21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 17:57

- Un hommage à cette ville merveilleuse, qui renferme tant de richesses culturelles et d'esprits brillants -

  

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  • Jean-Jacques Boissard : poète latin, né à Besançon en 1528. Après des études infructueuses à Louvain (Belgique), il effectue des voyages à travers l'Europe, dont en Allemagne et en Grèce, ainsi qu'en Italie d'où il constitue une collection d'antiquités provenant de Rome et ses environs. Il écrit également un grand nombre de poèmes en langue latine (comme Habitus variarum gentium, Emblemata latina, Theatrum vitæ humanae, Topographia urbis Romae et De Divinatione et magicis praestigiis...) puis décide de se retirer définitivement en France, dans la ville de Metz, jusqu'à sa mort en 1602.

  • Jean Mairet : poète dramatique, né à Besançon en 1604. Il fait ses études au collège des Grassins à Paris et écrit à l'âge de seize ans sa première pièce, Chryséide et Arimand. Puis, en 1634, il produit son chef-d’œuvre, Sophonisbe, où il introduit la règle des trois unités, dont il se fait le défenseur à la suite d’une lecture fautive de la Poétique d’Aristote. En 1648, il est nommé représentant de sa Franche-Comté natale et négocie plusieurs traités, parmi lesquels un « traité de neutralité entre la Franche-Comté et les territoires français de son voisinage », ratifié le 25 septembre 1651 par Louis XIV. Banni de Paris en 1653 par le cardinal Mazarin pour avoir « tenu des discours contraires au service du Roy », il finit par se retirer à Besançon en 1668 où il mourut en 1686.

  • Jean Baptiste Antoine Suard : homme de lettre, né à Besançon en 1734. Suard partit à Paris à l'âge de vingt ans, et rédigea la Gazette de France à partir de 1762, avant d'être élu membre de l'Académie française en 1772 au fauteuil de Charles Pinot Duclos. Il fut élu de nouveau en 1774 et, cette fois, Louis XV non seulement ratifia son élection mais le nomma censeur des pièces de théâtre, fonction qu'il occupa jusqu'en 1790, puis il est nommé secrétaire perpétuel à l'Institut en 1803. Ses écrits, notamment dans ses Variétés littéraires (1768) et ses Mélanges de littérature (1803-1805), montrent une personnalité très dogmatique et conservatrice. Il décéde à Paris en 1817.

  • Charles Fourier : philosophe sociologue utopiste, né à Besançon en 1772 au 2, rue Moncey. À partir de 1808, il pose les bases d'une réflexion sur une société communautaire à travers son ouvrage Théories des quatre mouvements et des destinées générales et dans Le nouveau monde industriel et sociétaire. Fourier tente de composer une société harmonieuse quasi parfaite, notamment en classifiant en 810 catégories chaque type d'homme et de femme. C'est ainsi qu'il créer les phalanstères composé des 1620 caractères classifiés, où chaque personne travaillerais selon ses affinités mais en réservant une place particulière à l'agriculture, aux arts et aux sciences. Il tente de mettre en œuvre se projet de son vivant auprès de mécènes fortunés, mais n'y parvient pas ; quelques tentatives seront faites après sa mort, mais aucune n'approche le bonheur promis par le théoricien. Charles Fourier décéde le 10 octobre 1837 à Paris.

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  • Charles Nodier : écrivain romantique et académicien, né à Besançon en 1780. Il apprend dès son enfance la littérature ainsi que la langue latine, et illustre dans ses premiers écrits la fantaisie de son imagination (comme dans les Tristes ou Mélange tiré des tablettes d'un suicidé). Il devient bibliothécaire et directeur de revue à Laibach (Slovénie), et s'initie à la littérature fantastique et à l'exotisme illyrien et publie des récits (notamment Jean Sbogar ou encore Trilby le Lutin d'Argail). Puis, il devient bibliothécaire de l'Arsenal et reçoit l'école romantique. Il publie alors ses contes fantastiques (la Neuvaine de la Chandeleur, Histoire du chien de Brisquet...). Il meurt à Paris en 1844.

  • Victor Hugo : écrivain, poète, académicien et politicien, né à Besançon en 1802 au 140, Grande Rue. Il est l'auteur de très nombreux écrits notamment du genre romantique, et on lui attribu généralement le titre de plus grand homme de lettre français de tous les temps. Il est l'auteur de romans parmi les plus célèbres, comme Notre-Dame de Paris, Les Misérables, Les Châtiments, ou encore Les Contemplations, il fut aussi un grand dramaturge et écrivit notamment Hernani, Le roi s'amuse ou Ruy Blas. Malgré ces origines comtoises, il ne feras allusion que rarement à sa région natale, évoquant seulement Besançon dans le premier poème du recueil Les Feuilles d’automne intitulé « Ce siècle avait deux ans ». Il décéde en 1885 à Paris et il est transféré au Panthéon. À Besançon, deux statues de l'écrivain ont été érigées en sa mémoire sur la promenade Granvelle et sur l'esplanade des Droits de l'Homme, et une plaque commémorative a été apposée sur sa maison natale place Victor Hugo (cette place s'apellait d'ailleurs jadis place Saint-Quentin mais elle fut renommée après ça mort) ; de plus un lycée du quartier de Planoise porte son nom, ainsi qu'un collège et un cinéma dans le quartier de La Boucle.

