21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:34

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Capter l'attention dès les premières secondes

 

"Tout se joue dans les 30 premières secondes, estime Anne-Marie de Couvreur. A ce moment-là, on risque de voir chuter directement l'attention de l'auditoire." Lorsque vous prenez la parole, vous devez donc avoir peaufiné l'introduction de votre propos. L'idéal étant, au préalable, d'avoir obtenu le silence pour débuter avec tout l'impact nécessaire.

"Pour attirer l'attention, vous devez apporter quelque chose qui sort de l'ordinaire, mais pas à n'importe quel prix", prévient Sandrine Meyfret, consultante, cofondatrice d'Alomey Conseil. "Ce que je suis, ce que je présente... Tout ce que je montre dès la première seconde doit être en cohérence avec ce que je dis." Si commencer par une pointe d'humour permet de détendre rapidement l'atmosphère, l'effet provoqué peut être inverse à celui recherché lorsque le propos qui suit s'annonce grave ou si le public est réputé austère. Votre prise de parole permet certes de capter l'attention mais elle introduit aussi votre propos et votre relation avec l'auditoire.

 

Donner du ton à sa voix

 

C'est bien connu, la voix est l'un des outils les plus efficaces pour véhiculer son charisme. Certains timbres imposent directement leur autorité. Cependant, chacun dispose de sa propre voix, difficile à faire évoluer, même si elle ne lui convient pas. Il reste malgré tout possible de la travailler.

"On peut être charismatique simplement par la voix", affirme Anne-Marie de Couvreur, cofondatrice de Mediameeting, un opérateur de radios d'entreprise. "Il faut jouer avec les intonations, savoir donner du rythme et surtout ne pas être monocorde." La maîtrise des techniques oratoires joue énormément dans le développement du charisme. Il vous faudra donc apprendre à moduler votre voix en fonction du contenu de votre message : mettre de l'intensité quand c'est nécessaire, ralentir le rythme pour reprendre son souffle et accélérer quand cela s'impose.

 

Poser le regard sur le public

 

Emotion, colère, sourire... Beaucoup de choses passent au travers de vos yeux. La force du regard fait partie de ces attributs que tout leader charismatique doit posséder. Pour en prendre de la graine, il vous faudra peut-être perdre de mauvaises habitudes.

"Balayer l'auditoire du regard, c'est catastrophique : personne ne se sent concerné, estime Sandrine Meyfret. Pour être charismatique, il faut prendre les autres en considération en les regardant en face." Le charisme n'existe que par le regard des autres. Si vous ne donnez par à votre entourage l'impression d'être regardé, votre prestige s'en trouve affecté. Bannissez donc les regards circulaires qui embrassent la pièce entière sans voir personne ou les regards lointains qui vont se perdre au-dessus de la tête de l'auditoire, n'hésitez pas à vous focaliser sur certaines personnes en particulier.

 

Se tenir droit sans être guidé

 

Avoir de la prestance influe sur le regard des autres. Malgré tous ses efforts, une personne avachie aura beaucoup de mal à dégager du charisme. Dans son livre, "Cultivez votre charisme", aux éditions d'Organisation, Chilina Hills décrit la posture qui assure la crédibilité. "Il suffit de se tenir droit et symétrique, les deux pieds légèrement écartés et bien ancrés dans le sol, les épaules ouvertes et la tête droite." Un conseil qui vaut aussi valables lorsque vous êtes assis Cette posture met en confiance les personnes qui vous font face car vous leur apparaissez comme une personne sûre d'elle même.

Evidemment, ce n'est pas pour autant que l'on vous demande de vous transformer en piquet. "S'il faut à tout moment faire preuve de respect, il ne s'agit pas d'être guindé, précise Anne-Marie de Couvreur. On peut avoir du charisme en étant assis sur un coin de table !"

 

Rester humble

 

"Les personnes charismatiques peuvent rencontrer des difficultés à ne pas irriter, explique Anne-Marie de Couvreur. Etre brillant impose de savoir faire preuve d'empathie. C'est souvent ce qui manque aux personnalités politiques." Une personne qui impressionne peut rapidement agacer. Il faut donc prendre des mesures pour éviter d'en souffrir.

Cela peut passer par quelques phrases, des gestes et des attitudes qui indiquent que vous prenez en compte les personnes qui vous font face. Rappeler que vous êtes heureux d'être là est un minimum. Faire preuve d'écoute est indispensable. Enfin, il est primordial dans ces cas-là de faire preuve de sincérité, sous peine d'être immanquablement démasqué. Sans bienveillance ni humilité, le leader risque vite d'énerver.

