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Dossier Psychiatrie

Lundi 17 juin 2013 1 17 /06 /Juin /2013 12:06

Il est vrai qu'en France, parler, écrire ou plus simplement "pratiquer" notre belle langue est devenu un "art ésotérique", voire un parcours du combattant ! Le langage SMS s'invite partout, réifiant la beauté de l'exception française et détruisant le respect des usages des Lettres. Nous étions censés transmettre une tradition, fille de l'attention... Force est de constater que la nourriture intellectuelle contemporaine est désormais beaucoup plus proche de la nourriture "bon marché" des industries de la restauration !

 

acronymes.jpg

 

En attendant une hypothétique amélioration des us et coutumes françaises, voici une traduction de quelques acronymes utilisés en psychiatrie, bonne digestion à tous...


ASSOCIATIONS :

 

AA Alcooliques Anonymes (association)
AEP Association Européenne de psychiatrie
ADAE Association Départementale d'Aide à l'Enfance
AFERUP Association Française pour l'étude et la recherche sur les urgences psychiatriques
AFP Association Française de psychiatrie
AFTOC Association Française de malades souffrant de troubles obsessionnels compulsifs
API Association de psychiatres d'inersecteur
AREFFS Association de recherche et d'étude pour la formation à la fonction soignante
AsCISM Association des cadres et infirmiers en santé mentale
ASEPSI Association pour l'étude et la promotion des structures intermédiaires
CRIS Centre recherche intervention suicide
DIS Drogue info service
FEP Fédération Européenne de psychanalyse
FFP Fédération Française de psychiatrie
FNARS Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale
GERART Groupe d'études et de recherches sur les appartements relais thérapeutiques
SERHEP Société d'études et de recherches historiques en psychiatrie
SERPSY Soins Etudes et Recherches en psychiatrie
UNAFAM Union nationale des amis et familles de malades mentaux
UNAPEI Union Nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales



PSYCHIATRIE



APT Appartement Thérapeutique
AT Atelier Thérapeutique
CAC Centre d'Accueil et de Crise
CATEB Centre d'Accueil et de Thérapies Brèves
CATTP Centre d'Accueil Thérapeutique à Temps Partiel
CCASA Centre Communautaire d'Accueil et de Soins aux Adolescents
CDHP Commission Départementale des Hospitalisations en Psychiatrie
CDSM Conseil Départemental de Santé Mentale
CHS Centre Hospitalier Spécialisé
CMP Centre Médico-Psychologique
CMPP Centre Médico-psycho-pédagogique
CODHOPSY Commission Départementale des Hospitalisations Psychiatriques
CPOA Centre Psychiatrique d'Orientation et d'Accueil
CSST Centre Spécialisé de Soins aux Toxicomanes
DHM Dispensaire d'Hygiène Mentale
EPS Etablissement Public de Santé
HAD Hospitalisation A Domicile
HDT Hospitalisation sur Demande d'un Tiers
HL Hospitalisation Libre
HO Hospitalisation d'Office
HP Hôpital Psychiatrique
HTT Hébergement Thérapeutique Transitoire
IPPP Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police
SIP soin intensifs psychiatriques
SMPR Service Médico-Psychologique Régional
SPMP Service de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire
UCSA Unité de Consultations et de Soins Ambulatoires
VAD Visites A Domicile



