuvent également sensibiliser sur le long terme le cerveau aux effets de l’alcool et des complications médicales graves peuvent survenir lors de ces intoxications aiguës : coma éthylique, décès dans certains cas exceptionnels, traumatismes, troubles respiratoires…

  

Les situations où il ne faut pas consommer:

  • Pendant l'enfance et la préadolescence ;
  • Pendant la grossesse et l'allaitement ;
  • Lorsqu'on conduit ou que l'on va conduire un véhicule, ou une machine dangereuse ;
  • Quand on exerce des responsabilités qui nécessitent de la vigilance ;
  • Quand on prend certains médicaments.

Les équivalences d'alcool

 

"Premix et alcopops"


Les professionnels du secteur des boissons alcoolisées ont développé des stratégies marketing en direction des jeunes consommateurs, attirés par les saveurs sucrées. Ils ont ainsi créé de nouveaux produits : les premix et les alcopops. Conditionnés en bouteilles ou en canettes, ces produits ont une teneur en alcool qui s'élève à 5-6 % du volume, masquée par leurs saveurs sucrées.

Les premix sont des boissons mélangeant des sodas ou des jus de fruit avec des alcools forts (whisky, vodka.).

Les alcopops sont composés d'un mélange de boissons alcooliques (par exemple bière et vodka) ou d'un alcool avec un arôme (par exemple vodka au citron).

 

Source: MILDT.fr

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 13:23

« L'homme est capable du meilleur comme du pire... mais c'est vraiment dans le pire qu'il est le meilleur.  »

 

 

 

   « L’homme est un animal, dit-on, mais ce n’est pas une bête ».

 

La première de ces deux affirmations, qui reconnaît l’animalité de l’espèce humaine, est à comprendre sur un plan biologique. La précision selon laquelle l’homme n’est pas une bête n’est en revanche pas biologique mais, selon les cas, morale, religieuse ou philosophique. Chacun de ces deux points demande toutefois à être étudié de plus près.

  
   Dire que l’homme est un animal, c’est pour l’homme se rappeler qu’il a un corps, des instincts et plus généralement un “fonctionnement” biologique similaires à ceux d’autres animaux, et plus particulièrement à ceux de ses plus proches “cousins” dans l’arbre de l’évolution, comme les chimpanzés ou les bonobos, avec lesquels nous partageons plus de 99% de notre ADN. Ce rappel de notre animalité commune avec les bêtes peut, selon les cas, nous faire voir les hommes comme des bêtes (à travers les catégories de “sauvagerie” ou la “bestialité”, lorsqu’un homme semble se comporter instinctivement par exemple) ou, plus subtilement, nous inciter à “débusquer” derrière des comportements humains apparemment complexes ou raffinés de simples manifestations instinctives ; ainsi pour Schopenhauer le sentiment amoureux n’est-il rien d’autre que la forme que prend chez l’homme l’instinct sexuel de l’animal qu’il est.

   
   L’une des questions que pose cette animalité de l’être humain est celle de savoir en quoi consiste ce qu’on appelle, parfois sans précision suffisante, « la nature humaine » : est-elle le “fond animal” de l’être humain (ses instincts par exemple), ou au contraire ce qui distingue et éloigne l’homme des autres animaux, autrement dit des bêtes ? C’est en ce deuxième sens qu’on a pu dire, par exemple, que la nature de l’homme, c’est la culture, c’est-à-dire précisément ce que ne possèdent apparemment pas les bêtes (bien qu’il semble que certaines espèces de singe soient capables de transmettre des savoir-faire non instinctifs, y compris sans intervention humaine, ce qui relève bien d’une certaine forme de “culture” et de conscience).

 
   Dire que l’homme n’est pas une bête, c’est justement insister non seulement sur les spécificités de l’être humain à l’égard des autres animaux, mais encore et plus précisément sur sa supériorité. Cette supériorité est censée consister en une dignité qui conférerait à l’homme des droits sur les bêtes. L’affirmation de cette dignité humaine sert également de justification morale aux expériences scientifiques ou médicales faisant souffrir ou mourir des bêtes, puisque la vie d’un homme est supposée valoir plus (infiniment plus ?) que la vie d’une bête. Mais en quoi consiste exactement cette dignité supérieure de l’être humain, et quels droits lui confère-t-elle ? Car c’est énoncer un lieu commun que de dire que l’humanité est capable du meilleur comme du pire. Ne faut-il alors voir dans les justifications morales ou religieuses de notre domination sur les bêtes que des prétextes cherchant à masquer un cynique “droit du plus fort” ou une forme évoluée de l’instinct (humain en l’occurrence) de survie ? A tout le moins devons-nous poser des limites à nos droits sur les autres animaux, comme ce que le code pénal nomme « actes de cruauté » infligés à des bêtes.

  
   Mais il existe d’autres exemples de cette domination qui renvoient parfois tragiquement l’homme à ses responsabilités, comme l’extermination, volontaire ou non, d’un nombre croissant d’espèces par la chasse, la pêche ou la pollution. En outre, “l’utilisation” des bêtes pour le plaisir des hommes, comme dans le cirque ou la corrida, pose la question de la finalité de notre domination sur les bêtes : la distraction n’a sans doute pas ici la même valeur que le progrès de la médecine. L’empathie qui nous fait nous représenter les souffrances que les hommes infligent aux autres animaux, empathie précisément rendue possible par le fait que l’homme est lui-même un animal, vient ici s’opposer à notre droit de dominer et d’utiliser les bêtes comme des objets, qui eux ne souffrent pas de l’utilisation que nous en faisons. Il nous faut toutefois reconnaître que cette empathie est elle-même extrêmement variable, selon qu’elle s’applique par exemple à un cheval ou un dauphin d’une part, à un rat ou un crocodile d’autre part (pour ne rien dire d’une araignée ou d’un frelon).

  
   La supposée dignité supérieure de l’être humain ne lui conférerait-elle pas autant voire plus de devoirs que de droits vis-à-vis des bêtes [ainsi qu'a l'égard de ses semblables, souvent traités plus mal encore] ?


M.A. pour www.philopourtous.fr

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