1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 19:18

" Jusqu’où ira Google ? " Après les télécoms, la voiture sans pilote, la gestion de l’énergie ou la robotique, le géant californien s’attaque à présent aux nanotechnologies pour la santé. Son laboratoire Google X, spécialisé dans les technologies de rupture vient d’annoncer la mise au point de nanoparticules destinées à la détection précoce de maladies. Google pense même pouvoir bloquer le viellissement et ainsi "tuer la mort" avec l'aide de sa filiale Calico, experte en biotechnologie et en génétique ! Voilà des ambitions qui dégagent de forts relents d'eugénisme...

 

 

 

Sur le papier, l’idée ressemble à de la science-fiction : faire circuler dans le sang des particules nanoscopiques (2000 fois plus petites qu’une cellule sanguine), pour mesurer les changements biochimiques annonciateurs d’une tumeur, d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. Ingérées dans un comprimé, ces particules seraient chargées de se fixer sur un type particulier de cellule (tumorale par exemple) et pourraient être détectées et comptées grâce à un objet connecté.

 

« Un stade très précoce »

 

Google ne donne pas plus de détails sur cette technologie. « Nous en sommes encore à un stade très précoce », explique aux « Echos » Andrew Conrad, directeur de Google X Life Sciences et ancien chef scientifique de LabCorp, géant américain des analyses médicales. Seule certitude : le groupe de Mountain View ne compte pas développer cette technologie tout seul. « Nous recherchons des partenaires désireux d’explorer le potentiel de ces nanodiagnostics et d’aboutir à des essais cliniques », poursuit Andrew Conrad, tout en reconnaissant que cela pourrait prendre « une dizaine d’années ».

 

Cette annonce ne constitue pas la première incursion de Google X dans le domaine de la santé ! Connu pour avoir fait naître les Google Glass ou la Google Car, cette entité spécialisée dans les défis technologiques les plus ambitieux – appelés « moon shots » en jargon interne – regroupe environ 150 spécialistes dans les sciences du vivant. Elle est déjà à l’origine du projet de lentille de contact connectée Lens, conçue pour s’attaquer à diverses pathologies oculaires. Bardée de composants électroniques miniaturisés, cette lentille va être développée sous licence par Novartis, à la suite d’un accord rendu public cet été.

 

Réorganisation à la tête du groupe

 

Larry Page va avoir plus de temps à consacrer aux projets de son groupe dans la santé. Le PDG de Google a transféré la responsabilité des principaux produits de l’entreprise (moteur de recherche, Google+, publicité...) à Sundar Pichai. Entré chez Google en 2004, ce natif de Chennai (Inde) conserve également la direction d’Android, Chrome et Google Apps. Quant à Larry Page, il continuera de superviser directement plusieurs activités stratégiques, dont Nest, Google X et Calico, société experte en biotechnologie et en génétique.
 

« Le fameux Diagnostic Proactif »

 

Google X Life Sciences a également lancé une étude scientifique appelée « Baseline Study », visant à déterminer ce qu’un individu « sain » signifie sur le plan moléculaire et cellulaire. Sur le plan éthique, Google se lance dans une réforme mondiale de la pensée visant à faire accepter ses projets ; celle-ci a lieu avec la participation du docteur en génétique cellulaire Mathieu Ricard et de Chade-Meng Tan, ingénieur chez Google et créateur du programme d' intelligence-émotionnelle (dont le slogan est "Connectez-vous à vous-même"). « Dans tous les cas, l’idée est la même : transformer radicalement le diagnostic médical et le faire entrer dans les habitudes de vie, indique Andrew Conrad. Nous voulons passer d’un diagnostic réactif, effectué une fois que la maladie s’est déclenchée, à un diagnostic proactif, qui se ferait tout au long de la vie. » Voilà qui garantira à Google un flux de données personnelles massifs que le géant du net pourra rentabiliser à souhait, selon les demandes des laboratoires pharmaceutiques ou selon le pouvoir d'achat des personnes en convalescence.

