1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 06:47

On  a trop tendance à croire que la sexualité est un acte purement masculin…alors que la femme n’aurait qu’un rôle passif (ou même de « victime »). C’est tout à fait grotesque ! L’action sexuelle doit être une coopération parfaite, auquel les deux partenaires participent activement.

           

Pour un homme, qu’est que la Puissance Sexuelle ?

        

C’est la possibilité de mener à ses fins l’acte sexuel, en tenant compte de sa partenaire, évidemment. La puissance sexuelle peut se diviser en plusieurs facteurs :

 

- Le désir physique proprement dit.

- La possibilité d'érection, qui doit se produire au moment voulu.

- La puissance d'érection indispensable à la pénétration.

- La capacité "d'attendre" que la partenaire atteigne elle-même un maximum.

- L'éjaculation et l'orgasme, suivis d'une détente parfaite et d'un sentiment de joie profonde.

     

C’est ici que l’homme se heurte à une loi impitoyable ! Il est puissant… ou impuissant, pas de demi-mesures. Il ne sera puissant que s’il est capable de réaliser sa propre sexualité ainsi que celle de sa partenaire. Beaucoup d’hommes sont capables d’érection et de pénétration mais incapables de conserver cette érection jusqu’à la fin de l’acte, ou bien l’érection a lieu mais disparaît dès que commence la pénétration. Ce sont des cas « d’impuissance partielle » ; donc d’impuissance tout court.

            

Ces impuissances font souvent le désespoir des hommes qui en sont atteints ; elles sont pratiquement toujours à base psychologique.

            

Qu’elle doit être la durée normale de l’acte sexuel ?

           

En principe (sauf cas nettement anormaux), l’acte doit durer jusqu’à ce que la femme ait atteint la satisfaction. L’homme se voit donc obligé de régler son comportement sur celui de sa partenaire. Et cela, à cause de la rapidité naturelle de sa propre satisfaction.

          

C’est ici que beaucoup d’hommes appliquent la loi de leur propre plaisir, à moins, évidemment, qu’ils ne s’agissent de cas anormaux : impossibilité de conserver l’érection ou éjaculation trop rapide. Cependant, ils peuvent avoir une excuse…Certaines femmes (et elles sont nombreuses) cachent si oui ou non elles ont atteint la satisfaction. Ce comportement féminin est souvent névrotique.

           

Souvent, elles jouent habilement la comédie, parfois durant toute leur vie ; tellement habilement que « l’homme n’y voit que du feu », mais ce n’est pas une généralité !

Ces attitudes féminines sont couramment causées par la frigidité, la peur de décevoir son mari, la honte, etc…

              

De plus, il ne faut pas oublier que la plupart des femmes arrivent lentement à la jouissance sexuelle. Il existe donc, pour l’homme, une « question de technique » absolument nécessaire et d’entraînement à la prolongation de l’acte sexuel. Une demi-heure d’érection sans défaillance est une durée normale, que bien peu arrivent à réaliser.

Cet entraînement à l’érection prolongée est souvent justifié, je le répète, par la lenteur de la partenaire. L’entraînement doit être physique et mental (surtout la maîtrise de soi).

           

J’invite ici toutes les femmes en couples à participer à cet entraînement masculin (si l’homme accepte), sans jugements ni tabous! Cette participation contribue à sécuriser l’homme dans sa quête de perfectionnement sexuel, elle contribue aussi à une meilleure compréhension mutuelle des problèmes de l’un et de l’autre des partenaires et à l’apparition du véritable plaisir issu de la « fusion » du couple.

           

Un couple solide évolue comme un ensemble ! Il ne faut pas exiger immédiatement la perfection chez l’autre. C’est avec le temps que le couple s’améliore dans la sexualité comme dans la vie, comme le bon vin ! On n’obtient jamais rien dans le « tout, tout de suite ». Ceux qui le comprennent sont plus enclins à réussir dans leurs vies privées.

        

 

Quelles sont les causes fréquentes des troubles sexuels masculins ?

     

La peur, les sentiments d'infériorité, les refoulements, les complexes, sont les causes fréquentes de troubles sexuels. Ces derniers se manifestent dès que "la virilité mentale" est brisée ou diminuée, ou si le sujet demeure accroché à des situations antérieures liées (pour lui) à la sexualité.

 

On rencontre donc souvent:

- Fixation à des situations d'enfance ou d'adolescence.

- Accrochage à la mère ou au père, excessivement fréquent.

- Education rigide ou conformiste.

- Peur de l'autre sexe (pour diverses raisons).

- Manque de confiance en soi, timidité.

- Impossibilité de s'abandonner, hyper-émotivité.

 

Ces hommes sont alors dans un état de "solitude psychique". Ils sont incapables de sortir d'eux-mêmes et de se laisser aller...Or, on constate souvent que la solitude psychique est le fait des adolescents et que la plupart des hommes ayant des troubles sexuels sont encore, quelques part en eux, coincés dans l'adolescence ; La puissance "paternelle et masculine" , cette Force Tranquille, n'ayant pu être atteinte ! 

