4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 11:09

Chez les personnes dyslexiques, les hémisphères cérébraux semblent se répartir les tâches de façon inopérante lors de la perception des sons !

  

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Que se passe-t-il lorsqu'un enfant présente des troubles de la lecture ? On suspecte depuis plusieurs années que la capacité à analyser les composantes sonores des mots est altérée chez les sujets dyslexiques. Une étude récente de plusieurs équipes de l'Inserm, du cnrs, de l'ehess et de l'École normale supérieure semble confirmer ce modèle.

  

L'étude consiste à observer les oscillations électriques produites par chaque hémisphère cérébral en réponse à des sons de différentes fréquences. Chez les sujets non dyslexiques, le cortex auditif gauche réagit en émettant des oscillations électriques à un rythme de 30 par seconde, ce qui correspond à la fréquence des phonèmes (les plus petits sons audibles, par exemple s et ou dans la syllabe sou). Chez les dyslexiques, cette fréquence est de 50 à 60 hertz, ce qui ne correspond plus au rythme des phonèmes. En outre, le cortex auditif droit émet à 30 hertz.

  

Normalement, lors de la perception du langage, l'hémisphère gauche oscille au rythme des phonèmes (30 hertz) et le droit au rythme des syllabes (5 hertz). Chez les dyslexiques, l'hémisphère gauche ne se synchronise vraisemblablement plus avec le rythme des phonèmes, et oscille à des fréquences beaucoup trop élevées (50 hertz) sans lien avec le langage. En outre, l'analyse des données sonores à cette fréquence sature probablement la mémoire de travail des enfants.

 

La lecture est alors perturbée, car elle suppose de savoir découper mentalement les sons de la parole. Ces anomalies pourraient être d'origine génétique, des études anatomiques ayant révélé des malformations précoces du cortex dit périsylvien dans l'hémisphère gauche, empêchant cet hémisphère de produire les oscillations à la fréquence de 30 hertz. De telles observations pourraient conduire à distinguer plusieurs types de dyslexie, certains sujets présentant un défaut très net de la répartition des tâches entre les hémisphères, et d'autres beaucoup moins.

 

Sébastien Bohler pour cerveauetpsycho.fr

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 10:49

"Précarité, baisse du pouvoir d'achat, hausse des taxes, suspension des allocations en fin de droits... Lorsque la crise détruit des familles, la dimension humaine de la pauvreté ne doit pas être occultée par la honte du déclin social. Jeanne, 15 ans, outrepasse la peur du jugement à travers un témoignage poignant !"

 

Cliquez sur ce logo pour écouter l'émission:


France-Culture

     

Le père est ouvrier cariste dans une usine de l’Oise, et la mère distribue journaux gratuits et autres prospectus dans les boîtes aux lettres du département. Malgré cela, les ressources de la famille de Jeanne sont insuffisantes pour lui permettre de vivre décemment. Récit détaillé des difficultés d’une adolescente de quinze ans, qui souffre quotidiennement de la pauvreté.

  

Reportage : Farida Taher - Réalisation : Annabelle Brouard.

  

Cliquez ici pour écrire à Jeanne via France Culture: http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-le-blues-de-jeanne-2012-04-04 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 12:53

Dans une société de plus en plus infantilisée, ou les notions d'autonomie et de maturité s'érodent dangereusement, les coachs proposent des services toujours plus variés et originaux. Entre "l'efficacité, la dépendance ou le ridicule", cette vidéo de LCI met en évidence les dangers du coaching:

 

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« Dis-moi qui te coache et je te dirai qui tu es ». Que l’on cherche désespérément l’amour, que l’on ne sache plus comment faire pour dompter son ado rebelle ou même qu’on ne parvienne plus à ranger son appartement : de plus en plus de Français font appel au coaching.

Sur l’ensemble du territoire, on compte aujourd’hui environ 4000 coachs. Le coaching ne se limite plus aujourd’hui à l’accompagnement sportif. Il est devenu l’arme favorite pour combattre les baisses de moral, faire face à la solitude, supporter la crise ou encore trouver des réponses aux inquiétudes du quotidien. Un marché devenu tendance et... hautement lucratif !

Mais si, sur le papier, tout est rose, prometteur et reposant, l’addition peut s’avérer parfois salée dans tous les sens du terme. La miviludes et les autorités sont en pourparlers pour réglementer cette discipline en voie d'expansion. 

