24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 09:30

Cet article plein de conseils utiles est enfin complet. Je le publie à la demande de jeunes patients à la recherche de jobs ou de quadragénaires en quête d'un CDI.

       

Je mets donc à disposition de tous ces précieuses informations concernant les nouvelles façons de rechercher un emploi 

            
Car aujourd'hui, les sites sociaux ont remplacés les enveloppes et les timbres d'autrefois, et pour les mêmes dépenses (abonnements aux sites concernés), vous pouvez trouver la perle rare ou le job temporaire, indispensable pour survivre ou simplement remplir les comptes de certains étudiants. 

                             

Armez vous de patience, l'outil internet n'est pas facile à manipuler. Vous pouvez toutefois vous faire aider par vos enfants, ils apprécieront sans doute la complicité intergénérationnelle et vous ferez d'une pierre deux coups ! 


Emploi, travail, recrutement avec Jooble-fr.com, le site de l'emploi sur internet:


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Voici donc les informations que j'ai pu recueillir afin que vous puissiez en disposer:

 

                               

Décrocher le poste idéal grâce au networking en ligne ? Une bonne piste pour les jeunes diplômés et les salariés qui savent utiliser les réseaux sociaux. Facebook, Viadeo, LinkedIn, Copains d'avant... Quel réseau choisir ? Qu’écrire sur son profil ? Comment augmenter ses contacts ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Mode d’emploi et conseils. 

                                  
Arrivé en région parisienne en décembre 2007 sans emploi ni carnet d'adresses, Arnold Yvray décide de s'inscrire sur Viadeo. À 39 ans, ce Dijonnais, cadre intermédiaire dans la logistique, a démissionné pour suivre sa femme, mutée. En six mois, grâce au réseautage en ligne, il se fera 35 relations et  décrochera un CDI chez l'équipementier automobile Faurecia. Nulle magie là-dessous. Qu'ils soient professionnels (Viadeo, LinkedIn…) ou plus « amicaux » (comme Facebook ou Copains d'avant), les réseaux sociaux ont le même but : nouer ou maintenir des contacts. Ils tirent leur force de l'effervescence et de l'esprit d'entraide qui y règnent. Il s'y passe toujours quelque chose : les membres modifient leurs pages personnelles, visitent celles des autres, s'écrivent, relaient des informations… et ouvrent même leurs carnets d'adresses, rendant ainsi accessibles des contacts autrefois injoignables. Une manne, quand on connaît le mode d'emploi...

               

 

1. Quel réseau choisir ?
                
Commencez par peaufiner votre projet. Chaque site a en effet sa spécificité : parmi les leaders, le francophone Viadeo est numéro un dans l'Hexagone ; plus international, LinkedIn est anglophone, tandis que l'allemand Xing s'attache plutôt à l'Europe centrale.
Autre critère : misez sur des sites déjà fréquentés par vos connaissances ; vous gagnerez en temps et en efficacité. Déjà membre de LinkedIn et de Viadeo, Julien Louët, 35 ans, a ainsi rejoint Facebook. Arrivé au terme d'un CDD, le responsable de production audiovisuelle espère « y retrouver des connaissances qui pourraient [l']aider à retrouver un job ». Bon calcul ! Moins de deux mois après son inscription sur le site, un ami membre de Facebook recommande Julien pour un CDI qu'il décrochera au sein du groupe Prisma Presse.
                      
Conseils.

              
Ne vous dispersez pas. Le « cocktail gagnant » de Jean-Michel Oullion, auteur de Trouver son job grâce à Internet (éd. L'Express) ? « Un profil sur un réseau professionnel, un sur un réseau d'école ou un club professionnel, et un sur Facebook ».
Attention, Facebook ou Copains d'avant ont pour but premier de renouer et de maintenir des contacts amicaux, avertit Jean-Michel Oullion. Ceci dit, estime le spécialiste, sur Facebook, qui a l'avantage d'être très fréquenté, « on voit apparaître des outils professionnels », tels que l'insertion de CV en ligne ou l'application Work With Me, utilisée par des salariés de L'Oréal, Areva ou Unilog, qui indiquent ainsi à leurs connaissances les emplois à pourvoir dans leur entreprise. Pourquoi s'en priver ?
                
             
2. Qu'écrire sur son profil ?
                
Comme tout nouveau membre, Julien Louët a dû commencer par renseigner son profil – en remplissant la fiche que les utilisateurs du site vont consulter pour en savoir plus sur lui. Mieux vaut être direct : pour Julien, tout change ainsi le jour où il décide d'annoncer « Julien recherche un nouveau job ; si vous avez des idées, n'hésitez pas à me contacter ». Facebook notifie illico cette info à tous ses contacts. Cela fait tilt chez l'un d'eux, qui connaît son parcours et a justement vu sur le site qu'une connaissance de chez Prisma cherchait un responsable de production audiovisuelle. Il conseille à Julien d'écrire à ce recruteur. « Un mois après, j'étais embauché ! »
                         
Conseils.