  • Bernard Friot : écrivain notamment pour la jeunesse, né à Saint-Piat (Eure-et-Loir, Région Centre) en 1951 et installé à Besançon depuis plusieurs années. Agrégé de Lettres, il a d'abord enseigné en collège, lycée et École normale, puis a été responsable du Bureau du livre de jeunesse à Francfort (Allemagne), pendant quatre ans. Après avoir travaillé dans plusieurs villes de France, il s'installe dans la capitale comtoise et y écrit de nombreux ouvrages pour la jeunesse et traduit également des livres en langue allemande.

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  • Pierre-Joseph Proudhon : économiste, sociologue, socialiste et Franc Maçon, né à Besançon en 1809 au 22, rue du Petit Battant. Une statue le représentant est visible rue Sarrail. Il a rendu célèbre la formule « La propriété, c’est le vol » qui figure dans son mémoire Qu'est-ce que la propriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement, son premier ouvrage majeur, publié en 1840.

    Au sein de l’Association internationale des travailleurs (première Internationale), il y eut une scission entre les anarchistes proches de Bakounine et ceux qui étaient proches des idées de Proudhon. Les mutualistes proudhoniens pensaient que la propriété collective était indésirable et que la révolution sociale pouvait être atteinte pacifiquement.

    Proudhon donna dans son Système des contradictions économiques, publié en 1846, une explication de la société fondée sur l’existence de réalités contradictoires. Ainsi la propriété manifeste l’inégalité mais est l'objet même de la liberté ; le machinisme accroît la productivité mais détruit l’artisanat et soumet le salarié ; in fine la liberté elle-même est à la fois indispensable mais cause de l'inégalité.

    Dans son livre Les Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la révolution de février, Proudhon écrit entre autres choses la phrase « L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». Il tenta de créer une banque nationale pratiquant des prêts sans intérêts, similaire d’une certaine façon aux mutuelles d’aujourd'hui.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 15:38

Faut-il envisager la chute de l'intelligence collective ?

 

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Définition de l'effet Flynn

 

On appelle effet Flynn l'accroissement lent (et que l'on a quelque temps cru inexorable) du rendement moyen à des tests de type QI observé depuis 100 ans dans les pays industrialisés. Ce qui se traduit dans la pratique par une meilleure mise en valeur du potentiel intellectuel des habitants de ces pays.

  

L'effet Flynn a été nommé ainsi en l'honneur de son promoteur, James R. Flynn et cité de cette manière, pour la première fois dans l'ouvrage The Bell Curve de Hernnstein & Murray. On peut cependant légitimement en retrouver l'origine dans la maxime latine de Juvenal : « Un esprit sain dans un corps sain » tirée à l'origine de l'esprit grec.

 

Ce phénomène étant essentiellement calculé à partir des tests de QI, il souffre de la même incertitude que ceux-ci, à savoir : les tests de QI mesurent-ils l'intelligence d'une personne, la projection de l'intelligence de celui-ci ou bien la réalisation du potentiel intellectuel d'une personne à un moment donné ? Un consensus existe cependant pour exprimer que les tests démontrent le niveau minimal d'une personne à un moment donné ce qui forme une bonne base de comparaison et c'est l'évolution positive des aptitudes intellectuelles chez les personnes testées qui a justement amené Flynn à formuler sa théorie. L'effet Flynn est donc un complément important des test de QI mais aussi l'élément moteur de leur recalibrage régulier vers le haut.

 

Causes possibles de l'effet Flynn


Il semble que ce soit une conjonction de facteurs :

  • On pense à l'augmentation de la qualité de la nutrition. On a pu constater des gains de quelques points.
  • L'allongement et la généralisation de la scolarité jouent un rôle certain, mais on ignore dans quelle mesure.
  • Le fait que les parents accordent plus précocement de l'attention à leur(s) enfant(s).
  • Le travail fait sur la pédagogie peut jouer, y compris par une diminution de la violence familiale longtemps considérée comme "éducative"
  • La sécurité et l'hygiène publique peuvent également jouer un rôle important en diminuant le temps consacré à sa sécurité personnelle et sa santé
  • Philippe Dumas défend l'idée que l'exposition intensive des tout jeunes aux objets des Tic (Technologie de l'Information et de la Communication) est un des facteurs-clé de l'effet Flynn (l'augmentation générale du Q.I. et de la demande de stimulation intellectuelle).
  • Pour Francis Heylighen : « Un facteur plus général est que cette société dans l'ensemble fonctionne à un niveau intellectuel plus élevé, proposant à l'enfant curieux plus d'informations, de défis plus intellectuels, de problèmes plus complexes, plus d'exemples à suivre, et plus de méthodes de raisonnement à appliquer. Juste en utilisant les appareils quotidiens, tels que les fours à micro-ondes, et les thermostats, exige un type plus abstrait de raisonnement dont la génération plus ancienne est souvent incapable. La plus grande complexité de la vie est susceptible de stimuler une plus grande complexité d'esprit. L'utilisation croissante des ordinateurs pour l'éducation ou les jeux précoces est susceptible d'augmenter la connaissance générale, le raisonnement abstrait et l'agilité intellectuelle ».