 

 

Les 5 inventions "ambitieuses" de google en matière de santé :

 

 

  1. Tuer la mort !

 
Lutter contre le vieillissement et permettre d’améliorer l’espérance de vie font partie des projets titanesques de Google. Pour y parvenir, le géant du net a lancé la société de biotechnologies Calico le 18 septembre 2013. Dirigée par Arthur Levinson, ancien patron de Genentech, elle a déjà bénéficié d’1.5 milliards d’euros de financement. Cellules souches, génétique, action sur les constituants du sang…Calico dispose de nombreuses pistes pour atteindre son but. Il n’y a en fait aucune limite technologique à la modification du corps humain étant donné qu’une cellule est une sorte d’usine sophistiquée. Grâce aux nanotechnologies, il est tout à fait possible d’en modifier les informations. Pour l’instant, aucune information précise sur la nature des recherches ni même une éventuelle date de commercialisation d’une innovation ne sont connues.

 

2. Les analyses génomiques

 
C’est certainement le premier pas vers "la mort de la mort". 23andMe est une filiale minoritaire de Google dont une des fondatrices n’est autre qu’Anne Wojcicki, l’ex-femme de Sergueï Brin. Ce dernier a d’ailleurs découvert qu’il était susceptible de développer la maladie de Parkinson en faisant l’analyse de son profil génétique. Quoique moins ambitieux que Calico, ce projet reste dans la logique transhumaniste des fondateurs de Google. Bien connaître l’implication des gènes est un préalable à l’augmentation de l’espérance de vie. 23andMe possède même depuis septembre 2013 un brevet sur la sélection de donneurs de gamètes, basée sur les calculs génétiques. L’entreprise permet par exemple de choisir la couleur des yeux et des cheveux des bébés. En somme, 23andMe est le reflet de la société profondément eugéniste dans laquelle nous vivons. Sur le long terme, elle devrait améliorer sa technologie et se servir du séquençage, permettant de pousser plus loin le dépistage de maladies génétiques et les modifications de l’ADN.

 

3. Attaquer le cancer par le big data

 
La start-up Flatiron – qui a récemment levé 130 millions de dollars auprès de Google Ventures – a pour objectif de collecter informations oncologiques de patients cancéreux afin de créer une base de données. Sorte de big data de la cancérologie, l’entreprise a été fondée en 2012 par Nat Turner et Zach Weinberg, deux anciens fondateurs d’Invite Media. Les patients donnent préalablement leur accord et tous les renseignements amassés vont permettre d’identifier plus facilement et de mieux soigner les cancers, grâce à un algorithme. La médecine du XXIème siècle est en route.

 

4. Lentilles intelligentes pour diabétiques

 
Il s’agit certainement de l’innovation la plus médiatisée. Google s’est associé au groupe pharmaceutique Novartis en juillet dernier, dans l’optique de développer des lentilles de contact capables de mesurer la glycémie présente en temps réel dans le sang. Le géant américain travaille sur ce projet depuis plusieurs mois déjà et avait fait savoir qu’il cherchait un partenaire pour se lancer dans l’aventure. Il a d’ailleurs présenté un prototype en janvier dernier, nommé "Smart Contact". Le taux de glycémie est donc mesuré par le biais des larmes et des capteurs miniatures sont placé dans la lentille et reliées à un appareil connecté sans fil. Les expérimentations avancent, mais aucune date de commercialisation de ces lentilles "intelligentes" n’est connue à ce jour.