                
Pour être bien compris par les membres (qui lisent vite), en tête de votre profil présentez clairement votre projet : « J'ai passé trois ans chez... en tant que... Je cherche un poste de... dans telle spécialité dans tel secteur d'activité. »
Si vous êtes en poste, préférez les formules plus elliptiques : « Je suis à l'écoute du marché », « Je suis ouvert aux contacts ».
En outre, pour attirer l'attention des membres et des recruteurs en maraude, « mettez votre photo », conseille Olivier Fécherolle. Et puisqu'Internet vous laisse plus de place et surtout de liberté qu'un CV papier, « détaillez votre expérience actuelle et deux ou trois passées, suggère le DG adjoint de Viadeo. Vous pourrez compléter par des liens hypertexte vers vos employeurs ou vos réalisations. » Mettez aussi vos centres d'intérêt en valeur : sur le profil de Julien Louët, on peut ainsi voir que ce spécialiste de l'audiovisuel a créé sur Facebook un groupe de fans du réalisateur Gaspar Noé.
Prudence toutefois, car Facebook incite aussi à remplir des champs (optionnels) sur son orientation politique, religieuse, sexuelle… Et nombreux sont les jeux et vidéos potaches envoyés par les amis : si vous vous accordez ce petit divertissement, effacez ensuite de votre page les données qui pourraient vous desservir auprès d'un employeur. La question à se poser systématiquement, selon Jean-Michel Oullion : « Le mettriez-vous sur votre CV ? ». Imparable.
            
                
3. Comment augmenter ses contacts ?

                    
Les contacts directs sont essentiels : les membres ayant accepté d'entrer dans votre cercle sont ceux qui vous apporteront leur appui et leur carnet d'adresses. Or, explique Olivier Fécherolle, le networking « consiste plus à optimiser un réseau réel qu'à se créer ex nihilo un réseau virtuel ». Sortez donc vos cartes de visite des tiroirs où elles s'empoussièrent, listez vos (ex)-collègues, partenaires commerciaux, condisciples, parents et amis : ils seront les premières briques de votre réseau. Totalement déraciné, Arnold a pour sa part foncé sur les « hubs » (les forums thématiques de Viadeo) afin de rencontrer des gens ayant les mêmes centres d'intérêt professionnels (la supply chain) ou personnels (le sport et le cyclisme). Au fil des échanges, il a sympathisé avec des membres qui ont bien voulu devenir ses contacts. Sur ces forums, observe Olivier Fécherolle, « féliciter un contributeur pour son message, répondre à une question d'un autre, sont autant de moyens d'entrer en contact ».
                      
Conseils.
                       
Lors de votre inscription, le site vous propose de repérer automatiquement dans votre répertoire électronique les connaissances déjà membres du site, et d'inviter les autres à vous rejoindre.
Mais attention, ne vous ruez pas dans une course aux contacts : « Ciblez les gens qui vous connaissent suffisamment pour pouvoir vous recommander », prêche Olivier Fécherolle. Par la suite, votre répertoire grossira si vous fréquentez des forums, si vous entrez en relation avec des contacts de contacts, ou parce que des connaissances vous retrouveront. « De 20 à 50 contacts directs est un bon objectif » ; plus, c'est difficilement gérable.
N'hésitez d'ailleurs pas à refuser une demande de mise en relation émanant d'un inconnu, sauf s'il est recommandé par un ami commun.
              
              
4. Comment transmettre sa candidature ?

                    
« J'aurais pu envoyer ma candidature aux 50 000 membres travaillant dans la supply chain, raconte Arnold Yvray… Mais il ne faut pas être trop intrusif : on ne distribue pas son CV à tout-va dans un cocktail », sourit le logisticien. Certes, rien ne vous empêche d'utiliser le moteur de recherche du site pour trouver le professionnel en poste dans la société de vos rêves et lui transmettre votre CV. Mais vos chances seront bien plus grandes si vous êtes recommandé par un ami commun. Julien Louët avait repéré sur Facebook des professionnels en poste par lesquels faire transiter son CV. Mais il a aussi « pris soin de faire une enquête croisée sur Facebook, LinkedIn et Google », pour voir si des amis communs pouvaient l'introduire. Le fait d'être adressé par une relation a d'ailleurs « un peu joué » dans son embauche chez Prisma, reconnaît l'intéressé, qui réunissait par ailleurs toutes les compétences demandées.
                     
Conseils.
                          