SOCIAL-ADMINISTRATION



voir surtout sur le site : http://www.lesocial.fr/sigles/


AAH Allocation aux Adultes Handicapés
AEMO Action Educative en Milieu Ouvert
AES Allocation d'Education Spéciale
ANAES Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé
AP Atelier Protégé
APA Aide Personnalisée à l'Autonomie
AP-HP Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
ARH Agence Régionale de l'Hospitalisation
ASE Aide Sociale à l'Enfance
CA Conseil d'Administration
CADA Commission d'Accès aux Documents Administratifs
CAMSP Centre d'Accueil Médico Social Précoce
CAPL Commission Administrative Paritaire Locale
CAPD Commission Administrative Paritaire Départementale
CAO Commission d'appel d'offres
CAT Centre d'Aide par le Travail
CCAS Centre Communal d'Action Sociale
CCPE Commission de Circonscription Pré-Elémentaire
CCSD Commission de Circonscription du Second Degré
CDES Commission Départementale de l'Education Spécialisée
CHG Centre Hospitalier Général
CHU Centre Hospitalier Universitaire
CHRS Centre d'Hébergement et de Réadaptation Sociale
CHSCT Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de TravaiL
CLIN comité de lutte contre les infections nosocomiales
CME Commission Médicale d'Etablissement
CMM Commission des Maladies Mentales
CMU Couverture Maladie Universelle
CMS Centre Médico-Social
CNAM Caisse Nationale d'Assurance Maladie
CNIL commission nationale informatique et libertés
CNOSS comité national de l'organisation sanitaire et sociale
COM contrat d'objectif et de moyen
COTOREP Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel
CREDOC Centre de recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de vie
CROSS Comité Régional d'Organisation Sanitaire et Sociale
CSSI Commission du service de soins infirmiers
CSP Code de la Santé Publique
CSPPM Conseil Supérieur des Professions ParaMédicales
CTE Comité Technique d'Etablissement
CTP comité technique paritaire
CTRS Centre de Traitement et de Réadaptation Sociale
DDASS Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales
DGF dotation globale de financement
DGS Direction Générale de la Santé
DH Direction des Hôpitaux
DIM Département d'Information Médicale
DNA dotation non affectée
DRASS Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales
EHPAD Etablissement hébergeant des personnes âgées dépendantes
ENSP Ecole Nationale de Santé Publique
FJ forfait journalier
GCS groupe de coopération sanitaire
GEM groupement d'entraide mutuelle
GHM groupe homogène de malades
GIE groupement d'intérêt économique
GIP groupement d'intérêt public
GSL Groupe de Soin LocaL
HC hospitalisation à temps complet
HCSP Haut Comité de la Santé Publique
HJ hôpital de jour
HN hôpital de nuit
IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers
IFCS Institut de Formation des Cadres de Santé
IGAS Inspection Générale des Affaires Sanitaires et Sociales
IME Institut Médico-Educatif
IMP Institut Médico-Pédagogique
IMPRO Institut Médico-PROfessionnel
IRP Institut de Rééducation Pédagogique
IVG interruption volontaire de grossesse
MAPA Maison d'Accueil pour Personnes Agées
MAS Maison d'Accueil Spécialisée
MCI Mise en chambre d'isolement
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ODAS Observatoire National de l'Action Sociale décentralisée
ONDAM Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie
PC centre de postcure
PFT Placement Familial Thérapeutique
PJJ Protection Judiciaire de la Jeunesse
PMI Protection Maternelle et Infantile
PMSI Programme médicalisé des Systèmes d'Information
PRAPS Programme régional d'Accès à la prévention et aux soins
PSD Prestation Sociale Dépendance
PSI Plan de Soins Infirmiers
RMI Revenu Minimum d'Insertion
RSA résumé de sortie anonyme
RSS résumé de sortie standardisé
RUM résumé d'unité médicale
TM Ticket Modérateur
SAMU Service d'Aide Médicale d'Urgence
SAU Service d'Accueil et d'Urgence
SDF Sans Domicile Fixe
SDO Schéma Départemental d'organisation
SESSAD service d'éducation et de soins spécialisés à domicile
SESI Service des Statistiques, des Etudes et des Systèmes d'Information
SIH syndicat inter hospitalier
SROS Schéma Régional d'Organisation Sanitaire
UF Unité Fonctionnelle
UFSI Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionales
UMD Unité pour Malades Difficiles
USM Usager en santé mentale
UTASS Unité Territoriale d'Action Sanitaire et Social
 
RECHERCHE :

 

Glossaire des sigles médicaux, administratifs et d'associations.

http://www.odonte.com/articles/glossaire/acceuilglossaire.htm
 

CNRS Centre Nationale de Recherche Scientifique
IFR Institut Fédératif de Recherche
INSERM Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale
IRD Institut de Recherche et Développement

 

MEDICAMENTS, SUBSTANCES....

 

AD Anti-dépresseur
AMM Autorisation de Mise sur le Marché
BZH Benzodiazépine
NAP neuroleptique à action prolongée

 

PERSONNEL DES HOPITAUX
AMP Aide Médico Psychologique
AS Assistante Sociale
AS Aide Soignant
ASH Agent des Services Hospitaliers
AUX P (ou AP) Auxiliaire Puéricultrice
CI Cadre Infirmier
CIS Cadre Infirmier Supérieur
DA Directeur Adjoint
DSSI Directeur du Service de Soins Infirmiers
DRH Directeur des Ressources Humaines
IDE Infirmier diplômé d'Etat
IDSP Infirmier diplômé de Secteur Psychiatrique
IG Infirmière Générale
FFI Faisant Fonction d'Interne
PH Praticien Hospitalier


A consulter sur http://www.serpsy.org/

Par Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - Publié dans : Dossier Psychiatrie - Communauté : santé-medecine
Samedi 1 juin 2013 6 01 /06 /Juin /2013 13:38

La peur de la déviance, en elle-même, devient de la pure paranoïa... Le vrai savoir disparait au profit d'une science d'apparat fondée uniquement sur la sémantique.

