4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:34

"Les femmes peuvent se masturber pour apprendre à connaître leur corps."

 

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L’idée reçue. Malgré l’abondance d’informations sur la sexualité, nous sommes encore victimes de préjugés qui peuvent compliquer notre vie sexuelle. Chaque mois, Catherine Blanc, sexologue et psychanalyste, remet à sa place l’une de ces croyances.

 

C’est l’injonction la plus fréquente faite aux femmes qui appréhendent la pénétration, s’interrogent sur leur sexualité ou n’ont pas de plaisir. Ce préalable, que tout le monde s’est approprié, remonte aux premiers temps de la sexologie. Ceux où des médecins hommes réfléchissaient à la problématique sexuelle féminine à partir de leurs connaissances scientifiques, mêlées de leur cheminement personnel sur leur propre sexe : un sexe visible, aisément manipulable, très réactif.

 

De leur côté, fragilisées par des siècles d’interdit stigmatisant le féminin et un sexe mystérieux, les femmes se sont approprié la quasi-dictature masculine des “Partez à la découverte de votre propre sexe !” et autres “Comment pourriez-vous jouir si vous ne savez ni où ni comment ? ”

 

L’invisible apprentissage


Pourtant, réduire la découverte de ses capacités sexuelles à un cheminement propre à l’autre sexe est une curieuse chose ! Et la limiter, chez les femmes, à une exploration “masturbatrice”, c’est nier la spécificité du sexe féminin, caché et symbolisé. Quand la pulsion sexuelle s’éveille, la fillette ressent le besoin de solliciter cette zone génitale sans pour autant la toucher. C’est l’âge des jeux sur une balançoire ou sur un vélo… A l’adolescence, nombre de jeunes filles privilégient la découverte d’émotions et d’excitations érotiques par le biais d’histoires qu’elles se racontent et la mise en scène de leur féminité : habillement, cheveux, sourires… Certaines ne se masturbent même jamais ! Et c’est cet apprentissage de l’invisible qui sera à l’origine de leur goût pour les caresses.

 

Merveilleuse liberté


Pour autant, pas question de poser un interdit quelconque à la masturbation ou d’en faire un privilège masculin. Elle est l’expression d’une liberté et d’une autonomie merveilleuses. Elle permet à la femme de faire exister son sexe, de partir à sa découverte et de se rassurer quant à ses capacités de jouissance. Elle est également le plus sûr moyen de sortir de la croyance inconsciente de ne pas avoir de sexe, un fantasme dans lequel dorment certaines, attendant l’homme qui viendra les réveiller et les révéler.

Jouir de soi, jouir de l’autre


Le plaisir “masturbatoire” ne rend pas compte de la capacité à s’abandonner aux caresses d’un homme. Il est différent de jouir de soi et de jouir de l’autre, de savoir faire avec soi et de savoir faire avec l’autre. La rencontre est faite d’émotions. Plus qu’une simple excitation de terminaisons nerveuses, c’est bien de cela que se nourrissent la jouissance et l’orgasme. 

 

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