« L'intérêt des réseaux, confirme le DG adjoint de Viadeo, ce sont les contacts de vos contacts. » Imaginons qu'une de vos relations connaisse le directeur marketing du groupe où vous aimeriez entrer : cet ami commun pourra forwarder votre CV, ou vous autoriser à vous recommander de lui.
Mais gare : « Pouvoir contacter quelqu'un ne signifie pas qu'on puisse l'aborder n'importe comment », avertit Richard Menneveux, fondateur de Moovement, un moteur de recherche d'offres d'emploi. Dans vos messages, ne vous montrez donc pas pressant ; écrivez plutôt : « Voilà ma situation du moment ; auriez-vous des pistes ou des conseils ? » ou « Est-ce que ma candidature pourrait intéresser une société comme la vôtre ? ».
Soyez porteur de solutions : au lieu de « Je suis en recherche d'emploi », dites par exemple « J'ai vu que votre société faisait ça ; justement, j'ai telle expertise ».
                 
                    
5. Quelle autre aide glaner ?
 
                     
Les réseaux sont aussi des mines de renseignements quand on cherche un emploi. Avant chaque entretien d'embauche, Arnold Yvray, le logisticien, a par exemple consulté le profil Viadeo de son interlocuteur : « Si c'était un homme de terrain, je me permettais d'utiliser des termes techniques dans la discussion ». Grâce au moteur de recherche du site, il a aussi ciblé une dizaine de salariés, actuels ou passés, de ses employeurs potentiels, afin d'en savoir plus sur l'entreprise visée. Tous lui ont répondu « dans la semaine, en détaillant le contexte du poste, l'ambiance… ». Un coup de main appréciable en entretien : « Ainsi, je n'étais pas surpris, j'avais affûté mes arguments. »
                     
Conseils.

                     
La solidarité au sein des réseaux est étonnante – « mais nos membres sont des gens occupés », rappelle Olivier Fécherolle. Personnalisation, justification de votre démarche, politesse et orthographe sont donc de mise quand vous demandez de l'aide, surtout à un inconnu. Au besoin, rédigez d'abord votre message sous Word.
            
                
6. Comment soigner ses relations ?
                  
Pour être apprécié (et aidé à l'avenir !), proposez votre aide et ouvrez à votre tour votre carnet d'adresses à ceux qui en ont besoin. Et ne harcelez pas votre réseau : autorisez-vous une relance maximum, une semaine après votre demande de coup de main. Car, rappelle Richard Menneveux, « tout le monde n'a pas forcément le temps et le réseau nécessaire pour vous aider à chaque fois ».
En outre, ajoute le spécialiste, « il ne faut pas négliger les faux rebonds » : même en cas de réponse négative, remerciez donc vos contacts ; ils penseront peut-être à vous une prochaine fois…
Si, en revanche, l'intervention d'une connaissance porte ses fruits, racontez-lui les progrès de vos démarches. Et une fois votre contrat signé, invitez votre go-between à déjeuner !

               

 

Quelques rêgles importantes à suivre: (à lire en complément).

             

 

Quelles précautions prendre quand on fréquente des réseaux en ligne ? L'avis de Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des affaires juridiques à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés).

Quels risques encourt-on en publiant des renseignements personnels sur des réseaux en ligne ?

On peut citer l'usurpation d'identité, l'utilisation de vos données à des fins commerciales et la dissémination d'informations privées. Facebook nous pose problème : ce site américain recueille notamment des données sur les convictions des utilisateurs, ce qui est contraire à la loi européenne.
              
Quelles précautions peut-on prendre ?

Inscrivez-vous avec une adresse mail créée pour l'occasion. Utilisez si possible un pseudo. Configurez votre profil pour qu'il ne soit visible que de vos contacts. Et veillez aux messages et photos que vous, mais aussi vos connaissances, mettez en ligne.
          
Comment effacer son compte ?

Sur Viadeo, tout est clairement indiqué. En revanche, pour l'heure, quand Facebook efface un profil, il conserve les données, ce qui est un souci.

 

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Connectez-vous de chez vous : la Cour de cassation a reconnu à l'employeur le droit de consulter, sur l'ordinateur qu'il met à leur disposition, les fichiers et connexions Internet de ses salariés.

N'attendez pas le dernier moment : il faut du temps pour apprendre à manier les outils, acquérir une visibilité online et se forger un carnet d’adresses solide.

Homogénéisez vos profils : trop de gens se créent des profils sur plusieurs sites, sans les maintenir à jour.

Utilisez le virtuel pour passer au réel : au bout d'un ou deux échanges écrits, décrochez votre téléphone ou proposez un café. Et rendez-vous aux rencontres physiques organisées par les membres du site !

      

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Vous cherchez du travail et avez déjà écumé votre cercle de relations, les sites emploi et les réseaux sociaux type LinkedIn ou Viadeo ? Et si vous parliez de votre recherche sur les forums en tous genres que compte le Web ? Les conseils de Richard Menneveux, expert d'Internet et fondateur de "Moovement", moteur de recherche d'offres d'emploi, pour profiter à plein de cette voie originale, mais qui peut être fructueuse.