 

Lien vers la revue médicale suisse: Le DSM-V, à la gloire d’une époque qui craint la déviance.

dsm-grows.jpg

Tout cela n'est-il pas suffisant ?

 

Dans le vaste monde de la psychiatrie et de la santé mentale, on attendait avec fébrilité le 10 février, jour de mise en ligne du projet de nouvelle version du Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders (DSM-V). Il faut dire que c’est de manière quasi théologique que ce manuel rayonne son autorité. Avec une efficacité unique dans l’histoire des sciences, un petit groupe d’experts, tous cooptés au sein de l’American Psychiatric Association (APA), est par venu à découper, nommer et définir les troubles psychiques, comme l’Eglise l’avait fait autrefois avec les péchés. Au fil des décennies et de ses différentes versions, le DSM a imposé son credo urbi et orbi (hors des Etats-Unis).


Contre cette domination, il y eut certes quelques tentatives. L’OMS a lancé sa propre classification, le CIM-10. Avec un succès limité. Dans la plupart des pays développés, c’est le DSM qui définit le statut (bien-portant ou malade) des individus, qui influence le remboursement du traitement de leurs souffrances, qui justifie, parfois, leur enfermement.


Des groupes de patients craignent d’y figurer. D’autres aime raient que change la terminologie qui les con cerne. Qu’on le veuille ou non, le DSM est devenu le livre où se raconte la maladie mentale. Les intérêts mis en jeu par le DSM sont évidemment colossaux. D’où, en coulisse, mille manœuvres et tentatives d’influence. N’imaginons pas que les experts chargés de développer le nouveau DSM travaillent seuls. Autour d’eux, les aidant à prendre les bonnes décisions, s’active le cortège classique du pouvoir américain : lobbies (celui de l’industrie pharmaceutique surtout), experts (la plupart payés par les lobbies), médias, politiciens, minorités actives…


Pour donner une petite idée de l’ambiance qui prévaut (comme à chaque nouvelle version, d’ailleurs) : avant même la publication du projet du DSM-V, les responsables des deux précédentes éditions (DSM-III et IV) ont écrit une lettre dans le Psychiatric Times où ils accusent leurs successeurs de se montrer «trop secrets et complètement coupés de l’opinion extérieure» et se disent inquiets que la nouvelle version «augmente sensiblement la population considérée comme pathologique».


C’est que le projet de DSM-V ne se contente pas de redéfinir quelques maladies ou d’en ajouter quelques-unes. Il
introduit un nouveau paradigme. En résumé : ce qui fait la maladie, c’est le quantitatif davantage que le qualitatif. Entre le normal et le pathologique, la différence n’est que d’intensité. Aucun trouble n’est anormal en tant que tel.


Seule son intensité le rend pathologique. C’est vrai que, du coup, suivant où est placé le curseur, le marché de la maladie psychique pourrait considérablement s’accroître…
Depuis sont origine, le DSM a visé la simplification. Son utopie fondatrice était de débarrasser la psychiatrie de toute
théorie. Mais aussi de la soustraire à la variable individuelle et à l’irrésolu qui lui est lié. Pour cela, il a commencé par abandonner les symboles et les restes de mythologie grecque qui encombraient sa terminologie (reliquats de ses racines psychanalytiques). Ensuite, au moyen d’une classification rigide, comme on en trouve en physique, chimie ou biologie, le DSM a porté son projet à son aboutissement : faire de la psychiatrie une science comme une autre. Une science à portée universelle, insensible à l’influence des cultures et des interprétations.

 
L’étrange, cela dit, est l’attitude profondément antiscience des experts du DSM. Les récents progrès de la génétique dans l’élucidation de l’étiologie de maladies psychiatriques, les améliorations des traitements pharmaceutiques et la neuroimagerie auraient dû jouer un rôle majeur dans sa révision. Or il n’en est rien. Aux yeux des experts du DSM, la psychiatrie est une science, certes, mais solitaire, qui n’a de compte à rendre qu’à elle-même. Se pose cependant une petite question : en se présentant comme athéorique, le projet du DSM n’est-il pas une mystification typique de l’époque moderne ? Certes, son système de classification s’est mondialement diffusé, c’est son mérite. Il permet l’intercompréhension des chercheurs et des praticiens, et, ce qui n’est pas rien, la comparabilité des résultats. Mais exclure toute réflexion sur les causes des maladies et sur l’irréductible singularité des sujets ne suffit pas à éviter tout parti pris idéologique.