 

5. Les nano-implants intracérébraux

 
Ray Kurzweil est directeur de l’ingénierie chez Google depuis 2012. Également transhumaniste, il est parvenu à convaincre les fondateurs de Google que l’intelligence artificielle peut conduire à l’immortalité. L’idée est d'arriver à faire fusionner nos esprits avec les machines. Lors de son discours à Vancouver en mars dernier, il explique que d’ici 2035 il existera des nanorobots branchés sur nos neurones nous permettant de nous connecter sur internet. Pour 2045 il prédit l’émergence d’une véritable intelligence artificielle, dotée d’une conscience et nettement supérieure à l’intelligence humaine. D’ici là, Ray Kurzweil est également persuadé que l’on pourra transférer notre mémoire et notre conscience dans des microprocesseurs. Il est donc possible d’apporter n’importe quelle amélioration technologique et les propositions du géant américain sont déjà sur la table. Reste à savoir s’il faut se plonger autant dans la technologie. Afin de plancher sur ces questions délicates, Google a créé un comité d'éthique sur l'intelligence artificielle. Mais vu l’avancement des recherches et les prévisions, il y a fort à parier que l’on ne reconnaîtra pas l’humanité à la fin du siècle.

 

 

Une vie sans la mort... Les questions "du sens" qui dérangent :

 

 

Imaginons un instant que, dans un futur proche, les projets de Google se démocratisent pour ces quelques individus ayant les moyens d'acheter un corps "à la carte" et doué d'une santé qui assurerait une longévité d'un bon millénaire (propos tenus par la filiale Calico-Biotechnologie de Google) :

 

  • Quel en serait le sens ? Pourriez-vous imaginer une vie où vos proches meurent bien avant votre fin ?

 

  • Pourriez-vous supporter le poids moral d'une vie multiséculaire, des chocs et expériences que vous devriez endurer ?

 

  • Pourriez-vous vous adapter en permanence à une société en perpétuel changement, où vos valeurs ne correspondent plus à votre environnement social ?

 

  • Comment pourriez-vous imaginer avoir des enfants et leur laisser une "place digne" dans un système social où les anciens ne décèdent plus, où la roue des générations ne remplit plus son office ?

 

  • Que feriez-vous de votre vie si vous savez que la mort ne vous atteind plus ? Aurait-elle encore la même saveur ?

 

  • La mort n'est-elle pas cet agent de transformation qui rend la vie plus intense ? Pour qui allez-vous offrir votre vie, par amour, si celle-ci dure sans fin ?

 

  • La longévité sera t-elle porteuse d'ennui et de dépression chronique, où porteuse d'une immense solitude intérieure pour un grand nombre de citoyens ?

 

  • Pourrons-nous vivre longtemps sans dépendances, ni médicales, ni monétaires ? Serons-nous les esclaves d'une mondialisation sans fin, asservis à des entreprises ou à des machines... où simplement à notre désir de rester en vie ?

 

  • Que deviendrons les grands leaders politiques ou économiques si ceux-ci ne meurent plus ? Auront-ils la sagesse de renoncer à leur puissance et à leur hégémonie ?

 

  • Aurez-vous toujours un but à atteindre au bout de mille ans ? et pourquoi faire ? ... En bref, serons-nous réellement capable de supporter notre humanité éternellement ?

 

  • Au fond... n'est-il pas plus sage de respecter son temps, avoir une existence digne, et finalement enflammer sa vie pour une juste cause, sachant que la mort est souvent libératrice pour chacun de nous ?

Comme le fit le brave Horacius Coclès, en clamant haut et fort son ultime poème face à toute une armée :

" Comment un homme peut-il mieux mourir, qu'en affrontant un destin contraire... pour les cendres de ses aïeux... ou le temple de ses dieux ? "


Et de crier sur le pont Sublicius :  « Père Tibre, je te supplie respectueusement de recevoir ces armes et ce soldat dans un flot bienveillant » Horatius Coclès.

 

 

Les fantomes de l'eugénisme, un rappel de l'histoire :

 

 

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Alors que les opérations de manipulation de la vie, de clonage, de transhumanie, de dépistages prénatals, sont de plus en plus abordées par les scientifiques, les idées eugénistes reviennent, en ce début du XXIème siècle, sur le devant de la scène. L’occasion de faire, pour vous, un rappel de ce phénomène et des questions morales qu’il pose.