 

1. « Identifiez les forums adéquats » : rien de pire qu'une demande lâchée au petit bonheur la chance sur un forum que vous ne fréquentez pas régulièrement. Passez donc par les forums dédiés à votre métier ou à votre secteur. Mais, conseille Richard Menneveux, « ne négligez pas ceux qui sont consacrés à vos hobbys » : « L'idée est effectivement de développer son réseau au-delà du cercle professionnel immédiat. Exactement comme le font les membres d'un club de golf ou d'une association sportive, qui sont des endroits formidables pour réseauter ! »

    

2. « Participez activement aux discussions » : avant de solliciter les habitués du forum, il convient de vous faire connaître (en bien !) de ses membres en apportant votre contribution à la collectivité. Pour cela, commencez par vous familiariser avec le site en parcourant sa charte de conduite et en lisant les messages qui y ont été postés, puis puisez dans vos compétences et « entrez dans la discussion, partagez vos informations, vos conseils, rendez service aux membres du forum ».
Selon Richard Menneveux, il n'est toutefois pas indispensable de rester connecté, aux aguets, nuit et jour : « Certains participants sont très estimés bien qu'ils ne postent qu'une ou deux contributions par mois. L'essentiel est qu'elles soient de qualité. »

            

3. « Ne sollicitez pas n'importe qui, pour ne pas risquer de taper dans le vide » – et de polluer le forum : sauf s'il est d'usage que les participants exposent leur recherche d'emploi directement sur le site, « contactez uniquement les membres dont vous avez appris qu'ils recrutaient actuellement, ou ceux avec qui vous avez pu nouer un contact fort ». Pour leur demander de l'aide, envoyez aux heureux élus un message privé (« MP ») – grâce au bouton situé près de leur pseudonyme et sur la fiche résumant leur profil.

               
Tournez votre message comme vous le feriez dans un courriel, en écrivant par exemple : « Cher...., je me permets de t'écrire car je cherche en ce moment un job de... dans tel type de structure. Si d'aventure tu entends parler d'un poste à pourvoir... Après ma formation de..., j'ai passé x années chez (nom de l'entreprise) en tant que (intitulé du poste). Je serais ravi(e) si tu pouvais faire quelque chose pour moi. Pourrais-je te faire passer ma candidature ? Ton avis me serait précieux. »

             

Votre correspondant vous répond avec bienveillance ? Il est temps de lui proposer d'échanger vos adresses mail, afin que vous puissiez lui envoyer votre CV et votre lettre de motivation.

         


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Pour Hervé Bommelaer, consultant en gestion de carrière et auteur de « Rebondir en temps de crise, 50 bons réflexes au quotidien », outre un plan B, il faut aujourd’hui avoir un plan C ou D « pour s’adapter en cas de pépin ». Encore faut-il savoir tisser un réseau efficace. Ses conseils.

 

Est-ce vraiment le moment de bouger aujourd’hui ?

           

C’est l’un des meilleurs qui soit si l’on accepte un minimum de risques. Les chasseurs de têtes qui recrutent se plaignent du déficit de candidatures. Naturellement, toute crise est source d’angoisse, de colère, de rancœur, de frustrations. Soit on se pelotonne sur soi. Soit on prend des risques. Alors autant en profiter pour penser et agir de façon « disruptive ». Autrement dit pour traquer ses modes de pensée répétitifs, ses certitudes, la routine. Et se repositionner, sur son job, son devenir, ses envies. Les managers qui ont vécu des ruptures de carrière retrouvent, après avoir rebondi, un bel appétit professionnel, à 80 % pour d’entre eux. Les lignes bougent sur les métiers, les façons de l’exercer. Il faut oser envisager des voies professionnelles inattendues.

            

Faut-il donc anticiper le pire ?

Un cadre doit toujours avoir une solution de sortie, un plan B. Classique ! Il sait que si ça tourne mal ou s’il n’est plus bien à son poste, il pourra faire autre chose. Actuellement, l’incertitude et l’imprévu font partie du quotidien. Il aura donc aussi un plan C et D, afin de s’adapter au mieux en cas de pépin. Il peut imaginer diverses voies : changer de métier pour faire du commercial – il y a des postes –, devenir formateur, vivre de missions via le portage salarial, créer sa structure de conseil, etc. Quitte à revenir en entreprise quand la tempête sera passée. Il se sera ouvert l’esprit.

              

Le réseau est-il la solution miracle ?

C’est une solution pour dégager des pistes. Beaucoup de gens restent sur le syndrome du meilleur élève. Cette idée que celui qui arrive tôt en classe ou qui révise ses leçons à l’étude réussira partout. Faire bien son travail ne suffit pas pour s’en sortir. En entreprise, le relationnel pèse autant que les compétences. Quelqu’un de brillant mais isolé sera viré le premier. Bien avant son collègue moins performant mais qui a de l’influence, des appuis. Comme les enfants moins studieux, il faut sortir dans la cour de récréation, là où se tissent les alliances. Mais attention au réseau « cocooning ». Voir des gens comme soi, du même âge, du même métier, issus de la même école, est inefficace. Tout le monde pense pareil et se rassure. Rencontrez des gens différents, d’autres univers. Ayez accès à des informations originales. Cela, personne ne le fera à votre place.