 

" Un formateur-coach était proche d'une secte chez BNP Paribas, voici le témoignage d'un employé ":

   

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:03

« Nous avons besoin de votre soutien. » 


 

Cinquième site le plus visité au monde, Wikipédia est aussi la Sagrada Familia du numérique : un chantier permanent, jamais achevé. Mais depuis quelques mois, l'édifice subit les assauts d'une météo défavorable. En Italie, le site est menacé par un texte de loi qui pourrait le forcer à retirer des articles en cas de plainte. Le plus gros danger rôde aux Etats-Unis où, depuis quelques temps, l'encyclopédie perd des contributeurs : soit le socle même de son système participatif.

 

"Wikipédia représente pour l'heure un accès à la connaissance absolument prodigieux". Régulièrement mis à jour, cette encyclopédie sert essentiellement les intellectuels, les professeurs, les philosophes, les étudiants et même les autodidactes... Une machine à fabriquer des esprits critiques et réfléchis en grand nombre !

 

Il n'est guère étonnant que ce site dédié au savoir et à l'économie contributive soit vu d'un très mauvais oeil par les agents du système consumériste (politiques, dirigeants, libéraux, etc...), qui cherchent probablement une façon de le démanteler sans choquer l'opinion publique !

 

Comme rien n'est jamais acquis en matière d'émancipation par l'instruction, j'en appelle donc à tous les amoureux de la connaissance pour qu'ils contribuent à "soutenir intellectuellement", ou de toute autre façon, ce site encyclopédique qui a accompagné bon nombre de nos enfants dans leurs scolarité... voire au-delà...

   

Lien vers Wikipédia, l'encyclopédie libre:

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:50

Reportage et podcast de France inter: "La tête au carré".

 

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Pour le grand reportage de "La Tête au carré", Pascale Pascariello s'est intéressée ce mois-ci au créationnisme en Europe.

 

 

Le créationnisme, tout comme le mouvement pro-comportementaliste qui refuse la culture psychanalytique européenne, est une idéologie négationniste née aux États-Unis dans les catégories sociales "ultra conservatrices".

 

Issu des milieux évangéliques de la fin du XIXe siècle, cette doctrine rejette la théorie de l'évolution du scientifique Charles Darwin. Il s'agit, dans sa forme la plus fondamentaliste, d'une lecture littérale de la Genèse. Peu répandue en France, cette vision religieuse de l'évolution est néanmoins enseignée dans certaines écoles hors cadre. C’est le cas de l’Association des établissements scolaires protestants évangéliques francophones. Pascale Pascariello a rencontré dans l’un de ces établissements, en Alsace, enseignants et élèves. Étonnant moment passé dans cette école où la science est perçue comme une croyance !!
 
Mais le créationnisme n'est pas seulement réservé aujourd'hui aux évangéliques, il touche également les musulmans. Harun Yahyah, de son vrai nom Adnan Oktar, dirige une organisation au financement obscur dont le principal objectif est de démontrer que l'évolution n'est pas une doctrine scientifique, contrairement au Coran. Le reportage de "La Tête au carré" vous invite également à l'une de ses conférences, organisée dans un théâtre parisien.

Pascale Pascariello nous emmène finalement dans le premier musée créationniste européen, ouvert en 1996, à Umeá, ville universitaire au nord de Stockholm : bienvenue dans le monde des dinosaures.

 

- Enquête en compagnie du docteur en biologie Olivier Brosseau, et du paléoanthropologue Pascal Picq.

- "Le créationnisme, une réalité européenne", un reportage de Pascale Pascariello, réalisé et mis en ondes par Violaine Ballet.

 

Cliquez sur ce logo pour accéder à l'émission:

 

france inter

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:47

Comment gouverner des populations rétives ? En leur faisant peur. Une martingale qui remonte à loin et qui se montre toujours efficace. Jusqu’à quand ??


gauthier


Naguère, le religieux se mêlait intimement au politique, la peur de l’enfer était donc un puissant levier de gouvernance, personne n’ayant envie de finir au fond d’un chaudron à se faire taquiner le fion par des diables cornus aux tisonniers fourchus. En Occident, le spirituel s’étant depuis longtemps incliné devant le temporel, le bidule fonctionne évidemment moins bien. Mais le Système étant connu pour avoir de la ressource, il aura suffi de changer les données de l’équation pour que cette dernière perdure, la peur de la mort ayant remplacé celle de la damnation.