  
Si au moins la langue du DSM était vraiment objective. Mais, à bien regarder, ce n’est pas le cas. Un même patient, suivant l’examinateur et le moment auquel il est observé, peut recevoir des diagnostics différents. De nombreux critères diagnostiques dépendent du contexte social. Malgré ce que prétendent les experts du DSM, ils restent essentiellement subjectifs.


Aucun langage ne peut servir à communiquer sans se lier à une dimension symbolique. L’humain s’exprime sans
cesse au travers d’équivoques, d’ambiguïtés, de détours par l’imaginaire. Or, le DSM est le projet d’un langage absolument formalisé, univoque, clair, sans doutes. Mais ce langage n’est en réalité qu’un artefact. En imitant l’esprit de la rationalité technique, il tend à fabriquer de la maladie.


Comment comprendre que la communauté psychiatrique, sensible à l’importance de l’altérité, ait pu laisser un petit
groupe de psychiatres américains imposer un modèle aussi hégémonique ? Pourquoi les psychiatres n’exigent-ils pas que le DSM soit un chantier mondial, mené par une équipe ouverte, soumis à une incessante critique, modifiable en tout temps selon le nouveau savoir – comme n’importe quel savoir scientifique, d’ailleurs ?


Cette fois-ci, c’est vrai, l’APA a voulu qu’une vaste consultation sur internet précède la publication du nouveau DMS, le V, prévue pour cette année. Mais ensuite, comme pour mieux con trôler sa portée idéologique, le DSM-V ne sera disponible que sous forme de livre. Notre société ne peut fonctionner qu’en remettant en cause le normal, en interrogeant sans cesse ses limites. Mais avec grande prudence. Le grave, ce serait un monde normalisé par la psychiatrie, où la moindre impulsion créatrice, la plus petite transgression, le début même de l’originalité, l’acte ou le comportement humain un tant soit peu impertinent, se trouverait catalogué comme anormal, nuisible et à la fin dangereux.

   
Autre question de fond : pour quelle raison le DSM a-t-il décidé de ne s’intéresser qu’aux patients ?

Prenez la dépression. Comment séparer, dans le jeu de ses causes, une société qui exige que chacun «performe» sa vie et des individus qui n’arrivent plus à suivre cette injonction ? Ne faudrait-il pas, en parallèle de celle des individus, lancer une entreprise de classification des troubles de la société ?

 
En lisant le projet de DSM-V, on visite des déviances fascinantes, on se promène dans des vices qui sont comme les ombres des multiples ressources du psychisme humain – vices qui prennent d’étranges noms, parfois sous l’effet de traductions hasardeuses. On découvre des comportements tellement bizarres qu’ils nous apparaissent sortis de séries policières télévisées ou, plus souvent, si banals que tout le monde semble en souffrir. Superbe œuvre, en réalité, que cette cathédrale de classification à la gloire d’une époque qui a "peur de la déviance".


Mais n’oublions pas. Du sujet humain, on ne sait pas grand-chose, mais ce qu’on sait de plus sûr, c’est qu’il dépasse sans cesse ses propres tentatives de se limiter, de se catégoriser, autrement dit de se comprendre.

 

http://www.mensongepsy.com/fr

Autre lien: http://www.psy-luxeuil.fr/article-dossier-la-machine-de-guerre-cognitive-partie-2-107356802.html

Par Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - Publié dans : Dossier Psychiatrie - Communauté : un monde bipolaire
Samedi 1 juin 2013 6 01 /06 /Juin /2013 08:08

La chaîne Baby First (de 6 mois à 3 ans) incarne une consommation précoce des médias aux dangers irréversibles.

 

babyfirst.jpg

  

On a beaucoup parlé de Baby First, une chaîne destinée aux bébés. Cette chaîne se déploie au moment où le prix Nobel récompense Albert Gore, qui dénonce dans l’Assaut de la raison l’extension du pouvoir des médias audiovisuels contre la république des lettres. De fait, de nombreuses études font apparaître que la consommation précoce des médias altère irréversiblement la synaptogenèse du cerveau juvénile.