        

Comment dégager du temps alors que la pression est si forte dans les bureaux ?

Un bon moyen consiste à optimiser ses déjeuners. En les programmant en avance, avec des personnes de l’entreprise et de l’extérieur (experts, clients, fournisseurs etc.). Vous avez 5 déjeuners par semaine, soit 250 par an en retirant les vacances. Vous pouvez donc rencontrer 250 personnes différentes dans l’année. Sans que cela ne prenne trop de temps. Préparez ces repas : qu’est-ce que je sais d’elle (de lui) ? Que puis-je lui apporter ? Que peut-elle (il) m’apporter comme idées et nouveaux contacts. On peut ensuite élargir aux petits-déjeuners, apéritifs, ou cafés du soir qui ont l’avantage de ne pas s’éterniser.

             

Vous affirmez que la crise est un examen de passage pour un manager…

Oui. Parce que lors de séismes, souvent, chacun cherche à sauver sa peau. Se laissant submerger par ses peurs. Regardez mai 68. Lorsque De Gaulle partit à Baden Baden, Georges Pompidou est resté tout seul à Matignon avec un carré de fidèles, dont Chirac et Balladur. Les autres brûlaient leurs archives, prêts à fuir. Le premier ministre en a tiré une forte légitimité pour la suite. En entreprise, c’est pareil. Le manager doit savoir qu’il va être jugé, noté, scruté à la loupe sur ses comportements et ses capacités de leadership. Tant par ses troupes que par son supérieur. Le chef d’équipe surtout, qui reste un rouage essentiel, sera jugé sur son courage devant l’épreuve. Il doit être une source d’inspiration positive, et pour ses collaborateurs et pour son patron. Ceux-ci s’en souviendront.

                 

Peut-on faire abstraction de ses doutes sur l’avenir ?

Il faut surtout fuir ceux que j’appelle les toxiques. Ces individus qui vous freineront dans tous vos élans. Quand tout va bien, ils sont déjà nuisibles. En période de crise, il pullulent et sont encore plus dangereux. Tel l’amiante présente dans les murs ou le plomb dans les canalisations, ils sont parfois invisibles. Il s’agit de les identifier autour de soi. Parfois dans le cercle de ses intimes, le conjoint, le meilleur ami, le père, l’enfant… Les toxiques dissuadent. «  C’est pas à ton âge qu’on se réoriente ! », « Créer une boîte ? Tu ne tiendras jamais le coup ». Ou bien ils s’apitoient. « Mon pauvre, ce doit être dur à vivre », « Tu n’as jamais eu de chance ». Le seul traitement possible, c’est de prendre de la distance. Fréquentez plutôt des « piles » qui vous rechargent en vous donnant de l’énergie ou des « ampoules » qui vous éclairent et vous ouvrent des perspectives.

                             

 

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Un salarié peut-il utiliser sa messagerie professionnelle à des fins personnelles ? Quels abus peuvent être sanctionnés ? Quels sont les recours pour le salarié et l’employeur ? Le point avec Maï Le Prat, avocate en droit social.

 

Il ne fait nul doute qu’une utilisation raisonnable et modérée de la messagerie électronique professionnelle à des fins personnelles est tolérée. À cet égard, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) considère qu’il s’agit là d’un usage « généralement et socialement admis ».
        
Le salarié peut donc utiliser librement sa boîte mail professionnelle à condition de ne pas commettre d’abus.
                  
Quelles formes peuvent revêtir les abus ?
           
● Les abus dans le contenu des e-mails

                             
Dans une espèce jugée par la Cour d’appel d’Aix en Provence (7 juin 2005), un employé avait été licencié pour faute grave notamment pour avoir envoyé à l’un de ses collègues un e-mail dans lequel il tenait des propos insultants et méprisants à l’égard de ses supérieurs hiérarchiques. La Cour d’appel a jugé que ce courrier électronique revêtait un caractère privé. En effet, il s’agissait d’un échange entre salariés qui étaient sur la même longueur d’onde. L’un avait d’ailleurs attesté en faveur du second dans le cadre d’une procédure prud’homale.
Par conséquent, cet e-mail ne pouvait pas constituer un motif de licenciement, d’autant que son envoi n’avait causé aucun trouble objectif caractérisé dans l’entreprise. La Cour de cassation a confirmé cette décision le 6 juin 2007.
          
Dans une autre affaire jugée par la cour d’appel de Paris le 18 octobre 2007, le salarié avait réagi très vivement à l’établissement d’un planning de formation. Il avait violemment critiqué l’élaboration du planning par l’un de ses collègues et avait adressé un e-mail incendiaire au directeur du département de production en soulignant qu’il n’était pas d’accord et que la décision avait été prise sans lui en parler. Le salarié émetteur de l’e-mail incendiaire avait été licencié.