Ne pas oublier que cet effet n'a pas pu être constaté en dehors des quelques pays industrialisés qui utilisent régulièrement les tests de Q.I. . L'évolution de ces pays dans les domaines sanitaires, éducatifs et autres doit donc forcément être pris en compte.

 

L'effet Flynn, est-ce fini ?

 

William T. Dickens et James R. Flynn écrivent que les afro-américains gagnent 5 ou 6 points de QI par période sur les blancs non-hispaniques entre 1972 et 2002. Ce graphique montre des gains sur différents tests.
 

Stagnation et régression

 

L'effet Flynn semble désormais stagner voire légèrement régresser dans les pays industrialisés, c'est l'Angleterre qui rencontra cette situation la première dès la fin des années '80. Beaucoup de raisons sont avancées tant une immigration intense de personnes n'ayant pas encore bénéficié de l'effet Flynn, des changements dans la pédagogie et la politique, la pollution, un manque d'innovations, ... Il est également possible que le phénomène ait besoin d'une crise grave afin de rebondir, c'est assez courant dans les domaines historiques que de constater que des évolutions sont bloquées par une inertie sociale ou dogmatique que seule une crise grave et parfois sans aucun rapport permettra de résoudre. L'effet Flynn a également été très brutal en un siècle dû entre autres au fait que l'évolution potentielle de l'Humanité avait été contrariée pendant près de deux millénaires par des considérations sociales et des errements d'autoritarisme.

  

L'effet Flynn peut s'être arrêté dans certains pays industrialisé depuis le milieu des années 1990. Au Royaume-Uni, en ce qui concerne les adolescents, il pourrait même avoir stagné depuis les années 1980. Teasdale & Owen déclarent : « les analyses de tests d'intelligence de près de 500.000 jeunes Danois entre 1959 et 2004 montrent que l'augmentation a connu son apogée fin des années 1990 et aurait légèrement régressé jusqu'à un niveau d'avant 1991 ». Ils estiment qu'« un facteur lié à cette récente chute pourrait être un déclin simultané du nombre d'étudiants en avance de 3 ans pour les 16-18 ans ».

   

En 2004, Jon Martin de l'Université d'Oslo et ses collègues ont publié un article décrivant les résultats aux tests de QI des conscrits norvégiens entre 1950 et 2002 démontrant que l'amélioration des scores en intelligence générale s'est arrêtée après le milieu des années 1990 mais a régressé légèrement dans nombres d'autres tests.

Le Conservatoire national des arts et métiers s'est également fait écho d'un début d'inversion de l'effet Flynn.

 

Interprétations de cette régression

 

Il est possible que cette "panne" de l'effet Flynn soit due à une crise des systèmes, un manque d'idéal, la liberté étant quasiment atteinte, peu de gens ont encore des buts idéalistes, ceux qui restent sont majoritairement dans des systèmes idéologiques ou religieux ce qui signifie que leur développement est autant bridé, cadré que surveillé. Il existe aussi une crise des systèmes éducatifs qui à force de ne voir que l'élévation de la moyenne a oublié de soigner l'excellence qui est étouffée. Or sans excellence, la moyenne manque de modèle et de "lièvres" à suivre, sa progression est donc fatalement réduite à elle-même. il règne également une sorte d'autosatisfaction actuelle comme si le niveau actuel était déjà considéré comme bien suffisant. Philippe Dumas parle plutôt lui d'une sorte d'incompréhension, un fossé des générations mais d'un nouveau genre, plus absolu, pas exclusivement rebelle mais plutôt parce que basé sur des expériences du monde qui deviennent totalement différentes entre autres les influences omniprésentes des "technologies de l'information et de la communication" (TIC). Le Net et la télévision semblent d'ailleurs être des éléments contribuant à "la panne de l'effet Flynn", lorsqu'ils sont mal maitrisés. 

       

Certains comme R. Lynn prétendent que l'effet Flynn a masqué un effet dysgénique dans la reproduction humaine au sein des nations industrialisées et que désormais le QI ne peut que continuer à descendre. De toute manière, si déclin il y a, il y aura d'autres causes que dysgéniques. En effet, les modifications génétiques chez les organismes complexes prennent énormément de temps, des siècles voire des millénaires. Ce qui signifie que l'effet Flynn est beaucoup trop rapide que pour être explicable de manière génétique (plus de 50% de l'effet Flynn est observable sur une soixantaine d'années). Des chercheurs ont prévenu que des expositions continues aux industries chimiques amènent à des attaques du système nerveux, spécialement chez les enfants, ce qui pourrait amener à une pandémie silencieuse de l'intelligence dans les nations industrialisées avec des désordres mentaux grandissants.