 

Ainsi, chassez le religieux par la porte et il revient derechef par la fenêtre : d’où cette peur mondialisée, insufflée par les USA, entité à vocation mondiale et messianiste se confondant, pour les âmes simples, avec cet « Occident » évoqué à l’instant. Ils sont le camp du « Bien ». Ceux qui s’opposent se retrouvent donc dans celui du « Mal ». Et ce « Bien » autoproclamé ne peut « avancer » que s’il a en face un « ennemi » à sa mesure. D’où cet extravagant défilé de diables peints sur les murs et jetés à la vindicte populaire : jésuites comploteurs, bolcheviks au couteau entre les dents et…maintenant, islamo-terroristes. En guise de piqûre de rappel, on rappellera justement qu’en Inde, celle des serpents cause bien plus de morts que la nébuleuse islamiste.

 

Il n’empêche, le monde anglo-saxon, jadis connu pour son indubitable respect des libertés individuelles, est devenu l’un des plus liberticides au monde. Loi des suspects,arrestations arbitraires, tortures officialisées dans des goulags secrets, etc. Pis,enclenchant la surmultipliée, la Maison blanche, pourtant en guerre permanente depuis 1776, porte le fer partout dans le globe. Que ce soit en Orient, en Afghanistan, dans les Balkans, et de façon larvée en Amérique du Sud. Et avec à chaque fois ce prétexte : « Si nous menons la guerre au terrorisme,c’est pour mieux vous protéger… » Mais nous protéger de quoi ? Les structures d’Al-Qaïda ont été détruites depuis 2003, nos meilleurs analystes de la DRI et de la DGSE l’ont depuis longtemps confirmé !

  

Ce n’est pas demain que des Talibans à mobylette parachuteront leurs troupes d’élite sur Time Square. On nous fait peur avec la « stratégie conquérante » de l’islam,mais qui dit « stratégie » dit « stratège »… Et si le Vatican peut avoir une stratégie – le Pape a une diplomatie, des moyens, une adresse, un numéro de portable – les musulmans et encore moins leurs « terroristes » n’ont rien de tout ça. "Pas de stratège, donc pas de stratégie." Accuser l’adversaire de ses propres turpitudes, vieille ruse dialectique que les marxistes-léninistes ont si souvent employée, et qui ressert aujourd’hui à ceux dont les stratèges ont les moyens de leur stratégie : les tenants du Nouvel ordre mondial dont le pavillon américain n’est, en l’occurrence, que de complaisance. La ficelle est grosse ; du genre de ces histoires qu’on raconte aux enfants afin qu’ils finissent leur soupe...

 

Soupe mondialiste qu’on entend nous faire avaler de force pour notre bien. Sous la contrainte de la peur, celle qui est communément la mieux acceptée. Un peu comme si on demandait à une femme violée de faire semblant d’éprouver le grand frisson... En bref, une infamie !

 

Nicolas GAUTHIER, pour la revue FLASH -

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 17:53

-Via les blogs ou les chats, le Net véhicule insultes et photos humiliantes.
Les instigateurs ? Ceux que l’ado lésé considère comme ses potes...

       
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Ils ont beau faire, les parents auront toujours de la peine à imaginer les violences auxquelles peuvent être confrontés leurs enfants en surfant sur Internet. C’est que celles-ci ne cessent de prendre de nouveaux visages. Depuis des années que sont dénoncés les pédophiles cachés derrière des pseudos adolescents, les parents ont installé des filtres et discuté avec leur progéniture des dangers de rencontres dans la vraie vie. Puis il y a eu la prise de conscience que certains jeux ou usages pouvaient engendrer la dépendance: les parents se sont mis à (essayer de) limiter les moments passés devant l’écran.

 

Mais la prévention a toujours un temps de retard, et voici qu’arrive un nouveau péril: l’humiliation. Ce danger est d’autant plus insidieux qu’il vient souvent des copains ou du moins ceux que l’adolescent considérait comme tels la veille encore. Images dégradantes, volées, échangées voire trafiquées, insultes sur les chats, règlements de comptes groupés ou humiliations sur les blogs, les ados ne sont pas tendres entre eux. «Les réseaux sociaux, les blogs, les chats ou les forums sont des outils fantastiques, mais on l’a vu avec tous les drames récents, ils risquent de placer l’enfant, seul, face à des situations périlleuses», insiste Tiziana Bellucci, la directrice générale d’Action Innocence.