           
La Cour d’appel a considéré que son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse en considération notamment de l’évolution du vocabulaire utilisé dans les e-mails entre les salariés et leurs supérieurs hiérarchiques. Elle considère que le salarié n’a fait qu’user de son droit d’expression au sein de l’entreprise.
            
Il est en effet évident que les salariés sont tentés de tenir des propos beaucoup plus librement lorsqu’ils envoient un e-mail que lorsqu’ils envoient un courrier en bonne et due forme à leur employeur. La jurisprudence fait preuve de tolérance en la matière et excuse donc certains écarts de langage.
           
L’appréciation du contenu des e-mails se fera au cas par cas pas les juges. Néanmoins, il va de soi que des excès, tels que la tenue de propos racistes ou antisémites par exemple, seront considérés comme une faute grave et justifieront un licenciement.
          
● Les abus dans le volume des e-mails personnels échangés

          
L’envoi d’un volume extrêmement important d’e-mails personnels pendant ses heures de travail peut constituer une faute dans l’exécution du contrat de travail. En effet, si un usage raisonnable est toléré, il va de soi qu’un employeur serait en droit de licencier un salarié qui consacre plusieurs heures par jour ou par semaine à envoyer des e-mails d’ordre privé.
           
            
Comment distinguer les e-mails professionnels des e-mails d’ordre privé ?

                

La Cour de cassation a posé un principe en la matière : si les e-mails ne sont pas identifiés comme personnels par le salarié, ils peuvent être ouverts par l'employeur.
         
Les salariés doivent donc identifier leurs e-mails privés comme « personnels », en intitulant comme tel leur fichier d’archive ou en mentionnant le terme « personnel » en objet du courrier électronique.
            
Mais certains employeurs peuvent soupçonner le salarié de cacher derrière des e-mails présentés comme « personnels » des messages intéressant l’entreprise : on peut par exemple penser à des e-mails échangés avec des entreprises concurrentes qui pourraient porter atteinte aux intérêts de l’entreprise.
            
Dans ce cas de figure, l’employeur n’est pas démuni. Il peut en effet solliciter du Président du tribunal de grande instance qu’il ordonne une mesure d’instruction afin de pouvoir accéder aux données présentées comme personnelles par le salarié. En pratique, un huissier sera désigné par le juge afin d’accéder à l’ordinateur du salarié.
              
L’employeur doit toutefois démontrer au juge qu’il dispose de motifs légitimes de faire procéder à cette mesure d’instruction. Il devra alors fournir les éléments preuve l’ayant conduit à soupçonner le salarié.
                
Pour ménager l’effet de surprise, l’employeur pourra même, dans certains cas, obtenir du Président du tribunal de grande instance une mesure d’instruction sans que le salarié en soit informé.

 

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Quand on cherche un emploi, se servir du courriel pour demander de l'aide à ses relations peut être très fructueux. Démonstration.

 

Solliciter ses connaissances par mail pour l'aider à trouver un poste ? Gwenaëlle Chabert trouvait cela « culotté ». Mais faute de trouver une annonce pour l'emploi de ses rêves («  un poste RH comportant du recrutement et du développement de carrière, dans une entreprise internationale »), et encouragée par un DRH issu comme elle de l'Essec, la trentenaire a posté un mail, avec son CV en pièce jointe, à une trentaine de personnes ciblées : « d'anciens collègues du recrutement chez Altran et des amis dont je savais que leur structure était assez grande pour avoir un département RH et des postes vacants ».
            
Dans son message, Gwenaëlle précise bien le poste visé, « pour ne pas déranger en vain, et ne pas entamer la crédibilité du destinataire qui irait me recommander à sa DRH ». Le jour même, une ancienne collègue lui répond : « Je ne savais pas que tu cherchais. Il y a justement un poste à pourvoir dans ma société ! » « Elle a transmis mon CV à la DRH du groupe et l'a même appelée pour lui parler de moi. Un mois et demi à peine après mon mail, je signais mon contrat ! »
                 
Conseils. « Le mail est le premier outil à employer pour amorcer sa recherche d'emploi », tranche Richard Menneveux, le fondateur de Moovement, moteur de recherche d'offres d'emploi. « Le courrier électronique permet en effet de travailler efficacement un grand nombre de contacts ; il est moins intrusif que le téléphone, puisque le destinataire vous lira quand il le souhaitera ; enfin, il permet de délivrer clairement toutes les informations utiles. »
                
Deux étapes. Procédez en deux temps : ciblez d'abord un petit cercle pour affiner votre candidature, avant de l'envoyer à vos anciens collègues, prestataires, clients… N'hésitez pas à solliciter des gens rencontrés il y a plusieurs années : « L'entraide se développe, assure Richard Menneveux, car on sait tous que la vie en entreprise n'est pas rose. » En revanche, « faites des messages ultra-personnalisés » : surtout pas de copier-coller ni de mail groupé (à cause des destinataires en copie cachée, les logiciels anti-spam peuvent filtrer votre missive). Ajoutez cependant un texte plus neutre que les destinataires pourront directement forwarder aux RH.
                