 

Prédictions sur les populations

 

Si l'effet Flynn est terminé pour la majorité, il va continuer pour les minorités, spécialement avec les immigrés ou les communautés mal intégrées qui n'ont pas encore bénéficié de ses bienfaits et qui plombent donc nos résultats actuels alors qu'ils vont les magnifier demain. Par exemple, William T. Dickens et James R. Flynn ont écrit dans leur article de 2006 "Les afro-américains réduisent leur retard de QI: des preuves par échantillons standardisés" que les noirs américains continuent de gagner 5 à 6 points de QI envers les blancs non-hispaniques entre 1972 et 2002. Ces gains sont d'ailleurs cette fois largement homogène pour toutes les aptitudes. J. Philippe Rushton et Arthur R. Jensen se sont attelés à démonter cette théorie mais ont du concéder 3.44 points de QI en questionnant l'exclusion de 4 tests indépendants qui démontraient une évolution basse voire négative du QI des noirs américains. J. Philippe Rushton et Arthur R. Jensen ont remis en cause les éléments de cette recherche et ont calculé un gain de nul à 3.44 points en réfutant l'exclusion de 4 tests indépendants de l'étude qui démontraient des gains nuls voire négatifs.

 

En conclusion, le constat après des décennies de tests passés au crible est sans appel: l'homme semble avoir atteint son seuil maximal d'intelligence... Cette hypothèse se vérifie essentiellement dans les pays développés, ou les limites biologiques et cognitives sont en stagnation (voire en régression, depuis les années 1990).

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 11:10

-Quand le Comportementalisme côtoie la Rentabilité !

Un reportage édifiant...

 

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En trente ans, la psychatrie publique a fermé 50 000 lits. Morts ou désocialisés, de nombreux patients ont fait les frais de cette politique. Ainsi, un tiers des sans-abri souffrirait aujourd'hui de pathologies mentales. «On a confondu la réforme de l'asile avec la destruction de l'asile», regrette le docteur Hervé Bokobza. Rue, foyer, hôpital et prison, les parcours se suivent, et se ressemblent. «On juge des gens et on s'aperçoit, une fois qu'ils sont arrivés en détention, qu'ils ont des maladies mentales», résume le vice-président du tribunal de grande instance de Paris.

 

 

 Voici donc la vidéo intégrale:

 

 

Le documentaire s'ouvre sur une tombe, celle d'un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d'avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge.

 

Comment en est-on arrivé là? Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l'œuvre dans cette exclusion? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste? A l'heure du tout sécuritaire et du tout mesurable, c'est à ces questions que répondent les témoignages et les entretiens de ce documentaire. 

 

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A voir : Rencontre et aveux de Philippe Borrel à Paris.

 

                    

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 17:25

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- La personnalité paranoïaque est composée de quatre traits principaux:

 

  • L'hypertrophie du moi : cette surestimation de soi-même est au centre de la personnalité paranoïaque. Elle entraîne la mégalomanie, l'orgueil, le mépris des autres, la vanité parfois cachée derrière une fausse modestie superficielle.

 

  • La psychorigidité : le paranoïaque est incapable de se remettre en cause, de se plier à une discipline collective. Il a toujours raison et est autoritaire. Cette inadaptation sociale fait qu'il finit souvent par s'isoler et à privilégier les apprentissages autodidactes.

 

  • La méfiance et la suspicion :le paranoïaque pense que les autres cherchent à le tromper car ils sont jaloux de sa supériorité. Il se sent en permanence entouré de personnes envieuses et malintentionnées. Du coup, il est susceptible et toujours sur ses gardes.

 

  • La fausseté du jugement : le paranoïaque suit sa propre logique, laquelle est basée sur une série d'interprétations fausses mais dont il est absolument convaincu. Il cherche d'ailleurs souvent à imposer ses opinions de manière tyrannique et intolérante à ses proches.

 

- Les délires paranoïaques:


Les délires paranoïaques sont très construits et peuvent parfois être convaincants. En dehors des thèmes sur lesquels il délire, le paranoïaque peut tenir des propos tout à fait cohérents. Mais les moments délirants sont bien du registre des psychoses, c’est à dire de troubles où l’individu a perdu tout contact avec la réalité et n’a donc pas conscience de souffrir d’un trouble mental. Le grand risque de ces délires est alors le passage à l'acte sur la personne qui est présumée par le paranoïaque être au centre du complot.



- Trois types de délires paranoïaques...

 


1 - Les délires passionnels
Ils sont centrés autour d'une idée de base qui est fausse. En dehors du thème sur lequel il délire, le paranoïaque peut tenir des propos tout à fait cohérents.

On distingue:

  • Les délires de revendication : procès multiples pour demande de réparation de préjudices que le paranoïaque est convaincu d'avoir subis (ex: inventeur dépossédé de son invention, revendication d'une filiation)

 

  • Les délires érotomaniaques : conviction délirante d' être aimé(e) par une personne, en général de statut social plus élevé. Ce délire est plus fréquent chez la femme et débute vers la trentaine. Il évolue en 3 phases : espoir d'être aimé, dépit lorsque la personne s'aperçoit qu'elle ne l'est pas et enfin rancune. Lors de cette dernière phase, il faut se méfier d'un risque de passage à l’acte agressif sur l'être qui a été aimé.

 

  • Les délires de jalousie :conviction délirante d’être trompé dans sa relation de couple. Les hommes seraient plus souvent atteints que les femmes. Là aussi il y a un grand risque de passage à l'acte agressif sur le conjoint et le présumé amant.