 

L’association s’est donné pour but de préserver la dignité et l’intégrité des enfants sur Internet et sa nouvelle campagne de pub frappe fort. Elle montre une chambre d’enfant, avec le tag «T qu’une salope», inscrit sur une maison de poupée. On imagine la détresse que peut ressentir une jeune bafouée et dénigrée publiquement sur le Web, atteinte alors qu’elle se sent protégée dans l’intimité de l’appartement familial.

  

Dans les classes

 

Pour accompagner ses publicités, Action Innocence envoie des collaborateurs dans les écoles de Suisse romande informer les élèves et les parents. Ainsi Virginie Fournier, l’une des psychologues de l’association, anime une séance avec une classe de 8e primaire de l’école catholique du Valentin, à Lausanne. Pédagogue, elle commence par rappeler aux ados qu’ils ne sont jamais seuls sur Internet: «On ne s’en rend pas forcément compte, mais se connecter, c’est comme sortir un samedi après-midi dans une grande ville comme Paris. La Toile est un lieu public où tout le monde a accès aux photos et aux informations que vous donnez. Et comme dans la vraie vie, on doit respecter les lois.» Les élèves sont très réceptifs, car en matière de nouvelles technologies, ils en connaissent un rayon. Presque tous ont leur compte MSN, un réseau social très populaire qui leur permet de communiquer en temps réel avec leurs contacts.

 

Pour illustrer son propos, la spécialiste fait défiler, au rétroprojecteur, des exemples de situations scabreuses. Elle commence par celle d’une bloggeuse exposée dans une pose provocante, dont elle ne semble pas avoir pris conscience. La réaction? Une centaine de commentaires grivois d’internautes, du genre «tu es bonne» jusqu’aux propositions sexuelles.

  

«Qui d’entre vous s’est déjà fait insulter sur le Net?» De nombreuses mains se lèvent: «On nous traite de lesbienne, de salope, ricane une participante. C’est courant sur MSN. On ose le faire car on est derrière notre ordi, c’est facile.» Mais voilà, certains commentaires sont tellement dénigrants qu’ils mettent sérieusement à mal l’estime de soi. «Si l’ado n’est pas bien dans ses baskets, cela peut avoir des effets dévastateurs, s’inquiète la psychologue, voire tourner au suicide.» Preuve que ce phénomène prend de l’ampleur, des écoles font directement appel aux services d’Action Innocence. Les enseignants sont alertés par les parents qui se plaignent que leurs enfants sont calomniés ou humiliés par des camarades, via le Web.

 

Images détournées

  

Au chapitre des blogs, Virginie Fournier rappelle aux écoliers qu’ils ne faut pas les confondre avec un journal intime: «Tout le monde peut le consulter, obtenir toutes les infos et les photos de vous. Et pas seulement vos copains.» La psychologue raconte l’histoire effrayante d’une internaute qui a posté plusieurs images d’elle en maillot de bain durant ses vacances. L’erreur de la novice? Donner son mot de passe à une amie. Il a mystérieusement atterri entre les mains d’un petit malin qui a réalisé des montages avec des corps nus en gardant le visage de la bloggeuse. Comme l’usurpateur avait modifié les codes d’accès, la malheureuse n’a pas réussi à reprendre le contrôle et supprimer ces clichés pornographiques. Même sans être détournées, des photos postées sur la Toile puis sorties, plus tard, de leur contexte, peuvent porter de sérieux préjudices. C’est l’expérience qu’ont faite des étudiants de l’Ecole internationale de Genève, qui se seraient vu refuser l’admission dans une université américaine, pour cause de photos d’eux, éméchés et dans de drôles de postures, postées sur le réseau Facebook. «Si ces jeux en viennent à briser des projets d’avenir, cela devient vraiment inquiétant, déplore Virginie Fournier. Les adultes n’en ont pas forcément conscience non plus. Un cliché enregistré sur le Net reste une mémoire à long terme.»

  

Jeux dangereux La formatrice d’Action Innocence en profite pour insister auprès des apprentis internautes que, selon la loi, ils n’ont pas le droit de poster des photos ou des films de leurs camarades sans leur accord et celui de leurs parents s’ils sont mineurs – une règle rarement respectée. Pour que les élèves intègrent bien les risques, elle raconte la mésaventure d’une adolescente qui s’est amusée à faire un strip-tease par webcam pour son petit ami. Ce dernier avait enregistré le minifilm. Et dès qu’ils ont rompu, il l’a diffusé à tous ses copains de l’école.

