12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:36

Action sur le cerveau: 

- Drogues et neuromédiateurs

Les cellules présentes dans le cerveau, les neurones, sont composées d’un corps cellulaire et de « ramifications »: les dendrites, multiples, et l’axone, unique.

À l’intérieur du cerveau, les informations circulent sous forme d’activité électrique « véhiculée » par les neurones, appelée influx nerveux ; elles cheminent des dendrites au corps cellulaire, où elles sont  traitées, puis du corps cellulaire à l’axone.

Pour passer d’un neurone à un autre, l’influx nerveux se transforme en messages chimiques qui prennent la forme d’une substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur, par exemple la dopamine qui véhicule l’information jusqu’au neurone suivant. Le neuromédiateur secrété par le premier neurone traverse l’espace situé entre les deux neurones et rejoint le deuxième neurone où il se fixe sur des récepteurs spécifiques. Cette connexion entre deux neurones est appelée synapse.

C’est sur ces processus de transmission de l’information par des messages chimiques qu’agissent les drogues ou substances psychoactives.

Il existe différents neuromédiateurs (la dopamine, la sérotonine,  l’acétylcholine…) et à chaque neuromédiateur correspond un récepteur spécifique, capable de le reconnaître et de le  réceptionner. Une drogue dont la structure moléculaire ressemble à celle d’un neuromédiateur produit naturellement par l’organisme peut, du fait de cette ressemblance, agir sur le système de transmission de l’information au niveau de la  synapse.

Les drogues ou substances psychoactives peuvent agir sur le neuromédiateur produit naturellement par l’organisme selon trois modes d’action :

  • certaines substances imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substituent à eux dans les récepteurs : la morphine, par exemple, s’installe dans les récepteurs à endorphine, et la nicotine, dans les récepteurs à acétylcholine ;
  • certaines augmentent la sécrétion d’un neuromédiateur naturel ; la cocaïne, par exemple, augmente la présence de dopamine dans la synapse, et l’ecstasy celle de la sérotonine et de la dopamine ;
  • certaines bloquent un neuromédiateur naturel ; par exemple, l’alcool bloque les récepteurs nommés NMDA.

Dopamine et dépendance

 

Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, médicaments psychoactifs…tous les produits qui peuvent déclencher une dépendance chez l’homme ont en commun une propriété : ils augmentent la quantité de dopamine.

La dopamine et le « circuit de la récompense »


Les drogues qui agissent le plus fortement sur l’humeur sont les psychostimulants et les opiacés. Les psychostimulants, comme leur nom l’indique, augmentent la vigilance et diminuent la sensation de fatigue et de sommeil : c’est le cas des amphétamines et de la cocaïne. Au contraire, les opiacés, comme la morphine ou l’héroïne, ont un effet d’endormissement.

Bien que ces deux groupes de produits aient des effets opposés, les recherches actuelles ont montré qu’ils possèdent en  commun la propriété d’augmenter dans le cerveau la libération d’une molécule fabriquée par les neurones, la dopamine. En fait, ce sont non seulement les psychostimulants et les opiacés mais aussi tous les produits qui déclenchent de la  dépendance chez l’homme, comme le tabac, l’alcool, l’ecstasy ou le cannabis, qui possèdent cette propriété de faire libérer la dopamine.

L’intérêt de cette découverte vient de ce que la dopamine active chez l’homme un circuit appelé le «circuit de la  récompense». Il s’agit d’un ensemble de structures cérébrales qui, comme un baromètre, nous indiquent à chaque instant dans quel état physique et psychique nous nous trouvons. Lorsque la quantité de dopamine augmente dans ces structures, quelle qu’en soit la raison, nous ressentons du plaisir et considérons que tout va bien, même si par ailleurs notre corps souffre ou que nous sommes déprimés. Ainsi les drogues, par leur action biochimique, modifient la conscience que nous avons de notre environnement et de nous-mêmes. La prise répétée de drogues modifie à long terme la façon dont notre cerveau perçoit l’origine de ses satisfactions et perturbe notre recherche du plaisir, entraînant ainsi chez certaines personnes des phénomènes de dépendance.

 

Source: MILDT.fr

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