3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 21:27

L’éducation est un sujet fréquemment abordé par les différents magazines de psychologie mais souvent mal compris. Notre vie personnelle dépend d’elle. Nos joies, nos espoirs mais aussi nos souffrances, personnelles ou collectives…

Les guerres elles-mêmes ne sont elles pas la généralisation des souffrances personnelles ?

 

                

L’éducation peut nous conduire à la sérénité et à l’intelligence mais aussi à une réduction de soi, à la maladie ou à l’échec. Quand cela se produit, on est souvent tenté de rejeter la faute sur l’éducateur le plus proche, mais c’est voir le problème de façon étroite !

Il faut savoir que tout éducateur est lui-même le résultat de son éducation, qui était l’aboutissement d’éducations précédentes. En vérité, c’est une chaîne sans fin, comme une maison qui se construirait brique après brique (génération après génération).

                

La nature humaine étant naturellement dirigée par l’instinct de survie et l’esprit de compétition, le TOI par rapport à MOI, cela donne souvent des résultats tragiques !

Le problème devrait être vu avec un état d’esprit étendu, plus humaniste, et non pas à partir de soi comme point de référence, ce qui est ridicule.

               

Pour éduquer correctement, il faut commencer par accepter l’idée que notre propre éducation est imparfaite. En continuant à nous éduquer nous-même, nous ouvrons le champ des possibilités pour notre enfant, qui accepte dès lors beaucoup mieux ses propres imperfections et ne reste pas enfermé dans la peur de ne pas être à la hauteur des exigences de ses parents.

 

Malheureusement, nombres de parents refoulent leurs faiblesses, et se rigidifient dans une manière de vivre acceptable aux yeux d’autrui, cachant par là même leurs complexes et leurs névroses qui, immanquablement, se transmettent à leurs enfants, faute de honte et d’intolérance. L’enfant grandit alors dans la crainte du monde extérieur, se crispe et devient timide ou agressif, voir dans certains cas sournois !

               

Les parents le fustigent, le jugent, mais ne voient pas que, souvent, le problème vient d’eux-mêmes. On ne peut transmettre que ce que l’on possède, il est donc indispensable de rechercher un sens à son existence, de s’ouvrir vers autrui et de ne pas voir la vie à travers la peur et l’amertume.

                       

L’éducation traditionnelle ressemble à si méprendre à un professeur de piano qui n’enseignerait que quelques notes à son élève en lui prétendant que c’est la meilleure manière de jouer. Tout simplement parce que ce grand professeur pratique depuis de nombreuses années et qu’il est reconnu comme excellent en la matière !

Alors qu’en réalité, une large gamme de notes s’offre à l’élève, qui ne demande qu’à faire de belles mélodies. Mais ce même professeur saura lui en rappeler l’inutilité, souvent par peur que l’apprenti ne dépasse le maître…

                     

Le but inconscient de tout « éducateur dominateur » est de conserver une sécurité intérieure en se croyant puissant, admiré et respecté.

                    

Prenons un autre exemple :

                         

Celui d’un aristocrate…Il ne vit que dans l’aristocratie, c’est un spécialisé mental !

Sa façon de s’habiller sera bourgeoise, ses préférences seront conditionnées par ses parents, sa façon de concevoir le monde aussi, ses hobbies (pas trop extravagants de préférence) etc.…

              

On lui aura donné un Uniforme Mental en diminuant fortement ses possibilités ainsi que sa spontanéité. S’en est fini de sa liberté d’enfant !  Il sera bien élevé, comme une machine perfectionnée, mais sera comme mort à l’intérieur. Alors qu’il aurait pu s’ouvrir à d’autres horizons, découvrir le monde dégagé des miasmes et des rétrécissements d’une éducation rigide et conformiste.    

                     

Attention, je ne prétends pas qu’il faut ne penser qu’à soi et faire preuve de manque de respect ou d’égoïsme ! Mais il existe un juste milieu dans chaque chose qu’il faut ne pas oublié, trop de rétrécissement conduit à la mort de l’âme (l’anima selon C.G.Jung).

                  

Tout le problème consiste donc à se dégager de soi, de ses certitudes et de ses principes.

L’éducation est amour, c’est une évidence. Sans amour, on ne peut que Dresser, Mater, Inculquer, Façonner, mais pas enseigner avec sagesse et plénitude !

« L’équilibre est de rigueur entre la compréhension et l’autorité ». 

                 

Pour clore, je dirais que le véritable amour exige beaucoup de conditions. On ne peut obtenir un état aussi élevé qu’après d’innombrables purifications de soi. Croire aimer et Aimer vraiment sont deux états diamétralement opposés. L’un est « Possession » alors que l’autre est « Don de Soi ».

  

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