 

Qu’est-ce que la vie ? Est-ce l’action insipide d’un cheminement d’années qui se succèdent en un flot de déceptions et de petits bonheurs ou la recherche d’un monde plus juste et plus parfait. C’est ce questionnement qui régit la course de l’intellect humain, et qui le poussa, dans une recherche de perfection, à l’envie destructrice de l’altérité et des différences fondamentales. Recherche d’absolu pour purifier la race et l’ethnie d’une nation, qui le conduit jusqu’aux pires abominations, aux compromis les plus sordides et aux théories les plus déshumanisantes. Le XIXème siècle voit une montée en puissance des phénomènes de réflexion autour de la race et de l’évolution, sur fond de colonisation et d’une période riche en rencontres et en échanges.

 

Dans un salon anglais du milieu du XIXème siècle, une discussion né entre deux savants : Charles Darwin, qui a publié six ans plus tôt son ouvrage « Des origines des espèces », et son cousin, Francis Galton. Avec la théorie de l’évolution, Charles Darwin a introduit la notion de classification des races, auquel Galton va adhérer sans réserve jusqu’à émettre une première hypothèse : « si l’on mariait les hommes de talent à des femmes de talent on pourrait, génération après génération, produire une race humaine supérieure ». C’est le premier échelon de la création de l’idée eugéniste. Darwin lui-même avait conclu que l’évolution était lié à un processus de sélection naturelle fait au cours du temps, et Galton d’aller plus loin en proposant d’aider à cette sélection pour mener à une race plus parfaite. Il veut proposer une « science de l’amélioration des lignées humaines, permettant de conférer aux races et aux souches les plus convenables une plus grande chance de prévaloir rapidement sur celles qui ne le sont pas ». Combinant ces opérations de sélection aux problèmes mathématiques, il va fonder un journal, Biometrika, considéré comme le moteur fondamental de la pensée biométrique et eugéniste. Aux côtés de Galton à la tête de ce journal, Karl Pearson, mathématicien de renom, qui propose de sélectionner les êtres les plus doués et de favoriser leur reproduction, en écartant, de manière statistique et médicale, au fil du temps, les éléments les moins tarés d’une société.

 

Les idées de Darwin, Galton et Pearson, trois scientifiques de renommée mondiale, se répandent et au début du XXème siècle, avec le développement des études scientifiques et des recherches sur les grandes épidémies, le développement de la lutte contre les microbes et les bactéries, ces idées eugénistes et biométriques vont conquérir une partie de la communauté scientifique mondiale. En Europe et aux Etats-Unis, des applications concrètes sont mêmes envisagées et le premier phénomène est le processus de sélection avec éviction des enfants ayant une déficience mentale jusqu’au dépistage des grossesses pouvant aboutir à la naissance d’un de ces enfants.

 

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Francis Galton

 

Du programme Aktion T4 au dépistage prénatal

 

L’Allemagne sous le IIIème Reich va devenir le premier état au monde à appliquer massivement et collectivement les théories eugénismes de Galton et des autres théoriciens ayant conceptualisés le principe d’éviction des éléments tarés, après des premiers essais de lois eugénistes aux Etats-Unis, qui aboutissent la stérilisation de plus de 50 000 personnes entre 1907 et 1949. Après la crise de 1929 et les problèmes liés à la défaite du pays à la fin de la Première Guerre Mondiale, en Allemagne, les incestes, la baisse des conditions d’hygiène, les relations sexuelles non protégées et libérées se multiplient.

 

Un nombre important d’enfants comportant des déficiences mentales ou souffrant de maladies infantiles graves pouvant aboutir sur un handicap se développe. Lorsque le parti national-socialiste arrive au pouvoir en 1933, l’eugénisme apparaît comme une solution aux problèmes sociaux de l’époque, tels que la délinquance et la maladie mentale. La période est propice aux mesures eugénistes, avec le vote en 1930, dans les pays scandinaves, d’une loi sur la stérilisation des criminels et des malades mentaux qui sera scrupuleusement appliquée. Une loi du 14 juillet 1933, donne le droit de stériliser les malades mentaux également en Allemagne. 144 centres de stérilisation seront mis en place sur tout le territoire allemand. A partir de septembre 1939, après la signature par Hitler d’une loi dite de « mort miséricordieuse » commence le plan Aktion T4, l’euthanasie de tous les enfants malades mentaux et atteints de déficiences intellectuelles. Plus de 70 000 malades mentaux seront ainsi exécutés entre 1939 et 1941. L’adhésion massive du corps médical allemand aux idées nazies a contribué au chiffre important de ces euthanasies médicales, qu’ils ont appliqués par choix et avec zèle. Le médecin dans le système nazi a d’ailleurs une place importante et peut participer à l’élaboration des lois touchant à de nombreux domaines. C’est la mise en place d’une certaine biocratie.