Savoir attendre. Ne soyez pas directif : écrivez par exemple « Je serais heureux si tu peux faire quelque chose pour moi », et terminez par une question ouverte, comme « Que penses-tu de ma candidature ? », car « les meilleurs relais sont ceux qui auront validé votre démarche ». Par ailleurs, attendez plutôt de croiser sur un salon ou dans un cocktail les personnes sursollicitées ou les cadres dirigeants qui font filtrer leurs mails par leur assistante.
                
Ultime recommandation : si vous êtes en poste, passez plutôt par des gens que vous connaissez bien, en précisant dans votre mail « Je suis encore en poste. Merci de veiller à ce que mon CV circule aux bons endroits ».

      

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Accéder à des offres d’emploi non publiées, trouver de nouveaux clients, obtenir des informations au sein de l’entreprise… Utiliser son réseau est désormais indispensable. D’un naturel plutôt timide, vous ne savez comment vous y prendre ? Qu’à cela ne tienne ! Différentes possibilités existent, en fonction de votre personnalité. Conseils.

 

« Tant que j’étais salarié dans de grandes entreprises, je n’étais pas très réseaux, reconnaît Philippe Guiheneuc, DG de Smartline, une société de webmarkting. C’est seulement quand j’ai créé mon entreprise que j’en ai ressenti la nécessité : j’étais seul et j’avais besoin de me faire connaître. Développer mon réseau était devenu un impératif. J’ai d’abord recontacté mes camarades de promo de l’Essec puis j’ai commencé me rendre à des conférences thématiques sur les sujets qui m’intéressaient. Mais dans les cocktails qui suivaient, je me retrouvais seul, un verre à la main, arborant un sourire plaqué en attendant que quelqu’un vienne me parler… Timide, je me sentais mal à l’aise et finissais par repartir sans avoir rencontré grand monde. »

            

Avoir une bonne raison d’aller vers les autres
       

Cette situation vous est familière ? D’un naturel introverti, vous redoutez de « réseauter » car vous ne savez pas comment vous y prendre ? Qu’à cela ne tienne ! Constituer et utiliser un réseau ne répond pas à un mode d’emploi rigide, mais tient plus à la personnalité de chacun. Même les « timides », comme Philippe Guiheneuc, ont leur chance de réussir. À condition de faire preuve de créativité. Pour « avoir une bonne raison d’aller vers les autres », il a décidé de créer lui-même un club, en s’appuyant sur l’association des anciens de l’Essec. « Je me suis dit que cela me donnerait une raison valable de parler aux gens ! Et c’est ce qui s’est passé. À force d’organiser des conférences, j’ai eu un déclic et compris la mécanique des réseaux : les personnes sont là pour discuter, il suffit d’aller vers elles pour engager la conversation… C’est un état d’esprit à acquérir. »

Pour Valentine Chapus-Gilbert, fondatrice de Chapus conseil (conseil RH, formation et coaching), le réseau est « une alternative au commercial ‘dans le dur’ ! ». « Je suis très impliquée dans les réseaux. Depuis que j’ai créé mon cabinet, c’est en effet toujours par ce biais que j’ai travaillé. » Mais pour elle non plus, pas question de jouer un rôle et de faire des choses qui ne lui ressemblent pas. « Si je suis active dans mes réseaux, je suis aussi naturelle. Je ne cherche pas à contacter des ‘huiles’ pour le plaisir de faire du ‘name-dropping’*. Je m’adresse à des personnes qui sont à ma portée, avec lesquelles je suis authentique. C’est pour moi la meilleure façon de construire une relation sincère et durable avec elles. »

          

Objectif personnel au second plan
                

Sans perdre de vue leur avantage voire leur nécessité (trouver, grâce à ces contacts, de nouveaux clients, un emploi…), les adeptes du réseau sont unanimes : l’objectif personnel doit d’abord passer au second plan. L’exercice requiert donc un altruisme certain, comme l’illustre Stefan Recher. Ce directeur de marché chez Dassault-systèmes, « adore » mettre en relation des personnes qui n’en auraient pas eu l’occasion sans son intermédiaire. Tel un « chasseur de têtes », il permet ainsi à ses contacts d’accéder à des offres d’emploi pas encore publiées. « J’ai dans mon ordinateur, et avec leur accord, une banque de données de CV des personnes que j’ai croisées dans ma vie, avec qui j’ai travaillé ou qui m’ont semblées fiables. Quand j’entends parler d’un besoin, que ce soit dans mon entreprise, mais aussi chez un client ou un fournisseur, je fais simplement le lien entre ce besoin et les personnes que j’ai croisées, même des années avant ! Cela ne me demande pas grand-chose : une minute pour retrouver un CV et le faire suivre à la bonne personne. » Une activité à laquelle il s’adonne sans contrepartie, « simplement pour la satisfaction de faire correspondre une offre à une demande ». Peut-être aussi en souvenir de ses débuts dans la vie active en 1993, année de récession sévère. « Jeune diplômé, je n’ai eu personne pour soutenir ma candidature, et j’ai eu du mal à trouver mon premier job. Aussi aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir aider une personne à avoir au moins l’occasion de se présenter à l’entretien d’embauche. »