2 - Le délire d'interprétation
Ce délire n'est pas centré qu'autour d'une seule idée mais de plusieurs. En effet, il s’enrichit progressivement et le sujet se sent de plus en plus persécuté. Les complots présumés sont d'abord professionnels puis également familiaux. Finalement, tout fait nouveau est interprété comme ayant une signification dans ce délire de persécution.


3 - Le délire de relation des sensitifs
Il survient chez des personnes ayant une personnalité dite sensitive, c'est à dire marquée par la méfiance, la susceptibilité, la scrupulosité, la tendance à la culpabilité et à l'hyperémotivité.

Ce délire comporte aussi des idées de persécution. Le sujet, souvent une femme, a l'impression que ses collègues ou ses proches se moquent d'elle, la critique. Mais, au lieu d'être revendicative et agressive, la personne sensitive va développer des sentiments de honte et d'infériorité par rapport aux accusations dont elle se croit victime.

 

 

- Évolution:


L'évolution de ces délires est émaillée de moments paranoïaques très aigus où la possibilité d'un passage à l'acte contre autrui est à craindre.

On observe également des phases d'effondrement avec des dépressions qui peuvent être accompagnées d'idées suicidaires.

Un isolement social et affectif, plus ou moins important, est souvent la conséquence de ces interprétations délirantes.

- Traitement:


Le traitement de ces délires est difficile et repose sur l'association de médicaments (neuroleptiques) et d'une action psychothérapeutique. Celle-ci est extrêmement délicate car le thérapeute doit éviter de trop critiquer le délire car sinon il risque d'être mis dans le rang des persécuteurs. D'un autre côté, il ne doit pas non plus approuver le délire car cela risquerait de l'aggraver et de favoriser un éventuel passage à l’acte.

 

- A retenir:

 
On distingue la personnalité paranoïaque et les délires paranoïaques qui sont de trois types: passionnels, interprétatif ou sensitif. Le grand risque de ces délires est le passage à l'acte agressif sur la personne soupçonnée par le sujet paranoïaque d'être au centre du complot contre lui. La dépression est également une complication, surtout dans les délires sensitifs.


Docteur F. Duncuing-Butlen pour santé A-Z

  

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 17:01

Une tentatives de définition: Le scientisme est d’abord la croyance que la science constitue un mode de connaissance universel et que la méthode scientifique est la seule valable et permet d’appréhender tous les phénomènes du fait de son objectivité.

 

Un excellent article du site: << Et vous n'avez encore rien vu ! >>

 

-Prenons un exemple simple: Euclide fonda ses théorèmes à partir d'Axiomes, qui pour l'époque, n'étaient pas encore vérifiables scientifiquement. Ses postulats étaient valables sur le plan empirique mais pas sur le plan scientifique pur. Euclide apportât néanmoins de nombreuses réponses indispensables aux développement des sociétés actuelles grâce à la géométrie et à l'arithmétique. Cette croyance en un système Euclidien, qui aujourd’hui serait immanquablement contesté par la science, permit à l'espèce humaine de penser et d'objectiver son avenir... Croyance qui pourtant ne répondait, en son temps, à aucune norme ni démonstration claire. Le scientisme, en balisant les savoirs autour des faits, en réfutant tout ce qui ne constitue pas une preuve (Ce que l'on nomme plus communément le biais de confirmation scientifique), détruit le terreau des idées fondé sur un système de croyances indispensable à l'investissement contributif à la mise en place de prospectives fiables. « Le doute ronge alors toutes initiatives en provoquant un arrêt brutal de l'évolution sociétale et une stagnation normative des connaissances ». FT-

 

Autre exemple relatif à Albert Einstein, cliquez sur ce lien: http://bit.ly/1iVjNwJ

 

Le terme de scientisme a été employé pour la première fois par le biologiste Félix Le Dantec dans un article paru en 1911 dans la Grande Revue :

« Je crois à l’avenir de la Science : je crois que la Science et la Science seule résoudra toutes les questions qui ont un sens ; je crois qu’elle pénétrera jusqu’aux arcanes de notre vie sentimentale et qu’elle m’expliquera même l’origine et la structure du mysticisme héréditaire anti-scientifique qui cohabite chez moi avec le scientisme le plus absolu. Mais je suis convaincu aussi que les hommes se posent bien des questions qui ne signifient rien. Ces questions, la Science montrera leur absurdité en n’y répondant pas, ce qui prouvera qu’elles ne comportent pas de réponse. »

Une autre définition plus récente dans l’ouvrage de Marie-Hélène Parizeau, Biotechnologies, nanotechnologies, écologie, entre science et idéologie (éd. Quae, 2010):

« Le scientisme affirme qu’en dehors de la connaissance scientifique, aucune autre forme de connaissance n’est légitime, car seule la connaissance scientifique est positive et vraie. C’est une forme de réductionnisme où seules les connaissances valides sont scientifiquement prouvées, le reste étant irrationalités, croyances ou idéologies. Se trouvent ainsi disqualifiés d’emblée les savoirs traditionnels des populations autochtones ou encore ceux des "non-scientifiques", les savoirs populaires et les savoirs paysans. »

De nos jours, le scientisme peut prendre différentes formes et ne s’en tient pas nécessairement à ce credo de la supériorité de la connaissance scientifique sur les autres formes de connaissance.