C'est alors le jeu des faux hommes, coincés dans le paraître et le contrôle de soi. Dans cet état de compensation (perfectionnisme, autoritarisme, trop ou peu de narcissisme), aucune spontanéïté n'est possible, donc pas de laisser aller et d'abandon de soi aux choses de l'amour...

 

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Après avoir suscité quelques vives réactions, je souhaiterais éclaircir une incompréhension:

 

La virilité mentale reste sans rapport avec le physique masculin. Il faut bien comprendre qu'un "homme viril" et complet, même malade ou affaibli, restera toujours "viril et complet".

 

Un homme peut abattre un travail considérable, construire des maisons, couper beaucoup d'arbres et prouver à la terre entière qu'il est un "vrai de vrai" : si son regard ne s'est pas tourné vers ses véritables faiblesses et l'acceptation de celles-ci, le "vrai de vrai" restera un éternel adolescent en quête de masculin . L'homme fort est celui qui ose se voir tel qu'il est !


Certains diront qu'avoir des faiblesses, c'est se féminiser... mais sans une once de féminité en nous, comment pourrions-nous comprendre les femmes et partager avec elles bonheur et satisfaction ?

   

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En conclusion : le symbolisme féminin et masculin.

          

Je parlais dans la sexualité féminine du « grand manteau de l’affectivité ». Que cela signifie t-il ? Pourquoi ce symbolisme ?

          

La femme représente depuis toujours (malgré cette sensation perpétuelle d’être inférieure à l’homme) la grâce, la profondeur, le refuge, la douceur…que nous recherchons tous ! Et les hommes, si puissant paraissent-ils, sont incapables de vivre sans cette profondeur et cette affection que leurs procurent les femmes. Ce besoin remonte depuis tout petit déjà, lorsque nous n’étions alors que des enfants…

   

En effet, la mère est la première femme de notre vie. Elle pourvoit à notre bien-être dans les premiers instants de notre existence, elle est donc un grand symbole de vie ; Et le complexe d’infériorité commence ici, la plupart du temps :

    

L’enfant est face à cet océan féminin d’amour et de tendresse, et se sent démuni face à lui, la femme lui apparaît alors comme supérieure mais aussi dangereuse car elle détient le « Pouvoir Affectif » ! Pouvoir qui peut-être retiré ou maintenu, selon l’éducation et le bon vouloir de la mère. Que va faire l’enfant ? Si la maman est dotée d’un amour inconditionnel, l’enfant se sentira protégé et entouré et il grandira en ayant confiance aux femmes et en lui-même.

   

Par contre, si la maman est névrosée ou complexée, l’enfant se soumettra aux exigences maternelles (être un bon garçon, être sage, rester près de maman, jouer l’enfant parfait) pour conserver l’amour et la tendresse. Le drame alors apparaît : l’enfant grandira dans l’idée qu’il faut toujours être mieux et développera une fausse personnalité (comme vu ci-dessus)…Pour résumé, face à une femme, il se sentira toujours soumis à des conditions rigides et exigera de lui le meilleur, qu’il ne pourra jamais atteindre !  Il restera comme un enfant, tout en refoulant cette partie fragile de lui. Partagé entre l’amour et la colère qu’il éprouvera, l’angoisse sera finalement son pain quotidien. Angoisse qu’il essayera d’apaiser à travers un style de vie inapproprié ou en manifestant des signes extérieurs de richesses, par exemple. 

   

 

Et le père ? Quel est son rôle ?

    

Le père, ce soleil... Puissant et magnifique, exemple même de l’autorité ; Et non pas de l’autoritarisme, si celui-ci souffre d'une névrose !

   

Si la chaîne de l’éducation (voir l’article de l’éducation) s’est bien construite, le père sera empreint de sagesse et de compréhension, il reconnaîtra les capacités de son enfant, et lui donnera confiance en lui… Mais si le père est rigide ou dictatorial, il brisera son enfant et celui-ci grandira dans un sentiment constant d’échec. L’impression d’être un sous-homme le poursuivra durant l’âge adulte et il sentira inférieur à tous, hommes et femmes à la fois !

   

En conséquence, comment l’enfant pourrait-il avoir une virilité sexuelle s’il ne possède pas de virilité mentale…On voit donc l’importance, une fois encore, d’une bonne éducation, souple et rigoureuse à la fois. On remarque aussi combien le rapport avec la mère et le père sont précieux pour ne pas que l’enfant grandisse en état de privation affective (pour la mère), ou en manque de repères (pour le père).

  

 

Je voudrais dire ceci à tous les parents : « Ne transmettez pas vos blessures émotionnelles à vos enfants ! Je souhaite que vous puissiez briser la chaîne de l’éducation si celle-ci est pernicieuse, dans l’intérêt de vos descendants. Nous possédons presque tous des déviations mentales ou sexuelles, le nier serait un mensonge. Parfois, oser l’évoquer permet de conserver sa famille et ses proches, le repli sur soi n’apporte que malheur et solitude ! »

      

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