 

Adopter une gestuelle d'ouverture

 

Chacun le sait, il n'est pas évident d'être avenant les mains dans les poches ou les bras croisés. Les gestes ont une importance considérable sur l'image que l'on donne et, plus encore, sur le message que l'on transmet. "Le corps parle pour nous, confirme Sandrine Meyfret. Il faut rechercher une cohérence entre son corps et son intention." Le tout, sans sur-jouer.

Logiquement, il n'existe pas de gestuelle idéale valable en tout temps et en tout lieu. C'est le contenu de votre propos qui détermine les gestes qui s'y rapportent. Cependant, de manière générale, préférez les gestes amples aux gestes étriqués, les gestes ouverts aux gestes fermés et les gestes variés aux gestes répétitifs. Car quelque soit l'idée à transmettre, votre charisme repose sur votre envergure, votre ouverture aux autres ainsi que sur le dynamisme de votre message.

 

Utiliser les silences

 

Savoir bien parler est un atout indéniable. Mais pour faire preuve de charisme, encore faut-il réussir à mettre en valeur le contenu du discours. Cela passe par une diction claire et un propose limpide mais aussi par une bonne utilisation des pauses.

"Ménager des instants de silence présente une double vertu : mettre en valeur le message précédent et préparer le public à celui qui vient, explique Anne-Marie de Couvreur. Il faut organiser son discours pour y insérer des périodes de respiration." Ni trop longues, ni trop courtes, ces périodes de calme vous permettent aussi de reposer vos yeux sur vos notes et de repartir sereinement. Idéalement, prenez le temps de capter à nouveau l'attention de l'auditoire grâce à au regard. Avant de reprendre le cours de votre propos.

 

Etre concis et percutant

 

Cela peut paraître évident, mais pour être charismatique, mieux vaut se faire comprendre. Or, trop souvent les managers négligent cette qualité et produisent des discours trop alambiqués, trop techniques ou trop complexes. Impossible, dans ce cas, d'exercer un véritable pouvoir d'influence sur les autres. "Il faut s'efforcer de dépouiller son message et de se contenter de phrases composées d'un sujet, d'un verbe et de compléments, indique Anne-Marie de Couvreur. Il faut être court et impactant."

A l'oral, il est indispensable de rester raisonnable dans ses ambitions. Inutile d'escompter transmettre mille idées à la minute : aucune ne sera retenue par l'auditoire. "En une heure, si vous réussissez à faire passer trois idées fortes, c'est déjà une victoire", estime la présidente de Mediameeting.

 

Donner envie d'agir

 

Si tout bon orateur doit savoir argumenter, il doit aussi savoir séduire. Son entourage doit non seulement trouver des raisons de le suivre dans ses projets, mais aussi une véritable envie d'agir.

Même si cette aptitude dépasse la seule dimension rationnelle, elle nécessite des efforts trop souvent négligés dans le monde professionnel. "Pour provoquer le désir, il faut s'adresser et se comporter face à son entourage en faisant preuve de reconnaissance, évoquer l'accomplissement personnel et susciter le plaisir dans leur travail, estime Sandrine Meyfret. Toutes ces bonnes raisons d'agir distinguent le charisme de la manipulation." Le leader charismatique fournit des éléments de motivation à ses troupes. Loin de sa tour d'ivoire, il fait vibrer avec sincérité leur corde sensible, ce qui implique une véritable capacité d'empathie à leur égard.

 

Ne pas négliger votre chute

 

Lors d'une prise de parole, on insiste souvent sur l'ouverture. Elle est certes indispensable mais ce n'est pas pour autant qu'il faut négliger la fin de l'intervention. En dépit de tous vos efforts, votre auditoire aura peut-être tendance à relâcher son attention lors de votre développement. Mais il se souviendra certainement de la manière dont vous avez conclu.

"A la fin, on doit réussir à poser tranquillement l'énergie de son discours, estime Anne-Marie de Couvreur. Cela se traduit en général par un sourire mais surtout par une preuve empathie tournée vers l'autre." En clair, n'hésitez pas à remercier votre public et à lui rappeler que c'est bien à lui que vous vous adressez. Restez percutant et vif. Profitez de ces dernières secondes pour leur donner l'envie d'agir.

   

Source: Le Journal Du Net


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