 

Mais le développement de la génétique dans les années 1940 est un des freins à l’eugénisme. Chaque individu étant porteur d’un certain nombre de gènes délétères, il devient utopique de vouloir les supprimer par le contrôle de la reproduction humaine. L’élaboration du programme de solution finale de la question juive qui aboutira à la mort de 6 millions d’individus se place aussi dans l’héritage de l’eugénisme et de la sélection des éléments impurs au profit d’une race supérieure, ici, la race aryenne.

 

" La majorité des médecins responsables de ces mesures eugénistes seront condamnés à mort lors du procès des médecins, à Nuremberg. "

 

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Hommes atteints de maladies génétiques dans les camps de la mort, victimes du programme Aktion T4.

 

Et aujourd’hui ?

 

De nos jours, les idées eugénistes, dont la nature abjecte a été mise en évidence par les crimes du IIIème Reich, sont à nouveau en train de se faire une place au sein de la communauté scientifique. En cause, au cours des dernières semaines, le dépistage prénatal des maladies mentales et des déficiences comme la trisomie 21 sur les embryons et les foetus, et l’avortement des mères porteuses de bébés déficients, et donc d’un possible retour aux théories eugénistes. Lors d’un colloque relayé par le journal 20 minutes, une équipe d’experts en bioéthique réunis pour le deuxième forum européen de bioéthique à Strasbourg ont mis en garde contre ce retour possible de l’eugénisme. Ainsi, le Docteur Patrick Leblanc, du Comité pour sauver la médecine prénatale, déclarait : « on n’est plus dans la médecine de soin, mais dans la traque du handicap. L’enfant à venir est présumé coupable, il doit prouver sa normalité »,

 

En ligne de mire de ce comité, la loi de bioéthique de 2013 recourant systématiquement au dépistage, conduisant à presque 100% d’IVG en cas de troubles démontrés. Pour les experts, seuls les fœtus atteints de maladies incurables devraient être touchés par ces mesures d’IVG. De même, les familles recourant aux implantations in vitro sont souvent la cible de mesures visant à éviter la naissance d’enfants atteints de maladies mentales et de déficiences. Le Pr Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, dénonce dans l’enquête de 20 minutes : «Le principe de précaution s’est glissé dans le domaine de l’obstétrique et a conduit à une «sélection» des bébés à naître. Aujourd’hui, vu l’ampleur du dispositif mis en place pour détecter les cas de trisomie 21, un enfant trisomique est considéré comme une erreur médicale, car on ne l’a pas dépisté et on l’a laissé naître ! C’est très grave. On refuse l’eugénisme collectif, organisé, mais dans la pratique il y a un eugénisme individuel. Il y aura forcément une sélection des enfants à naître. L’enfant jetable est à nos portes. C’est très préoccupant pour l’avenir ».

 

Cette déclaration prouve bien l’inquiétude de certains médecins sur les dérives eugénistes en cours. Nous ne sommes pas dans des cas isolés mais dans des pratiques qui ont tendances à se développer. Il est donc alarmant de voir ces situations prendre une place de plus en plus importante, et il convient de rester méfiant vis-à-vis de la résurgence de ce phénomène qui a montré les limites de son humanité à plusieurs reprises dans l’Histoire.

 

Les sources : 

 Dr. Laurent Alexandre pour Atlantico.fr

Antoine Carenjot pour bioethiquereflexions.wordpress.com

Benoit Georges pour www.lesechos.fr

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