 « Ceux qui réseautent par pur intérêt, sans sincérité, n’en tirent pas grand-chose », insiste Eric Vandewalle, Account Manager chez Meadwestvaco. Cet ingénieur chimiste a commencé par s’investir dans l’association des anciens de Centrale Marseille. « L’association était en pleine restructuration et cela me plaisait de donner un coup de main. D’autant que c’était aussi l’occasion de passer du temps avec des copains de promo ! » Cet engagement lui a plu, et il a continué en rejoignant l’Unafic (Union nationale des associations françaises d’ingénieurs chimistes). « L’industrie chimique est mal considérée en France, et j’ai envie de contribuer à faire changer cette image. »

            

La clé d’un réseau efficace
                  

Mais qu’on ne s’y trompe pas : la démarche nécessite un investissement personnel important. « Soigner ma visibilité dans les réseaux me demande un vrai travail et beaucoup d’énergie, reconnaît Valentine Chapus-Gilbert. J’anime le club RH des anciens de l’EM Lyon, je participe à un groupe d’échanges de pratiques au sein de la SF coach notamment. Partout, j’essaie d’apporter des idées, d’être proactive. Eric Vandewalle, lui-aussi, se souvient des mois de préparation que lui a demandé l’organisation d’un colloque sur la Chine, au Sénat, pour l’association des anciens de Centrale Marseille. Au bout de quelques années Philippe Guiheneuc a décidé de quitter la présidence de son club. « Organiser des événements représente un gros travail et mon réseau est suffisamment développé aujourd’hui. En revanche, je continue à entretenir mon cœur de réseau, mes amis camarades de l’Essec. Nous organisons des dîners réguliers, à la fois informels et conviviaux mais centrés sur nos problématiques professionnelles. »

Beaucoup d’énergie, donc, et pas d’attente de retour à court terme, voilà la clé du « réseautage » efficace. « Pour moi, c’est un processus de long terme, explique Valentine Chapus-Gilbert. Mes réseaux, je les ai constitués au fil de mes expériences professionnelles : clubs d’anciens de mon école, associations de métiers… J’aime y rencontrer des gens, je m’intéresse à eux, je ne suis ni en demande ni en offre de service. On ne sait jamais ce qui en sortira. Il ne faut pas en attendre un retour immédiat. »

Charles**, responsable grand comptes chez Orange business services (France Telecom) et grand fan du réseau au sein de l’entreprise, résume bien l’état d’esprit requis. « Je n’aborde jamais les membres de mon réseau avec des attentes, mais en me demandant au contraire : ‘Que puis-je faire pour aider cette personne ?’ C’est, selon moi, le secret de la réussite. »

               

L’importance du réseau interne
                  

Désintéressés, les pros du réseau ? Pas vraiment. « J’y trouve des informations sur le marché, des contacts, éventuellement, énumère Philippe Guiheneuc, mais aussi le plaisir d’échanger des points de vue et de prendre du recul sur des problématiques professionnelles ». Pour Charles, le bénéfice est très concret : « Chez France Télécom, beaucoup de problématiques se résolvent en dehors des circuits traditionnels. Qu’il s’agisse d’obtenir des informations utiles pour un client, d’influencer une réunion dont la décision finale est importante pour vous, mais aussi d’anticiper la suite de sa carrière : tout cela est facilité quand on a un réseau interne solide. » Eric Vandewalle évoque la confiance en soi acquise en organisant des événements qu’il n’aurait jamais eu l’occasion de créer dans son métier de commercial. Organiser un colloque au Sénat ou une soirée-débat avec Jean-Martin Folz, cela fait grandir », résume-t-il. Et quand, à la fin de la soirée, un prospect avec lequel il avait le plus grand mal à briser la glace est venu le féliciter chaleureusement… Leurs relations ont été d’un tout autre ordre par la suite ! Réseauter, c’est décidément plein de bonnes surprises ! A condition d’être prêt pour une course de fond.

               

* name dropping : dans une conversation, habitude de lancer des noms de personnes connues, dont on se dit proche, pour se valoriser aux yeux de ses interlocuteurs.

** Le prénom a été modifié.

 

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Informations et conseils: Myriam Greuter et Maï Le Prat. Février 2009-PSF-Tous droits réservés. Ouvrages: Hervé Bommelaer.

   

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