Il consiste le plus souvent en une conception abstraite et essentialisée de « la Science », sorte d’entité idéale qui planerait au-dessus de l’humanité et lui dispenserait ses bienfaits par l’intermédiaire des scientifiques :

« Cette confiance préalable [de l’honnête homme] est sous tendue par une vision de la science comme humanisme, comme une valeur liée à la connaissance : il appartient aux scientifiques de faire avancer la connaissance pour l’humanité en son ensemble, comme il appartient à chacun d’entre nous d’approfondir ses connaissances – par libido sciendi, par désir d’apprendre. Sans se leurrer l’un l’autre sur les dangers liés à l’exploitation de la science. »

Alexandre Moatti, Alterscience, postures, dogmes, idéologies, éd. Odile Jacob, 2013, p. 312.

Car lorsque « la Science » est mal utilisée, ce sont au contraire « les hommes » qui sont seuls responsables. En conséquence de quoi, critiquer la science sous prétexte qu’elle engendre des nuisances, contribue à renforcer les puissances de domination et d’aliénation, c’est se tromper de cible, c’est être « antiscience » ou, pour reprendre le concept récemment lancé par A. Moatti, tomber dans l’« alterscience ».

« Est-ce une science simple catégorie platonicienne, une Science par trop idéalisée, sans aucun rapport avec la réalité actuelle ? Peut-être. […] On pourrait parler de scientisme à propos de cette vision [idéalisée de la science]. Ce scientisme de bon aloi est-il un humanisme ? Oui. L’alterscience, non : elle est même un antihumaniste contemporain. » Moatti, op. cit., p. 314.

Le scientisme constitue une religion de substitution : « la Science » devenant une sorte de divinité tutélaire de l’humanité… Pour ces scientistes, il est donc nécessaire de combattre partout les irrationalités, croyances ou idéologies qui font de l’ombre à cette divinité, soit parce qu’elles se substituent à la connaissance scientifique (religion, mysticisme, superstitions, etc.), soit parce qu’elles contestent la science elle-même (darwinisme, etc.) ou ses applications (nucléaire, OGM, nanotechnologies etc.).

 

Dans ce dernier cas, la contestation des applications de la science, on assiste souvent à des manifestation de pure hystérie de la part des scientistes : que l’on se trompe sur le plan des croyances et des idées, passe encore, mais que l’on s’en prenne aux symboles mêmes de la réussite des sciences, cela relève du sacrilège, de la profanation des icônes et des lieux de culte... Richesses volées aux traditions des peuples et ethnies du monde.

 

Toute critique des doctrines scientifiques est identifiée par les scientistes à une « mauvaise compréhension » des théories scientifiques ; sous-entendu, quand on a compris ces théories, on les accepte bien volontiers. C’est une manière de disqualifier a priori la critique en la traitant de haut : « vous n’y comprenez rien, on va vous expliquer… ». Et de fait, le scientiste veut combattre l’erreur en répétant la vérité scientifique sur tous les tons, sans chercher à comprendre les arguments, les motivations et les ressorts psychologiques de ceux qu’il veut ainsi convertir à son culte.

 

Toute attaque contre les applications de la science est assimilée par les scientistes à de l’obscurantisme, à un refus irrationnel et irraisonné du progrès ; sous-entendu, un être raisonnable ne peut et ne doit qu’exprimer poliment ses doutes, ses craintes et ses inquiétudes, la violence ne peut être que le fait d’esprits dérangés. Curieusement, cette indignation contre « la violence » – terme qui ici peut recouvrir énormément de choses anodines, comme prendre la parole en public sans y être invité ou perturber un « débat public » (comme en 2010 sur les nanotechnologies), etc. – est à sens unique : la violence des dirigeants qui imposent leurs décisions à l’aide de la police, de l’armée et des tribunaux (cf. les luttes anti-nucléaires, NoTAV ou Notre-Dame des Landes) non seulement ne rentre pas dans les motifs d’indignation, mais elle est bien souvent totalement occultée.

 

Note: Cet article ne constitue en rien une sentence vis à vis du monde scientifique, mais appelle davantage à une réflexion profonde en vue de faire émerger un système tolérant et "intégratif" des différentes disciplines, tel que le définit Boris Cyrulnik dans la "biologie de l'attachement".

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Published by Cabinet.psy70-Luxeuil.fr - dans Dossier Science
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:38

" Toutes les réponses sur l'instrumentalisation de l'opinion publique pour provoquer un mouvement de rejet ".

 

Cliquez sur le logo pour écouter le podcast:

 

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La Haute autorité de santé (HAS) publiera ce jeudi des recommandations au sujet de ce qui déclenche depuis quelques semaines de violents débats. Avec une fuite dans Libération selon laquellle la HAS retoquerait les pratiques psychanalytiques.

  
En cause : la prise en charge des enfants atteints de ces troubles envahissant du développement (TED). Un enfant sur 150 selon la HAS, via un rapport de 2010.

 

Décrété cette année grande cause nationale par François Fillon, l'autisme divise psychiatres et comportementalistes, "dans un contexte criant de manque de places d'accueil" engendré par un recul des budgets accordés par l'état.