 

En 2004, Zimmerman et Christakis, rappelant que le jeune enfant développe ses synapses en fonction de son environnement, inféraient que la télévision pourrait provoquer de tels troubles attentionnels au cours du développement de l’appareil psychique : «Le cerveau […] continue à se développer rapidement au cours des premières années de la vie et… il existe durant cette période une plasticité [cérébrale] considérable. […] Nous faisons l’hypothèse que l’exposition très précoce à la télévision pendant la période critique du développement synaptique pourrait avoir de profonds effets sur le développement du cerveau.»

 

La multiplication des dispositifs de captation de l’attention juvénile engendre une immense incurie. L’exploitation des psychotechnologies électroniques constitue un psychopouvoir – plus efficace que le biopouvoir décrit par Foucault – que ne régule aucun pouvoir politique, bien qu’il soit une cause de régression de l’intelligence et de multiplication des frustrations.

 

Ce que les parents et les éducateurs formaient naguère patiemment, dès le plus jeune âge, en se passant le relais d’année en année sur la base de ce que la civilisation avait accumulé de plus précieux, les industries audiovisuelles le défont systématiquement avec les techniques les plus brutales. Pour être rendu disponible au marketing, le cerveau est précocement privé de conscience : la création des circuits synaptiques, en quoi consiste la formation de cette capacité attentionnelle qu’est la conscience, est bloquée par la canalisation de l’attention vers les objets des industries de programmes.

 

C’est ce que Katherine Hayles analyse comme un changement cognitif au niveau attentionnel, qu’elle décrit comme une mutation générationnelle :«Les enfants dont la croissance se produit dans des environnements dominés par les médias ont des cerveaux câblés et connectés différemment des humains qui n’atteignirent pas dans de telles conditions la maturité.»

 

C’est la maturité telle que la concevait Kant, c’est-à-dire comme majorité, seule base possible de la responsabilité, qui est ruinée par la captation industrielle de l’attention juvénile : Baby First annonce le temps des générations synaptogénétiquement handicapées, c’est-à-dire structurellement irresponsables.

Par Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - Publié dans : Dossier Psychiatrie - Communauté : Psychonautes online..
Lundi 27 mai 2013 1 27 /05 /Mai /2013 13:41

-LES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET LE CERVEAU-

 
laurent-mottron-professeur-au-departement-de-psychiatrie_19.jpg 
Dans le cadre des Etats Régionaux de la Psychiatrie, l’association PSY 3000 vous propose de poursuivre la réflexion sur les perspectives d’avenir des pratiques en psychiatrie. Cette année, les réflexions s’orienteront vers les nouvelles technologies.

 

Sociopathologies et psychothérapeutiques dans le contexte de la numérisation généralisé, par Bernard Stiegler. Conférence prononcée à Lille le 14 mai 2013 aux Etats Généraux de la Psychiatrie:

 

Dewplayey - 83:04 minutes (95.07 Mo)

 

Note pour la conférence: Un bémol toutefois sur l'utilisation de Facebook, où les détenteurs d'un compte peuvent, à défaut de suppression, utiliser leurs données pour le partage "d'informations utiles à l'intérêt commun". Il est conseillé de divulguer le moins possible toutes données personnelles, souvent vendues à des annonceurs privés ou archivées pour le fichage client.

 

Cours également disponible sur www.arsindustrialis.org

Par Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - Publié dans : Dossier Psychiatrie - Communauté : Psycho / Psycha
Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 11:31

Les paradoxes de la psychiatrie américaine et les incohérences de la "multiplication des pains" et des maladies mentales... 

   

France-Culture-copie-1 -Cliquez sur le logo pour écouter le podcast-

  

Avec Pierre-Henri Castel, historien, philosophe et psychanalyste, directeur de recherches au CNRS, auteur de La fin des Coupables, (Ithaque, 2012), Allen Frances, psychiatre, rédacteur du DSM IV (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) en 1994 - depuis New York et Amal el Hachimi, journaliste, co-réalisatrice du documentaire Des fous dans la rue: enquête au coeur de la psychiatrie américaine (diffusion M6, décembre 2012).


Par Trommenschlager.f-psychanalyste.over-blog.com - Publié dans : Dossier Psychiatrie - Communauté : un monde bipolaire

Soins conventionnels:

- Etat dépréssif.

- Situation de crise. 

- Fibromyalgie.

- Gestion du stress.

Soins spécifiques:

- Addictions.

- Hypnothérapie.

- Thérapie familiale.

- Troubles du comportement alimentaire.

Université Populaire:

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