 

Internet a le pouvoir de déshiniber. Le danger c’est que les jeunes internautes développent un sentiment d’anonymat et d’impunité. «Même s’ils commettent des actes illégaux, ils imaginent qu’il est impossible de les reconnaître, cachés derrière leurs écrans, relève Virginie Fournier. Mais je leur rappelle que la police peut remonter jusqu’à eux, grâce à l’adresse IP de leur ordinateur…»

  

7 Conseils aux parents pour protéger les ados

  1. Installez l’ordinateur connecté à Internet dans une pièce commune.
  2. Montrez de l’intérêt pour les activités appréciées par vos enfants (blogs, chats, jeux, etc.)
  3. Rendez-les attentifs au fait qu’Internet est un lieu public. La loi est applicable et toutes les informations publiées sont accessibles à n’importe qui.
  4. Sensibilisez-les aux risques liés à la diffusion d’informations personnelles, à la publication de photos et à l’utilisation de la webcam.
  5. Engagez le dialogue avec vos enfants et encouragez-les à parler de leurs mauvaises expériences (propos déplacés, contenus choquants).
  6. Instaurez une relation de confiance qui invite vos enfants à avoir une utilisation responsable d’Internet.
  7. Aidez vos enfants à développer leur esprit critique face à Internet.

 

  Site à consulter: http://www.actioninnocence.org/

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Published by Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - dans Dossier Pédagogie-éducation
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 10:29

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain, nous dépeint un nouveau visage de la honte, inédit, émouvant et profond, nourri par les acquis les plus récents des neurosciences et de la psychologie.

 

 

Boris Cyrulnik explore le sentiment de la honte, en passant par la biologie, la psychanalyse et la psychologie ; chez les primates, de la petite enfance à l’adolescence, en matière sexuelle ou familiale, et jusqu’à la honte des survivants de crimes de masse. Avec toujours cette interrogation : comment ne pas s’enfermer en elle comme dans un terrier ? Comment ne pas se murer dans les réactions émotionnelles multiples qu’elle engendre chez chacun de nous ? Et comment retrouver liberté et fierté sans tomber dans le piège de l’absence de honte, qui est aussi indifférence à l’autre et peut conduire au pire ?

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Published by Cabinet.psy70-Luxeuil.fr - dans Dossier Neurologie
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 08:38

-Retour sur une tentative d'éradication culturelle programmée sur plusieurs années-

  

psycha

Préface de Bernard-Henri Lévy

 

 

"Il arrive qu’une loi provoque la colère de ceux qu’elle voulait protéger". C’est ce qui s’est passé fin 2003 avec l’amendement Accoyer, dont l’intention était de réglementer l’exercice des psychothérapies au risque de faire disparaître la psychanalyse. Le public que cette loi était censé protéger risquait ainsi de se retrouver privé de certaines des libertés garanties par la démocratie.

 

De nombreux intellectuels, dont Bernard-Henri Lévy ou Michel Sollers, ont perçu ce danger et ont immédiatement rejoint le mouvement des Forums psys organisé par Jacques-Alain Miller pour contrer cette attaque de la psychanalyse sans précédent en France. Il s’en est fallu de peu qu’elle disparaisse pour faire place à un programme de normalisation et de rentabilisation des individus, initié par nos gouvernants.

 

Bien sûr la question se pose de savoir comment il a été possible d’en arriver là ? Et c’est ce que ce livre entend éclairer... Sans doute l’évaluation et le scientisme cognitivo-comportementaliste qui infiltrent progressivement les savoirs et les détruisent ont-ils joué un rôle majeur dans cette affaire. Et l’Association internationale de psychanalyse, fondée par Freud pour protéger son invention a encouragé la cognitivisation forcée de la psychanalyse. La psychiatrie a quant à elle sombré dans l’obscurantisme hygiéniste du XIXe siècle et sa nouvelle recrue, l’épidémiologie, accueille aujourd’hui des discours racialistes.

 

Pourtant, plus l’évaluation accélère la marchandisation des savoirs et renforce le malaise contemporain, et plus la psychanalyse d’orientation lacanienne, par exemple, démontre son utilité publique. Car, Agnès Aflalo le montre ici avec finesse et clarté: la méthodologie psychanalytique est la seule à accueillir la singularité de ceux qui désirent s’y retrouver dans l’opacité de leurs symptômes.