 

Reportage de Christine Moncla.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 11:41

- Analyse d'une société en déclin par Roland Gori -

(Un document de valeur à écouter entièrement ).

  

Roland Gori - Psychanalyste, professeur de psychopathologie à l'université d'Aix-Marseille.

 

 
Note: Descriptif de la neuro-économie et de ses effets sur les patients à la 28ème minute.
  

Retrouvez l'interview de Roland Gori en intégralité dans le documentaire "Un monde sans fous?". Disponible sur ce site.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 13:11

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Je t’aime beaucoup, passionnément, à la folie

 

Trop aimer peut-il nuire à une relation ? Qu'est-ce que l'amour passionnel à l'extrême et quelles sont les conséquences au sein d'un couple ? Faisons le point ensemble sur l’amour fusionnel.

 

Aimer à la folie, sans limite, aimer passionnément une personne cela signifie ne pouvoir se réaliser qu’à l’intérieur d’un rapport de couple avec un sentiment de souffrance en raison d’une dépendance trop forte. Un sentiment extrême qui constituera l’équilibre du couple si la relation est perçue de la même manière par les deux partenaires mais qui sera un enfer si seule un des deux partenaires est enclin à ce sentiment qui dépasse la mesure. C’est ainsi que la moindre indifférence du partenaire, le moindre reproche sera perçu avec un fort sentiment de culpabilité ou d'abandon.
 
Se dédier corps et âme à l’autre c’est aussi s’oublier totalement peut être par crainte de rester seul(e), parce que la personne a le sentiment de ne pas mériter l’amour de celui/celle qu’elle vénère et à qui elle s’attache obsessionnellement car elle le considère comme totalement indispensable à sa vie. Celui/celle qui aime trop donne de l’amour sans limite.

Quels sont les signes de la dépendance amoureuse de l’autre ?


Comment comprendre et percevoir si sa propre relation risque de nous faire tomber dans le piège de la dépendance amoureuse ? L’important est de savoir déceler son propre mal-être, sa propre souffrance dans la relation. Si la confiance en soi, son estime de soi, son sentiment de sérénité et d’individualité ne dépendent que du jugement et de l’appréciation du partenaire, si l’on est obsédé par ce que va penser ou dire l’autre, oubliant ses propres envies et sentiments, c’est sans doute que l’amour est trop fort et démesuré.

 
Il est certes normal et légitime que le partenaire se soucie de savoir ce que va penser son conjoint d’une action, d’un choix… qu’il aura fait, mais cela ne doit pas être le fer de lance d’une attitude, cela ne doit pas être systématique et obsessionnel.

L’amour passionnel est-il typiquement féminin ?


Il semble en effet que le dévouement de la femme à l’homme qu’elle aime soit souvent sans limite… mais la dépendance amoureuse peut aussi être attribuée aux hommes avec des origines le plus souvent liées à l’enfance ; des hommes qui ont peu de considération d’eux même.

 
Mais généralement, l’homme sera plus enclin à investir une grande partie de ses énergies dans le travail, le sport ou un hobby pour masquer en quelque sorte son angoisse et sa souffrance. A l’inverse, les femmes, sans doute pour des raisons d’ordre culturel, auront plutôt tendance à se considérer comme fragiles, faibles et dépendantes, elles rechercheront la protection et un point de référence pour se construire. C’est alors que si la femme aura naturellement besoin d’un homme sur qui compter, un homme qui la rassure et l’aide à se sentir bien. La peur de ne pas être aimée peut conduire la femme à tout accepter de l’homme afin de le garder prêt d’elle ; la femme est alors prête à faire office d’infirmière, de maman, de maîtresse, de confidente... On retrouve souvent dans ce cas de figure des femmes dont l’enfance a été difficile, marquée par le manque d’affection, de stabilité, d’encadrement familial.

En effet, à l’origine d’une dépendance affective se trouve souvent une souffrance vécue dans l’enfance. Victime d’un abandon, de violences ou d’expériences intenses qui laissent des traces douloureuses… sont autant de signes qui peuvent conduire une femme à aimer "trop". Une femme qui a par ailleurs tendance à s’oublier, à ne pas penser à elle, à ses passions, ses rêves mais qui se dévoue à son partenaire. Difficile alors de construire une relation avec un autre si on ne parvient pas à se construire soit même.

Fusion amoureuse et dépendance affective


La fusion amoureuse ne doit pas être confondue avec la dépendance affective. En effet, la passion qui est présente au début (et encore pour longtemps chez certains couples) entraîne une fusion entre les deux êtres qui se découvrent, source de plaisir intense sous le seul regard de l’autre et d’une profonde douleur en son absence. Mais l’amour est aussi dans cette situation signe de dynamisme, d’échanges, de complicité au sein du couple. Une nouvelle phase entre ensuite en jeu dans la relation amoureuse : le désir de différenciation de l’autre qui sera suivie de la phase d’exploration pendant laquelle chacun des partenaires tend à prendre des distances par rapport à l’autre. Cet éloignement momentané (sortie entre amis chacun de son côté, pratique d’un sport l’un sans l’autre…) permet à chacun de s’identifier en tant que personne pour pouvoir mieux se retrouver ensuite lors d’une phase de « rapprochement » qui n’est pas toujours aisée à vivre.

  
A la fin de ce parcours, on peut dire que chacun des partenaires connaît l’autre pour ce qu’il est et l’accepte (ou ne l’accepte pas) en tant que tel. C’est là, avec ses défauts et imperfections, que l’individu peut vivre pleinement.

 
Dans le cadre d’une dépendance affective en revanche, la situation est toute autre. En effet, tout est figé, les phases sont inexistantes et rien n’évolue. C’est ainsi que les partenaires semblent avoir un rôle unique à jouer pendant toute la durée de leur relation.

   

http://www.feminin-masculin.com/

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:55

Le psychologue Caennais Didier Pleux remet-il en cause l'héritage exceptionnel de Françoise Dolto ? Avec l'université populaire de Caen (encore elle), il se lance dans une campagne de démolition des concepts "psychoaffectifs-psychanalytiques !".

 

Mais que restera t-il comme héritage culturel aux normands et aux parisiens quand cette logique de la table rase aura tout détruit ?

 

 

Selon son ouvrage: les enfants de la génération d'aujourd'hui auraient d'avantage besoin "d'encadrement et d'autorité" plutôt que d'écoute et de respect de leur singularité (valeurs prônées par Françoise Dolto). L'auteur, très équilibré dans ses propos, tient un discours cohérent face à la pléthore des possibilités offertes à nos chérubins, qui migrent ou ont migrés dangereusement vers des comportements "d'enfants roi", et des attitudes commerciales où "tout est dû".

 

Cependant: depuis la sortie du livre en 2008, un recul significatif de la politique de "l'enfant roi " s'est fait sentir. L'argent manque, les parents souffrent et travaillent d'avantage, et l'on compense moins l'affectif par des biens matériels. On pourrait même dire que depuis la crise, la notion d'enfance malheureuse refait surface... Surtout si l'on prend en compte le manque de dialogue entre les générations qui s'établit durablement dans certaines banlieues ou provinces, où les enfants sont purement et simplement délaissés !

 

Face à cela, les enseignements de Dolto semblent plus que jamais d'actualité ! Renouer le dialogue, offrir une identité et une singularité à ces jeunes en perdition doit être une priorité. D'autant plus que la plupart d'entre eux sont en demande d'écoute et recherche des balises fiables à travers des guides bienveillants.

 

Le tout sécuritaire n'est pas toujours une solution ! Sachons savamment dosé "Autorité et Compréhension"... là se trouve la solution à beaucoup de dérives, dont la délinquance, entre autres.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:15

On m’a récemment parlé  de la méthode des 3i, et j’ai voulu jeter un coup d’oeil sur ses principes, "qui me semblent très bons..."  En fait, ce sont ceux qui s’appliquent déjà à la maison avec succès: une stimulation individuelle, intensive et interactive, basée sur le jeu, l’affection et l’enthousiasme.

 

La méthode des 3i


  Descriptif de la méthode, par Nathalie Hamidi


Une stimulation individualisée

   

Matthieu et moi nous installons régulièrement, depuis qu’il est tout petit, pour jouer tous les deux. Quand il était plus jeune, il était passionné par les puzzles à encastrer, et il m’amenait régulièrement près de moi ses grands puzzles pour me montrer à quel point il réussissait bien. J’en profitais pour lui donner le nom des pièces qu’il encastrait: le soleil, la vache, le tracteur, etc.

 

Ces temps-ci, il s’intéresse plutôt à d’autres activités: les perles à enfiler, les cubes (et rectangles, cylindres, etc.) de bois à empiler pour réaliser des constructions, les gommettes ou l’apprentissage de la lecture. Là aussi, il me sollicite et nous passons tous les jours du temps ensemble à jouer rien que tout les deux, en profitant de la sieste de son frère.

 

Une stimulation intensive

 

Les 40 heures par semaine, soit 6 heures par jour, sont peu faisables pour moi: il faut aussi que je m’occupe de son frère, du ménage, de la construction de la maison à gérer, des papiers administratifs, etc. Cela dit, à côté de nos séances de jeu, il suit une rééducation intensive avec son équipe thérapeutique, avec une à trois séances par jour, et il va à la halte-garderie pour la socialisation.

 

Une stimulation interactive

 

Il est crucial d’utiliser toutes les occasions pour communiquer, accrocher le regard, faire des échanges. Ce n’est pas l’apprentissage en lui-même qui est important pendant ces séances, mais l’interactivité.

 

La méthode des 3i

 

Tout doit être axé sur le jeu !

 

Si l’enfant s’amuse, il recommencera plus volontiers que s’il s’ennuie ou s’il se sent obligé. Il faut donc savoir rebondir sur les activités qu’il amorce, en réclamant son attention, en verbalisant ses actions, en essayant de faire passer des notions (par exemple: chacun son tour). Il faut aussi le féliciter chaudement à chaque réussite de communication.

 

Allez jeter un oeil sur le site de l’Association Autisme Espoir vers l’école pour découvrir tous les détails de la méthode des 3i (méthode de stimulation individuelle des enfants autistes).

  

Site complet à consulter: http://autismeinfantile.com/

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