  

 

Agnès Aflalo explique avec précision son ouvrage en 13 minutes:

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 17:58

L'hippocampe cérébral de jeunes adultes maltraités durant leur enfance est plus petit que celui d'adultes non maltraités. Cette réduction du volume serait un facteur de risque d'apparition de maladies mentales.

  

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Les personnes ayant été maltraitées ont plus de risques de développer des troubles de l'humeur, de l'anxiété et de la personnalité, de consommer des drogues, de souffrir de maladies psychiatriques et de se suicider. Et souvent, leur hippocampe – une région cérébrale impliquée dans la mémoire et les émotions – est plus petit que celui des personnes n'ayant pas souffert. Cette particularité cérébrale est-elle la conséquence de la maltraitance ou résulte-t-elle du trouble mental qui en découle ? Martin Teicher et ses collègues du Département de psychiatrie de l'Université Harvard, à Boston, apportent un élément de réponse : trois « couches » de l'hippocampe gauche de jeunes adultes maltraités pendant leur enfance, mais ne prenant pas de médicaments contre une maladie psychiatrique, sont moins volumineuses (d'environ cinq pour cent) que celles d'adultes non maltraités.

  

On sait depuis de nombreuses années que le stress provoque des ravages dans le cerveau. Chez l'animal, on a montré que des quantités importantes de glucocorticoïdes, tel le cortisol, une hormone du stress, diminuent le nombre de neurones et de prolongements neuronaux dans l'hippocampe, ainsi que la neurogénèse, c'est-à-dire la formation de nouveaux neurones. Et chez l'homme, grâce à la neuro-imagerie, on sait que les personnes ayant subi un stress post-traumatique ou souffrant de maladies psychiatriques, telle la dépression ou la schizophrénie, ont un hippocampe plus petit.

  

Quelques études se sont intéressées à la maltraitance pendant l'enfance. Toutefois, elles ne considéraient qu'un nombre limité de jeunes sujets qui présentaient tous une maladie psychiatrique. Et celles où les participants ne souffraient pas d'une maladie mentale et ne prenaient pas de médicaments portaient sur des adultes ayant des antécédents de maltraitance, mais pas forcément pendant l'enfance. Or l'hippocampe est une structure cérébrale cruciale pour la mémoire et les émotions qui se développent dans les premières années de la vie (avant cinq ou six ans).

  

Les neurobiologistes ont évalué le volume de l'hippocampe de 193 adultes âgés de 18 à 25 ans et ayant subi des maltraitances dans leur enfance (avant quatre ou cinq ans). Les sévices étaient plus ou moins bien décrits et variés : punitions corporelles violentes, abus physiques ou sexuels, agressions verbales ou observation de scènes domestiques très violentes. Ces adultes étaient issus de milieux sociaux moyens et élevés, et la plupart suivaient des études supérieures. Aucun ne prenait de traitements au moment de l'étude. Toutefois, dans leur vie, un tiers de ces sujets avait souffert de dépression, un tiers d'un trouble de l'humeur et un autre tiers d'un trouble de l'anxiété. Enfin, tous ces sujets étaient droitiers.

  

Tous les participants présentaient une diminution du volume de trois couches de l'hippocampe – le CA3, le gyrus denté et le subiculum –, mais uniquement dans l'hippocampe gauche. C'est la première fois que l'on observe une telle variation dans le subiculum, la région de l'hippocampe d'où partent les informations et qui inhibe notamment l'axe du stress (l'axe cérébral et hormonal de réaction au stress dont l'activation engendre la libération des hormones du stress).

 

Pourquoi une telle asymétrie ? L'hippocampe est particulièrement sensible aux hormones du stress, car ses neurones possèdent à leur surface de nombreux récepteurs aux glucocorticoïdes. En général, la répartition de ces récepteurs et d'autres molécules impliquées dans les effets du stress est latéralisée (on ignore pourquoi). Les effets du stress, suite à la maltraitance, concerneraient donc davantage l'hippocampe gauche que le droit.

En outre, les neuroscientifiques ont montré que le stress est directement responsable de cette particularité structurale de l'hippocampe, indépendamment d'un stress post-traumatique ou d'un autre trouble mental. Ils suggèrent donc que la diminution de volume de l'hippocampe serait un facteur de risque d'apparition des troubles de l'humeur, de la personnalité, de l'anxiété et des maladies psychiatriques.

 

Bénédicte Salthun-Lassalle/www.pourlascience.fr

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